12 oct. 2014

Mon aquarelle: Annecy: le Pont Morand


Mon aquarelle: Annecy: le Pont Morand
Avant la peinture, admirons le lac d'Annecy vu du ciel...






Et maintenant voici mon aquarelle du Pont Morand (d'aprés P. Levoin, revue les bases pratiques de l'aquarelle ed. ESI ):


Mon aquarelle le pont Morand corrigé par Raymonde "peintre figuratif" à qui je dis un grand merci.



J'ai aussi retrouvé sur internet deux autres aquarelles du pont Morand:




cultura.com -Le pont Morand à Annecy


Voici aussi d'autres aquarelles: artmajeur.com -Peintures d'Annecy par P. Bruet



Avant de quitter Annecy admirons quelques photos:

le pont des amours

le pont des amours photo ancienne

le palais de l'isle


les vieux quartiers

la rue des arcades ste claire










16 sept. 2014

Ma peinture aquarelle: l'Ile aux moines

Ma peinture aquarelle: l'Ile aux moines




Ma dernière aquarelle représente un paysage de l'Ile aux moines de Parrice Levoin  que j'ai eu grand plaisir à peindre gràce au conseils et aux explications pas à pas de l'artiste parus dans la revue aquarelle facile de fin 2013.                                                                                                      chezmamielucette.eklablog.com -Les peintures de Patrice Levoin  
 ateliermagique.com -galeries/patrice-levoin                                                                                                                                                                                                                    
ourdrinier.free.fr -L'Ile aux Moines





wikipedia.org -Lile aux moines

Toponymie

Elle fut appelée successivement Crialeis (« croix courte »), puis Enez manac'h (« île au moine », graphie du xie siècle : « Enest Manach »), qui donna la contraction du breton actuel en Enizenac'h.
Son nom provient du fait qu'elle fut propriété des moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, bien qu'aucun d'entre eux n'y vint habiter.

Géographie

L'Île-aux-Moines est située dans le golfe du Morbihan. Elle mesure 7 km de long sur 3,5 km de large pour une superficie de 310 ha. Sa forme est celle d'une croix et aucun point de l'île n'est situé à plus de 450 m de la mer.
On peut y accéder notamment depuis le port de Larmor-Baden ou en cinq minutes depuis Port-Blanc, à Baden.
Le conservatoire du littoral a acquis en 1980 la pointe méridionale de l'île, la pointe de Penhap qui est gérée par la commune.
C'est un site protégé à cause de sa végétation de type méditerranéen.

Histoire

L'Île-aux-Moines est habitée depuis l'époque néolithique comme l'attestent les dolmens encore visibles ainsi que d'autres vestiges. Des traces d'occupation à l'époque gallo-romaine ont également été découverts au bourg.
En 854, le roi de Bretagne Erispoë en fit don à l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon (créée par son père, Nominoë). Elle sert alors de grenier pour l'abbaye.
Après les invasions normandes du xe siècle, l'île est rattachée à la paroisse d'Arradon.
En 1543, elle fut élevée au rang de paroisse.
En 1792, elle devient une commune sous le nom francisé d'Isle-aux-Moines1.
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom d'Isle-du-Morbihan1.
Traditionnellement, les jeunes filles avaient le droit de choisir elles-mêmes leur mari car l'économie de l'île reposait largement sur leurs épaules, du fait du grand nombre de marins au long cours fournis par l'île.
Aujourd'hui, on y trouve une association marine. La pointe de Penhap est une des bases de Jeunesse et Marine, une organisation qui permet aux jeunes de pratiquer toutes sortes de voiliers.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Île-aux-Moines (Morbihan).svg
l'Île-aux-Moines porte :
« D'azur à une ancre avec sa gumène d'or, la trabe chargée des mots IZ ENAH en lettres capitales de sable, et à une crosse abbatiale aussi d'or passées en sautoir et posées sur une île de sinople baignant dans une mer moutonnante d'argent issant de la pointe ; au chef d'hermine. »

















5 sept. 2014

Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 1


Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 1

Nous vivons peut-être la fin de l'ère chrétienne, accompagnée d'une crise des valeurs (peut-être va-t-on vers un nouveau christianisme?) et de nombreux dérèglements se produisent dans notre société. On assiste à une résurgence du paganisme et des mythes de l'antiquité grecque. NarcisseProméthée sont de retour et deviennent envahissants.Le mimétisme s'exacerbe que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans les médias, même si l'individualisme est puissant et poussé par un ego qui devient forcené. 
Cela me donne l'idée de rédiger une série d'articles en donnant "ma lecture" du livre de René Girard "Les origines de la culture" dont c'est ici l'article 3-1)
wikipedia.org -René Girard






Les livres de René Girard: 



amazon.fr -Les-origines de la culture (Entretiens-Pierpaolo) (2006)


Mes articles sur "les origines de la culture": 

Dans l'article 2 nous avons vu comment João Cesar de Castro Rocha et Pierpaolo Antonello présentent René girard dans leur introduction au livre "les origines de la culture": "cet essai tente de reconstituer, au cours de dialogues systématiques, ce fil que René Girard a tenu sa vie durant, "une seule et longue argumentationpour reprendre les mots de Charles Darwin.   Les auteurs ont donné à ce dialogue souvent dense et précis, le ton d'une autobiographie intellectuelle comparable selon eux à celle de Charles Darwin. 
Après cette introduction, nous avons commencé la lecture du livre de René Girard par le chapitre "Une théorie sur laquelle travailler: le mécanisme mimétique". Je résume et donne dans ces articles ma lecture des questions posées à René Girard (en caractères gras) et de ses réponses
Dans les articles 3-1 et 3-2 ("Une théorie sur laquelle travailler"), nous avons analysé le mécanisme mimétique en tant que fondement de l'ordre social et de la culture. Nous avons conclu que le monde moderne peut se définir comme une série de crises mimétiques toujours plus intenses, mais qui ne sont plus susceptibles d'être résolues par le mécanisme du bouc émissaire. Nous allons voir pourquoi dans cet article qui va s'intituler "Le scandale du christianisme".partie 1


Exergue: "Un essai en hébreu est même paru à son propos, montrant que la théorie est contenue dans l'Ancien Testament!Charles Darwin  autobiographie.
1) L'anthropologie de la bible.
Vous développez une nouvelle approche de la Bible et en particulier des Evangiles, que vous étudiez d'un point de vue anthropologique. Vous affirmez qu'il y a dans la Bible une vision anthropologique décisive concernant le mécanisme de la victime, vision qui non seulement révèle, mais aussi refuse le mécanisme mimétique. En ce sens, la source de l'anthropologie mimétique serait dans la Bible.
paroleetlumiere.blogspot.fr -L’Esprit Saint, souffle vital de l’Église !
a) L'anthropologie mimétique consiste à reconnaître la nature mimétique du désir, à développer les conséquences de ce savoir, innocenter la victime unique et à comprendre que la Bible et les Evangiles ont fait cela avant nous. Le mythe est contre la victime alors que la Bible est pour elle. Prenons le cas de Job. On assiste à une sorte de procès totalitaire digne de l'inquisition où  les trois "juges" illustrent à la perfection le principe d'unamité contre la victime. Les "amis (?)" de Job essaient de le convaincre qu'il mérite d'être condamné et Job, de temps à autre faiblit au point qu'il est prête à reconnaître qu'il est coupable. Finalement, il se redresse et affirme: "Je sais, moi, que mon défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière" (Job 19,25). Le mot paraclet, qui définit l'Esprit Saint, est lié à ce concept de défenseur (Paraclet (παράκλητος, Parakletos ; en latin "Paraclitus") est un mot d'origine grecque qui signifie « celui qui console », ou « celui qui intercède », l'« avocat »). C'est "l'avocat de la défense" contre l'accusation formulée par Satan, éthimologiquement "l'accusateur" (Satan, en hébreu, signifie "adversaire", "opposant", traduit par épiboulos "comploter contre) dans la septante ou aussi "accusateur", traduit par ho diabolos ("calomniateur", "médisant") dans jb 1,6 sq., Za 3,1)
Dans Job, les trois amis sont les accusateurs, donc la voix de Satan, voix de l'ancienne religion, de l'ancienne exécution. Mais cette voix est contestée par Job. Dans l'ancien ordre sacrificiel, la crise mimétique était résolue par le déclenchement du mécanisme émissaire, qui polarisait toute la violence sur une seule victime. Ceux qui accusent la victime sont les représentants de Satan, l'accusateur, tandis que dans le nouveau testament, le Christ est la voix du défenseur, qui nous avertit: "Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre" (Jn 8,7). On voit là toute la différence entre l'archaïque et le judéo-chrétien dans ces attitudes opposées. 

Nietzsche en parle, mais dans un tout autre esprit. En fait, il a pris le parti des persécuteurs, même s'il croît penser contre la foule. En effet, l'uninamité dionysiaque est la voix de la foule. Le Christ n'a guère en effet qu'une douzaine d'apôtres de son côté et même ceux-là vacillent. Nietzsche ne perçoit pas la nature mimétique de l'unanimité ni le sens de l'éclairage apporté par le christianisme sur les phénomènes de la foule. Comment pourrait-t-il voir que le dionysaque c'est la foule et que le chrétien (révélé par Jésus) c'est l'exception héroïque.

b) Pourquoi le phénomène du meurtre fondateur est-il si difficile à établir?
Le meurtre fondateur est le phénomène (phénomenon signifie "briller", apparaître", "surgir en pleine lumière") qui ne peut apparaître, parce que tout le monde est uni contre la victime s'il a atteint son but, victime qui apparaît, elle, vraiment coupable. Si le meurtre fondateur manque son but, en revanche, si l'unanimité ne se fait pas, il n'y a plus rien à voir. Et donc, pour que le phénomène devienne observable, il faut que les témoins lucides soient très peu nombreux et trop insignifiants pour troubler l'unanimité des persécuteurs. C'est bien le cas de la passion. Les premiers défenseurs de Jésus vont partager son sort et devenir des martyrs, c'est à dire des témoins de la mort du Christ, et en mourant pour la vérité, ils deviennent eux-mêmes des boucs émissaires
wikipedia.org -Martyre de 10000 chrétiens: Dürer
(Martyr vient du grec "martur", "témoin", celui qui est spectateur d'un événement, C'est aussi celui qui prouve la force et l'authenticité de sa foi en suivant jusque dans la mort l'exemple du Christ). Il ne faut pas oublier que Saül, le futur Paul approuvait ce meurtre:  
Ac 8:1-"Saul, lui, approuvait ce meurtre. En ce jour-là, une violente persécution se déchaîna contre l'Église de Jérusalem. Tous, à l'exception des apôtres, se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie". Ce n'est que plus tard, qu'il prend conscience d'être un persécuteur après s'être converti au christianisme. Il entend alors la question essentielle: "Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait: Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu?" (Ac 22,7). C'est en effet la question cruciale qui nous fait découvrir que nous sommes des persécuteurs sans le savoir car toute participation à un phénomène de bouc émissaire est la même faute que la persécution du christ et tous les hommes commettent cette faute. 
c) Le mécanisme mimétique aurait t-il donc à voir avec le péché originel?
Oui. On peut considérer que le péché originel serait le mauvais usage du mimétisme et le mécanisme mimétique est la conséquense de cet usage au niveau collectif par la désignation du bouc émissaire. En général, les gens ne perçoivent pas le mécanisme mimétique alors qu'ils participent à toutes sortes de rivalités qui sont à l'origine de ce mécanisme.  Il produit une forme de transcendance qui joue un rôle essentiel dans la stabilité des sociétés archaïques. En fait, il est indispensable à la survie et au développement de l'humanité. On retrouve ici l'idée de "transcendance  sociale" de Durkheim, qui d'un point de vue judaïque et chrétien est pure idolâtrie, mais pourtant, c'est ce "sacré illusoire" qui préserve les communautés humaines archaïques de ce qui pourrait les détruire. On le retrouve dans Epître aux Ephésiens 6, 12-13: "Car ce n'est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes...". Même si ces puissances dont parle Paul sont condamnées, il ne faut pas essayer de les détruire par la force, il faut même leur obéir. Le sacré archaïque est "satanique" quand il n'y a rien pour le canaliser et le contenir et les institutions sont là pour faire ce travail tant que le Royaume de Dieu ne triomphe pas.
liens: cairn.info -L'idée de vérité chez René Girard

2) Mythe et monothéisme.


mythe.canalblog.com -le mythe d'oedipe

a) Le fait que le judaïsme et le christianisme soient des religions monothéistes est-il fondamental dans la réécriture qu'ils opèrent du mythe et du sacré antique?
wikipedia.org -Révélation
Oui, car le Dieu du monothéisme est complètement "dévictimisé". Dans le monde archaïque,  chaque fois que le mécanisme du bouc émissaire fonctionne, un nouveau dieu surgit. C'est pourquoi le polythéisme possède beaucoup de fondations victimaires qui révèlent des divinités fausses, inexistantes, mais protectrices en raison de l'ordre sacrificiel qu'elles font respecter. 
Remarque concernant le passage du polythéisme au monothéisme: au tout début de la Genèse (Gn 1,1), le mot utilisé pour désigner Dieu est Elohim, qui est la forme plurielle de la racine eloh, qui fait normalement référence au divin. Elle vient elle-même d'une racine plus ancienne, el, qui signifie Dieu, la déité, la puissance, la force... L'utilisation du pluriel dans la nom de Dieu et l'ambiguïté de son étymologie (le terme eloh {alef-lamed-heh}est la racine du verbe "jurer" ou "faire serment" aussi bien que du verbe "déifier" ou "vénérer") semblent être une preuve de la nature sacrificielle de la déité originelle, qui présente le caractère d'être à la fois maudite et déifiée, comme c'est toujours le cas des victimes du mécanisme de bouc émissaire, qui sont à la fois le mal suprême, puisqu'elles sont responsables de la crise, et le bien suprême, puisqu'elles restaurent la paix. L'origine de la culture est sacrificielle et la Bible comporte cet élément à son début. Et si le texte biblique commence par une référence explicite à la religion archaïque du polythéisme, il passe en meme temps à la nouvelle religion monothéiste de Yahvé. D'ailleurs le mot Yahvé, sans doute d'origine mosaïque, apparaît dans Gn 2,4, et se retrouve dans toute la version hébraïque de l'ancien testament. Cependant, le mot disparaît dens le nouveau testament. La venue du Christ apporte un énorme changement dans la relation de Dieu avec son peuple. A partir de là, Dieu est vu uniquement comme le Père de tous les vrais croyants, juifs aussi bien que gentils sans qu'aucune distinction soit faite entre eux, comme l'explique Paul (Rm 10,12).
Depuis le commencement, le judaïsme est le refus absolu de la machine à fabriquer les dieux. Dieu n'est plus jamais victime, et les victimes ne sont plus divinisées: c'est la RévélationHistoriquement, la Révélation a lieu en deux phases. Dans la première, il y a un passage du mythe à la bible, passage où Dieu est dévictimisé et les victimes dédivinisées. Dans la deuxième phase, vient ensuite la Révélation évangélique où Dieu participe à l'expérience de la victime, mais délibérément cette fois, pour libérer l'homme de sa violence. On voit apparaître la victime pour la première fois dans l'ancien testament. Elle est seule innocente au sein d'une société devenue, elle, coupable. C'est ainsi que Joseph est un bouc émissaire réhabilité, entouré d'une aura d'humanité où le récit biblique possède un réalisme qui est absent dans les mythes. Dans cette Egypte historique, Joseph apparaît comme le bouc émissaire de ses frères qui sont jaloux de lui (Gen 37,11). Puis il est condamné par les Egyptiens dans l'affaire Putiphar, mais ici encore, le texte nous dit qu'il n'est pas coupable puisque c'est la femme de Putiphar qui voulait faire de lui son amant (Gen 39,7): A voir: deborahfontana69.centerblog.net -la femme de Potiphar et bldt.net -Joseph et la femme de Putiphar  
Il est à noter que le texte hébraïque réhabilite sans cesse Joseph et les situations se résolvent de façon contraire à celle du mythe d'oedipe (Voir II: D’Œdipe à Joseph : figure du coupable, figure de la victime: "[...] en confrontant le mythe d’Œdipe à l’histoire du héros biblique, il ressort que les deux histoires se ressemblent, mais qu’elles livrent des leçons opposées).  De même, le mythe d'oedipe n'est pas le seul à être contredit par l'histoire de Joseph car c'est la structure même du mythe qui est contraire au message biblique. Dans le mythe, à la question: "le bouc émissaire est t-il coupable?"  la réponse est toujours "oui". Jocaste et Laïos ont raison de chasser Oedipe, puisqu'il va commettre le parricide et l'inceste. Le héros est accusé à tort, mais le récit mythique confirme toujours sa culpabilité. Dans le cas de Joseph et du récit hébraïque, tout fonctionne en sens inverse. La question est la même, mais la réponse révèle un monde entièrement différent. Il y a une opposition fondamentale entre les textes bibliques et les mythes. Le mythe accuse et dit qu’on a raison d’expulser le responsable, Œdipe ; la Bible dit non, Joseph n’est pas responsable et en plus il permet de résoudre la crise en anticipant la famine. Le mythe est donc complice de la violence collective, la Bible non (voir partie II D’Œdipe à Joseph).

liens: carnetsdusiecle.hautetfort.com -René Girard : Révélation évangélique
fangpo1.com -Yahvé Dieu terroriste
leconflit.com -Le violence et le sacré de rené girard (oedipe revisité)
rene.pommier.free.fr -Œdipe enfin disculpé grâce à René Girard
crdp.ac-paris.fr -Joseph ou le renoncement à la convoitise

wikipedia.org -Benjamin_(Bible)
b) Peut-on dire que la Bible réécrit toute l'histoire des mythes et qu'elle inclut par là-même un élément d'intertextualité par rapport
On n'a pas à passer par l'intertextualité pour tous les récits bibliques, mais ici l'histoire de Joseph est exemplaire est exemplaire en ce sens qu'elle est effectivement la réécriture d'un mythe, qui va contre l'esprit mythique parce qu'elle repésente l'esprit mythique comme une source de mensonge et d'injustice. Ce problème apparaît parfois de façon latente dans la conscience de certains poètes tragiques tels Sophocle lorsqu'il suggère que de nombreux assassins ont tué Laïos (passage que les critiques s'abstiennent en général de commenter): Oedipe pose dans ce passage d'oedipe Roi une question précise: comment un et plusieurs peuvent t-ils être la même chose? ("[...]ce sont des brigands, à ce que tu déclarais, qui selon lui [un témoin], ont assassiné Laïos. Eh bien, s'il maintient ce pluriel, ce n'est pas moi l'assassin: un et plusieurs, cela ne saurait revenir au même. Mais s'il ne parle que d'un seul homme, d'un voyageur solitaire, la chose est claire, dès lors, et c'est sur moi que cela retombe. " Sans le comprendre sans doute, Sophocle définit pourtant là le principe du bouc émissaire. Il semble en avoir conscience et deviner la vérité, mais il ne l'exprime pas aussi clairement que les rédacteurs de la Bible. Comme il écrit à une époque où l'immersion dans le cadre mythique, qui veut que le mythe soit raconté toujours de la même façon, est quasi totale, peut-être eût-il été lynché s'il avait supprimé la mise à mort?
Au contraire, l'histoire biblique change la fin et le dernier épisode prouve que l'histoire de joseph porte bien sur le rôle du bouc émissaire. Joseph accueille ses frères qui viennent de Palestine et demandent du grain, il leur en donne. Ils ne reconnaissent pas Joseph habillé en grand seigneur égyptien, mais Joseph, au contraire, les reconnaît. Il leur donne du blé et dit "Prenez le grain dont vos familles on besoin et rentrez chez vous, mais la prochaine fois, ramenez-moi votre plus jeune frère et je saurai que vous n'êtes pas des espions mais que vous êtes sincères." (Gn 42,33-34). En effet, ils n'avaient pas amené Benjamin, le plus jeune des fils de Jacob, qui est leur demi-frère et le fère de Joseph (ce sont les deux derniers fils). Ils partent mais reviennent lorsque la faim les tenaille à nouveau, mais cette fois-ci avec Benjamin. Avant leur retour, Joseph demande à un de ses serviteurs de cacher une coupe précieuse dans le sac de Benjamin. A la frontière, on les fouille, on trouve la coupe et on les arrête. Joseph dit: "l'homme aux mains duquel la coupe a été trouvée sera mon esclave, mais vous, retournez en paix chez votre père." (Gn 44,17). Il leur offre en fait, de se tirer d'affaire au dépens de leur plus jeune frère, tout comme ils s'étaient débarassés de lui-même, Joseph. Benjamin joue donc ainsi le rôle de bouc émissaire. Les frères acceptent tous, sauf Juda qui dit: "Maintenant, que ton serviteur reste comme esclave de Monseigneur à la place de l'enfant et que celui-ci remonte avec ses frères. Comment en effet pourrais-je remonter chez mon père sans que l'enfant soit avec moi? [...] (Gn 44,33-34). Emu par ce dévouement, Joseph pardonne alors à tous et leur propose de s'installer en Egypte, avec leur père.
On voit là le renversement des boucs émissaires opéré par le texte biblique par rapport aux textes mythiques où le thème du pardon accordé à ceux qui ont désigné le bouc émissaire apparaît à la fin. Cette fin effectue une relecture des textes mythiques, qui innocente la victime au lieu de la condamner (la coupe est placée dans les bagages de Benjamin, qui est en fait la figure de Joseph). Dans le mythe, au plus fort de la crise mimétique, quand une victime est choisie comme bouc émissaire, on utilise une fausse preuve afin de démontrer qu'elle est réellement coupable. L'histoire de Joseph montre bien avec sa conclusion que la lecture de cette histoire dans la perspective du bouc émissaire est la bonne. Cette éternelle histoire de la violence collective, au lieu d'être racontée de façon non critique, mensongère, comme dans la mythologie, est racontée dans sa version véridique, comme cela sera encore une fois le cas dans la Passion du Christ. C'est pourquoi le christianisme traditionnel voit en Joseph une figura Christi.René Girard affirme "c'est anthropologiquement, scientifiquement vrai."

c) D'ailleurs le Judas de cette histoire est l'ancêtre biblique du Christ.

wikipedia.org -Sermon_sur_la_montagne
Oui c'est vrai. Judas annonce le Christ parce qu'il consent à être pris comme bouc émissaire à la place de son frère fin de le sauver. Auparavant, la Bible avait montré l'adoucissement du sacrifice sanglant, dans le sacrifice annulé d'Isaac, avant d'en proclamer la fin, avec le Christ. "Voici le feu et le bois, mais où est l'agneau pour l'holocauste?" avait demandé Isaac à son père. la réponse d'Abraham est extraordinaire: "Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste." Gen 22,7-8. C'est une allusion prophétique au Christ en ce sens qu'il se sacrifiera lui-même pour en finir à jamais avec toute violence sacrificielle. C'est en même temps le renoncement au sacrifice de l'enfant, partout sous-jacent dans les débuts bibliques, et son remplacement par le sacrifice animal. Plus tard cependant, dans la littérature prophétique, les sacrifices animaux ont perdu leur efficacité: "Tu ne voulais ni sacrifice ni oblation, tu m'as ouvert l'oreille, tu n'exigeais ni holocauste ni victime, alors j'ai dit: Voici, je viens." (Ps 40 (39),7. Donc, la Bible apporte non seulement le remplacement de l'objet qui doit être sacrifié, mais la fin de l'ordre sacrificiel lui-même, grâce à la victime consentante, le Christ.  Mais pour se libérer du sacrifice, il faut renoncer aux représailles mimétiques, "tendre l'autre joue." En effet, la rôle du mimétisme est tel dans la violence humaine que les recommandations de Jésus dans le Sermon sur la montagne n'ont rien de masochiste et ne sont pas excessives. Elles sont réalistes, compte-tenu de notre tendance presque irrésistible aux représailles. Dans la Bible, l'histoire du peuple élu apparaît comme une tendance à la rechute constante dans le mimétisme violent et ses conséquences sacrificielles comme dans l'épisode où le peuple de Moïse est prêt à le tuer, lui et Aaron, à l'unanimité: "Toute l'assemblée parlait de les lapider, lorsque la gloire de l'Eternel apparut sur la tente d'assignation, devant tous les enfants d'Israël." (Nb 14,2-10).

d) C'est à ce moment que la révélation et le monothéisme se seraient opposés au phénomène du bouc émissaire et au polythéisme?                                                                    On ne peut parler d'opposition car une opposition serait mimétique, mais il s'est produit quelque chose de plus puissant à la longue: le phénomène d'acceptation qui est aussi la révélation. La thèse de Freud, selon laquelle, en fin de compte, Moïse a été assassiné, est certainement profonde et authentiquement biblique (L'homme Moïse et la religion monothéiste). Freud s'est appuyé sur une légende juive racontant que Moïse a été tué. Se doutait t-il que des rumeurs analogues existent au sujet de Romulus, Zoroastre et de la plupart des fondateurs des religions. Zoroastre aurait été tué par les défenseurs du sacrifice qui auraient voulu le punir pour son opposition à cette institution.  Freud n'a jamais fait le lien entre toutes ces histoires qui se ressemblent et c'est peut-être pour cela qu'il n'a jamais découvert le mécanisme du bouc émissaire ou, comme Darwin, il manifeste la laïcisation de 19ème siècle scientiste qui refuse dèjà le message biblique.. 
                                  
liens: wikipedia.org -Zoroastrisme
classiques.uqac.ca -Moïse et le monothéisme par sigmund freud (1939)
amazon.fr -L'homme Moïse et la religion monothéiste
jeanzin.fr -Moïse et le monothéisme
therapiesenligne.be -Sigmund FREUD (1912) TOTEM et TABOU

e) Si dans le récit biblique, la culture est déterminée par un péché originel, les Evangiles apportent t-elles une réinterprétation radicale de cette origine, interprétation qui suggère une alternative?  Peut-on dire que le nouveau testament est une relecture non seulement des mythes, mais aussi de l'ancien testament?
Il ne faut pas parler de réinterprétation, mais de révélation. Elle consiste à reproduire le mécanisme victimaire, mais en en montrant la vérité: la victime est innocente et tout repose sur le mimétisme. Dans les évangiles, où le point central est la Passion et la crucifixion, Jésus est innocent. L'imitation de la foule, le mimétisme collectif, la contagion violente, c'est là la vraie cause du reniement de Pierre, de la conduite de Pilate ou celle du mauvais larron. Tout repose sur une unanimité mimétique et fallacieuse. Cette vérité discrédite non seulement ceux qui ont crucifié Jésus, mais tous les faiseurs de mythes de l'histoire humaine. Par ailleurs, on peut constater une forte continuité entre l'ancien et le nouveau Testament. L'ancien Testament contient un certain nombre de drames qui racontent le meurtre de la victime unique. Le premier grand exemple est l'histoire de Joseph que nous avons examinée dans le chapitre 2 b). Si elle était mythique, elle prendrait le parti des frères contre Joseph. Elle fait l'inverse. Il en est de même de l'histoire de Job dans les chants du serviteur souffrant.

wikipedia.org -le sacrifice d'Isaac
f) Dans le christianisme, la victime qui sauve la communauté est le Christ. 
Si Jésus sauve les hommes, c'est parce que sa révélation du mécanisme du bouc émissaire en privant de protection sacrificielle oblige les hommes à s'abstenir de plus en plus de violence pour survivre. Pour atteindre le Royaume de Dieu, l'homme doit renoncer à la violence. Mais, toutes les communautés humaines ont rejeté et rejettent l'offre du Christ, rejet qui avait déjà commencé avec sa propre communauté lors de la crucifixion. Et ce rejet se poursuit maintenant partout et semble-t-il de plus en plus. Le Prologue de l'évangile de Jean dit pourtant: "Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu. Il es venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli et [...] la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas reçue" (Jn 1,10-11  et 5). Mais, nous pouvons pourtant individuellement faire de notre mieux pour imiter Jésus: "Mais à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu." (Jn1,12). C'est l'idée du salut personnel, qu'on atteint à travers l'esprit du Christ et du Père, révélée avec la Croix qui a permis de rétablir une communication entre l'homme et Dieu, relation qui avait été interrompue par le péché originel.
Dans l'Ancien Testament, on trouve encore beaucoup de violence. Dans les Juges, et autres livres historiques, la violence mythique de la communauté contre les victimes émissaires est encore valorisée. Dans les Psaumes, il y a aussi la haine exprimée par la victime, haine suscitée par le désespoir de celui que ses voisins ont choisi, sans raison objective, pour jouer le rôle de bouc émissaire. Dans de nombreux systèmes religieux, le passage du sacrifice humain au sacrifice animal reste subreptice, alors que dans la Bible, il est souligné et glorifié, traduisant un adoucissement historique du sacrifice. De telles étapes sont soulignées dans des scènes extraordinaires, comme le sacrifice d'Issac, remplacé in extremis par un bélier, ce qui marque la fin des sacrifices humains et en particulier celui du fils aîné.
lienshal.archives-ouvertes.fr -thèse sur la violence (mythique)

g) Ne pensez-vous pas que vos lecteurs peuvent être déconcertés par votre lecture de l'histoire, qui rappelle sur certains points la tradition médiévale de l'interprétation figurale?
Oui, mais la théorie mimétique redresse ce figural en montrant qu'il porte sur l'essentiel, c'est à dire la violence, non pas la violence divine, mais la violence humaine. Si nous revenons à Sophocle, Oedipe-Roi, même s'il était interprété comme "la passion d'oedipe", comme une figura dont le Christ serait le consumatio (en quelque sorte l'accomplissement), était déjà perçu comme une victime, un innocent qu'on faisait souffrir, une préfiguration des souffrances de Jésus. C'est là une lecture la plus profonde, qu'on ne pouvait certes pas formuler dans le langage théorique que nous utilisons actuellement, mais c'était la bonne intuition car elle pressentait l'innocence de la victime et que Freud n'a pas vue, car il a pris à tort, le parricide et l'inceste comme des vérités. C'est là que s'est engendré un renouveau moderne du mythe parce que Freud croyait, ce qui était faux, qu'oedipe était coupable psychologiquement, même s'il ne l'était pas réellement. Il nous a en fait fait régresser vers une compréhension mythique des structures socio-psychologiques. 
L'interprétation figurale a certainement des répercussions importantes dans le domaine religieux. Cette question de la représentation est importante: le mythe décrit le mécanisme tel qu'il apparaît à ceux qui réussissent à le faire fonctionner parce qu'ils ne perçoivent pas la nature de son fonctionnement et qu'ils sont les dupes inconscientes du processus. La Bible, qui considère le même mécanisme avec du recul, représente pleinement le mécanisme mimétique et peut donc en révéler la nature, du fait qu'elle voit l'essentiel, l'innocence de la victime émissaire.        
liens: pdf.aminer.org -DE L'AMBIGUÏTÉ FIGURALE

h) dans le premier chapitre de Mimesis, Auerbach propose une merveilleuse analyse de la différence entre les mentalités des cultures grecques et hébraïques en comparant l'Odysée d'Homère avec l'histoire d'Issac dans la bible. 
encore une fois, chez homère, les héros restent dans le cadre mythique où le destin est fixé d'avance, et dans ce cadre, la victime est coupable avant même d'être divine, ce que  Auerbach, pas plus que les autres ne peut voir. Cependant dans Mimesis montre que notre mentalité moderne doit beaucoup plus aux récits biblique qu'à Homère. En effet; il y a dans la Bible une conscience de la dimension temporelle qui n'est pas présente chez Homère où la complexité psychologique des personnages est limitée, passant par alternance d'émotions et d'appétits alors que la Bible expose les divers plans de conscience et le conflit qui apparaît entre eux. 

i) Dans "Figura", Auerbach affirme que Paul a été le premier à appliquer l'interprétation figurale aux textes bibliques. Pourtant vous semblez dire  que la structure même de l'Ancien Testament est figurale.
Elle est plutôt prophétique, les prophètes se réfèrent déjà à des textes bibliques antérieurs pour discréditer la désignation violent et arbitraire du bouc émissaire. C'est le cas en particulier de Isaï 2,40-55, "le livre de la consolation d'Israël". Ce livre commence par la description d'une crise; où toutes les montagnes sont abaissées et toutes les vallées comblées
 Isaï 40, 3-4: « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur, dans la steppe, aplanissez une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit comblée, toutes montages et collines abaissées, que les lieux accidentés se changent en plaine, et les escarpements en large vallée.»
Pour les exégètes, il s'agit de la construction d'une route pour Cyrus, le roi de Perse qui a libéré les juifs de l'exil. Ne s'agit-il pas en réalité d'une figura de la crise sacrificielle, du processus d'indifférenciation violente? En effet, il n'y plus de différence entre les montagnes et les vallées. De plus, ce passage est cité par Jean-Baptiste au début de chacun des quatre évangiles, ce qui signifie que Jésus surgit au paroxysme d'une crise, qui appelle la désignation d'un  nouveau bouc émissaire, qui sera précisément Jésusvoir Mt 3,3 ("Jean est celui qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète, lorsqu'il dit : C'est ici la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers") puis Marc 1,1-3, Lc 3,4, Jn 1,23. Ce sera Dieu l'occasion de se révéler.
La notion de prophétie suppose le retour permanent aux crises antérieures qui permettent de prévoir leur résolution victimaire. Par exemple, dans les Evangiles, on trouve la phrase significative des Psaumes: Ps 109,3"Ils me haïssaient sans raison" ou ps 35,19: "que ne puissent rire de moi ceux qui m'en veulent à tort, ni se faire des clins d'oeil ceux qui me haïssent sans cause." C'est là la plainte de la victime d'un temps ancien, qui comprend qu'elle est choisie au hasard qu'elle est bouc émissaire. Ceci s'applique au Christ, qui est haï sans cause, quand tout le monde se met à imiter la foule de ses ennemis: et Pilate imite la foule par peur, ainsi que Pierre. Le livre de Job constitue lui aussi comme un immense Psaume, dans lequel la victime s'adresse à ceux qui s'apprêtent à le tuer, affirmant qu'il n'est pas coupable et que la foule va tuer un innocent ("Ils me haïssent sans raison.").
Il faut reconnaître que dans les mythes, il y a toujours une bonne raison semble t-il, que ce soit dans le style parricide ou inceste, pour haïr la victime, mais en réalité, cette raison est illusoire, inexistante. Tout est dans la contagion mimétique, au paroxysme d'une crise toujours déjà mimétique. 
Liens: communio.fr -Jésus bouc émissaire

j) C'est pourquoi la victime est au coeur du texte biblique: Dieu lui-même sera la victime censée mettre fin à l'usage des victimes. Votre lecture (celle de René girard) montre que le texte se déconstruit dans cette réinterprétation des récits mythiques, mais il n'en conserve pas moins son centre, la victime. 

menestreletgladiateur.blogspot.fr -Michaël Jackson ou l’idole d’un religieux archaïque planétaire
En effet, la religion archaïque et le christianisme possèdent une structure similaire. Dans les religions, même les plus archaïques, l'homme a toujours vénéré ses propres victimes innocentes, mais sans s'en rendre compte. On peut dire que l'unité des religions se trouve dans le fait qu'elle se focalise sur la vénération de la victime. Certes, le Dieu du christianisme n'est pas le Dieu violent de la religion archaïque, mais le Dieu non violent qui accepte de devenir une victime pour nous libérer de nos violences.
La découverte de l'innocence de la victime dérange puisque c'est en même temps la découverte de notre culpabilité. L'enseignement du message christique à travers la diffusion des Evangiles est aussi important que la révélation même. Cela permet de transformer le monde, non pas de façon brutale, mais graduellement, par assimilation progressive du message, qui s'arrange souvent pour se retourner contre le christianisme dès la philosophie des Lumières et surtout dans l'athéisme contemporain, qui est d'abord une protestation contre le religieux sacrificiel.
liens: menestreletgladiateur.blogspot.fr -Michaël Jackson ou l’idole d’un religieux archaïque planétaire
lemonde.fr -La religion contre le sacrifice, par Michel Serres

Ici s'achève la partie 1 de cet article, "Le scandale du christianisme". Dans la partie 2, nous examinerons la Révélation et les religions orientales puis l'espace non sacrificiel et l'Histoire de la conscience sacrificielle. et nous terminerons l'article sur "celui par qui le scandale arrive".

En complément à cet article, on peut noter qu'entre critique littéraire, théologie et anthropologie, René Girard révèle les liens unissant la violence et le religieux, et construit une « science des rapports humains ».  A cet égard, citons l'article de philosophie magasine qui illustre assez bien l'actualité: « L’accroissement de la puissance de l’homme sur le réel m’effraie »