31 janv. 2011

Une brève histoire de l'avenir 5) Troisième vague de l'avenir: l'hyperdémocratie



Ma lecture du livre de J. Atali: "une brève histoire de l'avenir".


Historique:

  1) Une brève histoire de l'avenir: des origines au capitalisme.
  2) une brève histoire de l'avenir:  La fin de l’Empire Américain.
  3) une brève histoire de l'avenir: Première vague de l’avenir: l’hyper-Empire.
  4) une brève histoire de l’avenir: l’hyper-conflit.

Suite:
  
  5) une troisième vague de l’avenir: l’hyper-démocratie.
  6) Et la France? 

« Aujourd’hui se décide ce que sera le monde en 2050 et se prépare ce qu’il sera en 2100. Selon la façon dont nous agirons, nos enfants et petits enfants habiteront un monde vivable ou traverseront un enfer en nous haïssant. Pour leur laisser une planète fréquentable, il nous faut prendre la peine de penser l’avenir, de comprendre d’où il vient et comment agir sur lui. C’est possible: l’histoire obéit à des lois qui permettent de la prévoir et de l’orienter. »



5) une troisième vague de l’avenir: l’hyper-démocratie.



intelligence universelle


Après la fin de l'Empire américain, l'avenir se dessine sous les trais de la première vague de l'avenir, l'hyperempire suivi de l'hyperconflit et tous ses ravages. La troisième vague de l'avenir serait l'hyperdémocratie décrite dans la suite de cet article.
  
La conclusion de toute cette Histoire est celle-ci: 
"Mais, peut être l'horreur de l'avenir prédit contribuera-t-il à le rendre impossible? Si tel est le cas, se dessinera, au-delà de d'immenses désordres la promesse d'une terre hospitalière pour tous les voyageurs de la vie. D'ici là, la beauté aura su héberger et protéger les ultimes étincelles de d'humanité. On aura écrit et façonné des chefs d'oeuvre, on aura découvert des concepts, on aura composé des chansons? Surtout on aura aimé. Et on aimera encore".

 Ma devise et la devise de mon blog: l'essentiel, c'est l'Amour
Amour divin







a) Préambule.


utopia
Karl  marx a écrit à propos de son livre "le programme de Gotha, en 1875: "Dixi et salvavi animam meam"  ("je ne dis ça que pour sauver mon âme"), comme s'il pensait que le programme qu'il proposait n'avait aucune chance d'être appliqué et que personne n'aurait ni les moyens ni le courage da maîtriser le capitalisme et ses conséquences. Aujourd'hui les démocraties de marché ont parcouru une grande du chemin prévu par l'auteur du Capital, le socialisme s'est fourvoyé dans les impasses aussi prévues, la survie durable d'une humanité libre, heureuse, équitable, soucieuse digne de respect et de dignité paraît impossible. Quand en 1516, Thomas Moore rêvait de faire élire les dirigeants d'Utopia , sa cité imaginaire, pensait-il que quatre siècles plus tard, les ministres de son pays seraient élus par le peule tout entier? de même, quand en 1914, J. Jaurès imaginait une une Europe libre, démocratique , pacifique et rassemblée, rien ne permettait d'espérer qu'il en serait ainsi moins de 80 ans plus tard. Il faut oser faire le même acte de foi aujourd'hui et montrer que l'humanité n'est pas condamnée à se détruire, ni par la science, ni par la guerre, ni surtout par la bêtise et la méchanceté.
Jupiter
Tout annonce une transformation de l'homme en objet, une amplification des injustices, de la précarité, de la violence et que nous entrons dans une période sombre d'avant-guerre. Il semble impossible d'admettre que notre monde pourra devenir une démocratie planétaire, tolérante et pacifique. 
Pourtant, une telle dynamique est en marche. Jupiter après Quirinus et Mars.
Pour sauver l'humanité des se démons, cette troisième vague de l'avenir devra déferler avant que les deux premières n'aient mis fin à l'espèce humaine. Il faut regarder bien au-delà de l'actuelle suprématie de l'Empire américain, de l'émergence de l'Ordre polycentrique, de l'Yperempire et des innombrables qui s'ensuivront.  Elle s'inscrit dans cette histoire de l'avenir et souterrainement, bien des forces sont en train d'en établir les fondations.  


b Le choc démocratique.


Maintes forces positives poussent à l'instauration d'un monde vivable pour tous: les vertigineuses découvertes des sciences, les formidables progrès techniques, feront prendre conscience que le monde est un village, que l'abondance est possible, qu'il est possible de vivre bien plus longtemps et mieux. On pourrait en déduire que le climat peut être stabilisé, que l'eau et l'énergie peuvent abonder, que l'obésité et la misère peuvent disparaître, que la non-violence est possible, que la prospérité pour tous est réaliste, que la démocratie peut devenir universelle, que les entreprises peuvent servir le bien commun. 
Mais la prise de conscience de ces potentialités ne suffirait pas en empêcher l'avênement de l'hyperempire ni à éviter l'hyperconflit. En revanche, les catastrophes annoncées et et les désastres viendront réveiller les dormeurs les plus profondément assoupis: le bouleversement du climat, l'écart croissant entre les plus riches et le pauvres, l'augmentation de l'obésité, l'emprise de la violence, les actes terroristes de plus en plus violents, l'impossible bunkerisation des riches, la médiocrité du spectacle, la dictature des assurances, le manque d'eau et de pétrole, la délinquance urbaine, les crises financières de plus en plus rapprochées, les vagues d'immigration d'abord main tendue, puis le poing levé, les technologies de plus en plus meurtrières, les guerres de plus en plus folles, la misère morale des plus riches, le vertige de l'autosurveillance et du clonage
Comme toujours, on parlera de tirer les leçons du passé, de pardonner sans oublier, de reconstruire le monde autrement, et d'en finir à jamais avec la violence. Des gens réfléchiront aux conditions d'une survie durable de l'humanité, des projets politiques surgiront de tous côtés. Ces projets utopistes seront peut-être récupérés par des dictateurs rêvant de fonder un empire, apaisé et planétaire ou une idéologie totalitaire ; englobante, rassurante, messianique, religieuse ou laïque, avec son prophète, son  livre, ses prêtres, ses policiers, ses bûchers. Puis une nouvelle organisation harmonieuse du monde verra le jour qu'Attali nomme l'hyperdémocratie.

c) L'avant-garde de l'hyperdémocratie: transhumains et entreprises relationnelles.


globalisation artificialisation de l'humain
L'avant-garde compte souvent plus que les généraux pour faire bifurquer l'Histoire; soucieuse de sa liberté et de la défense de ses valeurs, elle fait avancer la cause des hommes, souvent pour son malheur. Dans l'Ordre marchand, cette avant-garde fut composée jusqu'ici, de "coeur" en "coeur" par la "classe créative": entrepreneurs, inventeurs, artistes, financiers, dirigeants politiques. Certains parmi eux, comprendront que leur bonheur dépend de celui des autres, que l'espèce humaine ne survivra que rassemblée et pacifique. Il cesseront d'appartenir à la classe marchande et refuseront de se mettre au service des pirates. Ils deviendront ce que J. Attali nomme des transhumains
Ils seront altruistes, soucieux d'aider, de faire plaisir, de comprendre, n'accepteront ni l'égoïsme des hypernomades, ni le désir de détruire des pirates et admettront qu'ils n'ont que l'usufruit du monde et pas la propriété. Du sédentaire ils auront la vigilance, l'hospitalité, le sens du long terme; du nomade ils auront l'entêtement, la mémoire, l'intuition. A la fois citoyens du monde et membres de communautés, leur nationalité sera celle de leur langue et non celle du pays où ils habitent. La rébellion contre l'inéluctable sera la règle, l'optimisme la morale, la fraternité servira d'ambition.  Les femmes seront plus aisément transhumaines, trouver son plaisir à faire plaisir est le propre de la maternité aujourd'hui on pourrait citer Melinda Gates et mère Theresa. On trouvera aussi parmieux des milliardaires ayant laissé leur fortune à une fondation, des professeurs, des créateurs, des religieux, des laïcs...
Dans le monde de la rareté et du marché, autrui est un rival contre qui on construit sa liberté et avec qui il ne faut pas partager son savoir. Dans le monde transhumain, l'autre permet de vérifier qu'on est pas seul, de parler, transmettre, se montrer généreux, amoureux, se dépasser et créer plus que ses besoins et que ce dont se croit capable, et de comprendre que l'amour d'autrui, donc de soi-même est la condition de survie de l'humanité. 
Les transhumains créeront, à côté de l'économie de marché, une économie de l'altruisme, de la mise à disposition gratuite et du don réciproque, du service public: une économie "relationnelle". Ce sont des services non rares, car, plus on donne, plus on reçoit. Travailler deviendra même un plaisir sans contrainte.
On peut en espérer un renforcement de états, l'amélioration de de la lutte contre la piraterie, de meilleurs systèmes de droit à la propriété, la généralisation pour les plus pauvres de produits fabriqués par le marché, vêtement, logement, alimentation, téléphone, crédit, porteurs d'innovations sociales et artistiques et non plus seulement marchandes.




Les transhumains animeront des entreprises relationnelles, allocatrices des ressources, pour l'essentiel illimitées. Leur finalité sera de d'améliorer le sort du monde, en traitant les problèmes que le marché ne pourra résoudre et en contrebalançant la mondialisation du marché par celle de la démocratie. Le profit ne sera qu'une contrainte nécessaire et non une finalité. Les premières entreprises seront La Croix-Rouge, Médecins sans frontières, Care, Greenpeace, WWF, des ONG à venir à l'exemple de Villa El Salvador au Pérou. Elles jouent déjà le rôle qu'avaient les marchands de Bruges ou de Venise en marge du féodalisme. On trouvera de plus en plus d'institutions ayant des missions civiques, médicales, économiques ou sociales, ONG et intermédiaires de négociations diplomatiques, clubs de sport amateur, sites de rencontre gratuits ou de coopération. Une des plus importantes concerne la microfinance. Evaluées en termes marchands, elles représentent déjà 10% du PIB mondial. Elles ont créé des concepts annonciateurs de valeurs d'avenir: le droit d'ingérence, le droit à la dignité, le droit à l'enfance. Elles sont à l'origine des institutions internationales récentes: le Fonds pour le sida, la Tribunal pénal international, le Fonds mondial pour l'environnement. On commence à parler de communauté internationale, (avant un gouvernement mondial?), de protection de la nature (avant de parler de bien commun?). Peu à peu, elles se substitueront à des entreprises privées et à des services publics. De nouveaux métiers y apparaîtront avec une nouvelle attitude à l'égard du travail consistant à trouver du plaisir à donner: faire sourire, transmettre, soulager, 
consoler. Elles constitueront une nouvelle économie, aussi marginale aujourd'hui que l'était le capitalisme au début du XIIIème siècle.


d) Les institutions de l'hyperdémocratie.


Il ne servirait à rien de décrire ces institutions, on en débattra certainement pour ne pas succomber sous les coups de l'hyperempire, et éviter les ravages de l'hyperconflit. En effet, trop d'orages éclateront, trop de technologies se feront jour, trop de temps s'écoulera avant que leur heure n'advienne et trop de surprises détourneront momentanément le cours de l'Histoire. 
On peut cependant en dessiner les grands traits à partir de l'histoire passée et des deux premières vagues de l'avenir. 
La ville sera le lieu de vie de l'essentiel de l'humanité, les deux tiers des humains y vivront. Des sommes gigantesques devront être consacrées à leur infrastructure. Elle sera le premier collecteur d'impôts, le cadre des investissements les plus importants et de l'essentiel de l'action politique. Grâce un urbanisme devenu une science majeure, et ses infrastructures numériques, elle sera lieu de rencontre, d'échange, de vie.  La démocratie sera participative et associative, des quartiers s'érigeront en auto-gestion. Les états, pour résister aux marchés devront se concentrer sur la sécurité, la tranquillité publique, la liberté, la défense de la langue, l'accès de tous aux soins et au savoir, le droit à un revenu minimum de formation. Pour remplir ces fonctions équitablement, les états et les villes seront subventionnés. Les frontières s'effaceront, chacun pourra défendre son identité sans sans détruire celle du voisin. Le contrôle démocratique se fondera sur des agences de notation autonomes, surveillant en permanence le travail des élus et utilisant les techniques de l'ubiquité nomade et de l'hypersurveillance. Chaque continent ou région regroupera les démocraties de marché un une union, comme le fait déjà l'Union européenne.
 Un tel avenir devrait être possible en particulier au Moyen-Orient qui devra un jour rassembler toutes les nations, y compris Israël et Palestine en une Union régionale. L'Union  Européenne, avant-garde de l'hyperdémocratie, donnera une nation d'un genre nouveau, allant de jusqu'à la Turquie et à la Russie. L'Organisation des Nations unies sera la base de nouvelles institutions., une constitution de la planète en reprendra la charte actuelle. Elle aura une dimension supranationale et non plus seulement multilatérale. Son préambule regroupera de chaque humain à l'égard de la nature, des autres humains et de la vie; On y trouvera un nouveau droit, essentiel, fondateur, à une enfance, ce qui impliquera un devoir de parenté.  Seront fixées des frontières infranchissables aux marchés. Ce gouvernement planétaire consacrera à à la protection de l'humanité beaucoup plus de moyens que na le font qu'aujourd'hui tous les gouvernements de la planète. Il dictera les normes sociales (le meilleur régime social mondial...) qu'il imposera et se donnera les moyens de faire respecter. Les institutions financières internationales seront placées sous sa tutelle pour ne plus obéir seulement aux ordres des plus riches. 


e) La place des marchés dans l'yperdémocratie.


Marché et démocratie retrouveront un équilibre planétaire et lancera des grands travaux d'infrastructure urbaine, d'énergie et de numérique. Régulé et mondialisé, il ne cherchera plus à pénétrer le sanctuaire de la démocratie et trouvera son intérêt à à développer des outils au service de la démocratie (créer des infrastructures urbaines, des produits contre la pollution, contre l'obésité et pour les plus pauvres, avec de nouvelles technologies pour une nouvelle abondance en eau et en énergie dans un environnement protégé et un climat apaisé. Architectes, urbanistes et artistes feront des villes à taille humaine en faisant prendre conscience que la beauté du monde mérite qu'on la protège. Le microcrédit dominera le système bancaire où des entreprises marchandes (c'est à dire ayant le profit pour finalité et la relation comme produit), fourniront des services personnels (de la santé à l'éducation et aux loisirs), des services à domicile (garde d'enfants, aide aux populations en difficulté...). Les marchés réorienteront le le progrès technique vers les industries de de la santé, du savoir et de l'environnement. Ils valoriseront plus le temps vécu que le temps stocké, les services que les produits industriels (le spectacle temps stocké sera gratuit et payant celui du temps vivant, du cinéma à la musique et à l'écrit). L'économie relationnelle aura intérêt à ce que le marché soit efficace et l'efficacité du marché dépendra du climat social engendré par l'économie relationnelle). 


f) Le résultat collectif de l'hyperdémocratie: le bien commun, dont l'intelligence universelle.


intelligence collective
L'hyperdémocratie développera un bien commun, qui créera une intelligence collective. Ce ne sera ni la grandeur, ni la richesse, ni même le bonheur, mais la protection de ce qui rend possible et digne la vie: climat, air, eau, liberté, démocratie, cultures, langues, savoirs... Ce ne sera ni un enjeu du marché, ni la propriété des états, ni un bien multilatéral, mais un bien supranational, constitué par une intelligence universelle propre à l'espèce humaine, différente de la somme de l'intelligence des humains, une intelligence propre qui pense autrement que chacun des membres du groupe. Ainsi, un réseau fait de cellules, neuronal, téléphonique ou un ordinateur fait de microprocesseurs, devient une machine à apprendre, remplit d'autres fonctions et "réfléchit" différemment  que chacun de ses membres. Il est de même d'un orchestre, d'un spectacle, d'une ville... De la même façon, l'humanité crée une intelligence collective, universelle, distincte des êtres qui la composent, même de celle de chacun de ses groupes. La finalité de cette intelligence universelle ne sera pas d'ordre utilitaire. Elle sera inconnaissable, gratuite. Elle pourra se traduire en diverses oeuvres: réseaux coopératifs planétaires permettant de créer des corpus de savoir et des oeuvres d'art universelles, transcendant celles de ses participants. Elle existe depuis toujours en fait, elle a permis à l'humanité de survivre en s'adaptant et elle se développe de plus en plus vite avec les nouvelles technologies. La propriété intellectuelle ne pourra plus être absolue et devra être partagée avec l'ensemble de l'humanité, nécessaire à la créativité de chacun. Ainsi Wikipedia n'est encore que l'agrégat de intelligences de ses auteurs mais on y voit naître un résultat collectif différent de ce que chacun a voulu y mettre. 
L'intelligence universelle pourra faire émerger une hyperintelligence qui agira en fonction de son propre intérêt et au degré ultime d'évolution, pourra naître (est peut-être déjà née?), une hyperintelligence du vivant, dont l'humanité n'est qu'une infime composante et qui n'agirait alors plus en fonction du seul intérêt de l'espèce humaine. L'histoire singulière de l'Homo sapiens sapiens trouverait là son terme, non dans l'anéantissement, comme les deux premières vagues de l'avenir, mais dans le dépassement.




g) le résultat individuel de l'hyperdémocratie: les biens essentiels, dont le bon temps


L'hyperdémocratie permettra aussi à chaque être humain de réaliser des objectifs personnels, inaccessibles par le seul marché: avoir accès à des biens essentiels, en particulier à du bon temps. Parmi les biens essentiels, ceux auxquels chaque être humain doit avoir droit, on trouve: l'accès au savoir, au logement, à la nourriture, aux soins, au travail, à l'eau, à l'air, à la sécurité, à la liberté, à l'équité, à la dignité, aux réseaux, à l'enfance, au respect, à la compassion, à la solitude, de vivre des passions simultanées, des sincérités parallèles, d'être entouré dans ses derniers jours. Cela conduira à supprimer toute punition infamante, violente ou d'enfermement. Le principal bien essentiel sera le bon temps, un temps où chacun vivra non le spectacle de la vie des autres, mais la réalité de la sienne propre. 
Ces deux projets, individuel et collectif se nourriront l'un l'autre: l'intelligence universelle de l'humanité augmentera avec le bon temps dont disposera chacun, et réciproquement elle créera les conditions du bon temps pour chacun. le bien commun sera d'autant plus élevé qu'un nombre plus élevé d'humains auront accès aux biens essentiels. L'humanité aura intérêt à ce que chaque humain soit heureux de vivre, l'altruisme deviendra l'intérêt de chacun. Etre humain deviendra raisonnable.


h) Le détournement de l'hyperdémocratie. 


l'hyperempire tentera d'empêcher l'hyperdémocratie de naître. Des maîtres du marchés, des hypernomades surtout, saperont les valeurs, annihileront les acteurs,  et traiteront de traîtres les hypernomades transhumains en essayant de les corrompre et de les faire changer de camp. Puis, sentant la force de la vague, ils commercialiseront des "objets nomades relationnels": robots de compagnie, fraternités virtuelles, jeux simulant l'altruisme, commerce faussement équitable. Ils vendront eux aussi du "bon temps", temps de vacances ou temps produit par des objets nomades et réplicables en série. Ils mettront sur le marché des "autosurveilleurs" censés mesurer la capacité relationnelle, et des prothèses relationnelles, puis des clones, "frères relationnels" permettant de disposer pour soi de réserves d'organes: le"bonheur" du clone sera d'aider le cloné à survivre. 
Certains maîtres de mouvements religieux, théologiens, gourous, tenteront (ils tentent déjà),de récupérer les concepts de l'hyperdémocratie, en en faisant leur fonds de commerce. Certains savants  expliqueront (expliquent déjà) que l'incapacité à se montrer altruiste et à trouver du sens au temps est une maladie que des drogues ou des manipulations génétiques de leur invention pourront guérir. Certains hommes politiques tenteront d'instaurer un dictature destinée à faire surgir un "homme nouveau" digne de vivre dans l'hyperdémocratie.... et l'histoire continue?




Mais, peut être l'horreur de l'avenir prédit contribuera-t-il à le rendre impossible? Si tel est le cas, se dessinera, au-delà de d'immenses désordres la promesse d'une terre hospitalière pour tous les voyageurs de la vie. D'ici là, la beauté aura su héberger et protéger les ultimes étincelles de d'humanité. On aura écrit et façonné des chefs d'oeuvre, on aura découvert des concepts, on aura composé des chansons? Surtout on aura aimé. Et on aimera encore.


 Ma devise et la devise de mon blog: l'essentiel, c'est l'Amour.








Enregistrer un commentaire