26 août 2012

Peinture: progresser?


Peinture: progresser?





Peinture: progresser dans la peinture à l'huile?
Cet article est un essai pour me permettre de me perfectionner, je le compléterai au fur et à mesure de mes progrès et de mes recherches. Les commentaires permettront de l'enrichir.



L'Origine du Monde 1/2 par PictoEva



L'Origine du Monde 2/2 par PictoEva

facebook.com -neigis art: huiles au couteau


musées virtuels grandspeintres.com
Ce tutoriel (ci-dessous) du blog aquaraye.over.blog.com est un support d'apprentissage magnifique. Merci pour ce partage.
Tracer les formes des sapins et quelques amas de neige sur les branches. Esquisser le tracé du chemin et du talus.
   Poser du Drawing-Gum sur les extrémités des branches afin de faire une réserve de blanc lors du passage du lavis bleu du ciel. (Inutile de faire des réserves à l'intérieur des sapins)Pas a pas neige1

    Faire un lavis dégradé de haut (Bleu Outremer) en bas (Bleu de Cobalt) pour le ciel. Une fois le papier sec, il est alors possible de reprendre le lavis avec de l'eau claire pour atténuer le grain. 
Pas a pas neige2

    Avec du Bleu Outremer et une pointe de Alizarine Cramoisie, peindre les talus tout en laissant  quelques réserves de blanc. Accentuer quelques ombres avec une pointe de Gris de Payne.
   Gommer le Drawing-Gum.
Pas-a-pas-neige3.jpg

Peindre le feuillage des sapins avec un mélange de Vert Winsor et une pointe de Sépia tout en laissant quelques réserves de blanc pour les amas de neige dissimulés sous les branches.
Pas-a-pas-neige4.jpg

Avec un mélange de Gris de Payne et une pointe de Terre d'Ombre Naturelle, porter quelques ombres sur le feuillage et les amas de neige afin de donner un peu de relief.
Pas-a-pas-neige5.jpg

 Ajout de quelques touches plus sombres dans les feuillages par un mélange de Vert Winsor et de Sépia. Mise en peinture des talus de terre dénudés de neige. (Terre d'Ombre Naturelle et Sépia)
Pas-a-pas-neige6.jpg


Avec un mélange de Gris de Payne et de Alizarine Cramoisie, renforcer quelques ombres sur la neige  pour accentuer les reliefs. Idem à l'intérieur des talus de terre.
Pas-a-pas-neige7.jpg

Sur papier préalablement mouillé, peindre les ombres portées au premier plan en déposant des pigments de Gris de Payne, Alizarine Cramoisie et quelques touches de Sépia.
Neige3

On ne touche plus.


"Peindre un nu à l’huile n’est pas toujours chose aisée. L’anatomie a ses règles dont on ne doit pas trop s’éloigner.

Et si de plus, vous souhaitiez faire un nu dans une facture plus moderne que classique, en laissant par endroits une place au hasard ?

Avec ce pas à pas, je vous emmène dans mon monde, fait de doutes et d’incertitudes". 



Le matériel

Il vous semblera peut-être que j’utilise beaucoup de matériel et de matériaux différents, mais rassurez-vous, la technique que j’utilise n’est finalement pas très onéreuse.


Pour la préparation du fond
1. une toile coton format 15 P (50 x 65 cm)
2. un bol dont l’intérieur est parfaitement lisse (sans creux dans le fond ou un mortier en verre ou porcelaine si vous en possédez un)
3. un mortier (Un simple bouchon de carafe en verre peut très bien faire l’affaire)
4. du talc pour bébé
5. de l’acrylique couleur terre de sienne(genre acrylique pour écolier, ou même acrylique pour peindre les murs de la cuisine, à condition qu’elle soit mate et non pas satinée ou brillante)
6. un couteau (ou tout autre ustensile de cuisine, genre spatule)
7. un vieux pinceau
8. des tubes d’acrylique : rouge primaire, bleu primaire, jaune primaire, noir et blanc.
9. un pot d'eau
10. quelques chiffons

Pour la réalisation du dessin
11. une feuille de papier format raisin (50 x 65 cm)
12. un fusain
14. un rouleau de scotch
15. un peu de ficelle ou une pelote de laine
16. une règle d’au moins 50 cm
17. une calculatrice








Pour la dernière étape (à l’huile)
18. de l’essence térébenthine rectifiée
19. du médium à peindre séchant vite(j’utilise la marque Gallery)
20. de l’huile d’oeillette (si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser de l’huile de lin blanchie)
21. un petit flacon vide
22. une seringue (on en trouve dans les kits d’encre pour imprimante, avec une aiguille non pointue, suffisamment épaisse pour aspirer l’huile facilement)
23. une brosse usée bombée en poils de mangouste N° 22
24. un spalter de 70 mm


Les couleurs acyliques utilisées
25. Gris de Payne
27. Rouge indien
28. Terre de sienne brûlée
29. Carmin de garance
30. Crimson d’alizarine
31. Rouge Cadmium
32. Rouge Vermillon




Préparation d'une pâte de structure

Je ne choisis pas mon modèle tout de suite.
En effet pour ce genre de travail, je préfère préparer mon fond, sans avoir aucune idée de ce que je vais peindre. Cela me permet de laisser sur ma toile une grande part au hasard et à l'instinct !
Aussi je déciderai de mon modèle plus tard, et je vais donc commencer par préparer ma toile en faisant une pâte de structure.

Dans un bol (2), dont le fond est parfaitement rond, je vais mélanger du talc(4) (environ la valeur d’un pot de yaourt) avec de l’acrylique de couleur terre de sienne (5).

Je malaxe avec mon pilon improvisé (3), pendant trois ou quatre minutes, jusqu’à obtenir une pâte parfaitement lisse, sans grumeaux, qui aura la consistance de pâte chocolat à tartiner que l'on place au réfrigérateur.
Si la pâte est trop lisse, j’ajoute du talc (4), jusqu’à obtenir une consistance onctueuse et élastique.







La préparation du fond (1ère partie)

Je commence à appliquer cette pâte de structure (préparée à l'étape précédente)sur toute la surface de la toile (1) avec uncouteau à peindre (6) sur une épaisseur de 2 à 3 millimètres.
L’application n’est pas régulière, toutefois, il est préférable de ne pas appliquer d’épaisseur supérieure à 4 ou 5 mm, au risque de voir la toile se craqueler au séchage.
Pour l'instant, je travaille à plat sur une table.

Avant que la surface ne sèche, je pose de-ci, de-là, quelques noisettes de peinture acrylique rouge et noire (8), que j’étale aussitôt avec le couteau (6)










N’ayant aucune idée de ce que je vais faire de ma toile, je laisse faire le hasard.












Puis, avec la pointe du couteau (6),  je crée des "accidents," des creux, des reliefs.











La préparation du fond (2ème partie)

Je reviens sur ce que j'ai fait la veille pour le fond.

La couleur s’est éclaircie en séchant. C’est sûrement dû au talc.
Je choisis alors de foncer par endroits.

J’utilise un acrylique jaune primaire, mélangé à un rouge primaire (image 1 ci-dessous), pour obtenir un orange vif (image 2 ci-dessous).
Peu à peu, j’ajoute du bleu primaire, afin d’obtenir un « marron » plus ou moins vif (image 3 ci-dessous).






J’étale la couleur obtenue, uniquement par endroits, et j’ajoute petit à petit du rouge et du noir (8).
Les couleurs sont appliquées en pâte, sans addition d’eau.

Je laisse à nouveau sécher une ou deux heures.






Après séchage complet, je vais maintenant appliquer du blanc de titane pur (33) avec quelques pointes de jaune primaire (8).
Application également en pâte, mais de manière assez légère (toujours pas de dilution à l’eau).
Je m’arrange pour laisser transparaitre la couleur du fond à travers la couche de blanc par endroits.
Je ne recouvre pas la totalité de la to





Avant que la couleur ne sèche, j’entoure un chiffon mouillé avec de l’eau autour de mon doigt, et je frotte légèrement certains reliefs et certains creux pour faire ressortir la couleur foncée qui est dessous.










Le modèle

J’ai préparé ce fond, sans avoir aucune idée de ce que j'allais peindre par-dessus. Ce n’est qu'une fois le fond terminé, que je choisis un modèle pour m’en inspirer.

J’ai donc choisi ce modèle avec un éclairage très marqué et uni directionnel.



(s'inscrire pour la suite).













- Conseils de latribudesartistes.lateliercanson.com -apprendre la peinture à l'huile en 6 étapes

1. Choix du sujet  2. Composition du tableau  3. Dessin préliminaire 4. Couche préparatoire  5. Pose des couches de couleur  6. Couches finales et retouches


dorotheemerle.com -Comment commencer une peinture à l'huile ? 
A) Sur un chassis/toile, déjà préparé, c'est à dire avec la toile apprêtée blanche :1- Faire le dessin 2- Préparer un "jus" le jus, est un peu de peinture à l'huile diluée à l'essence - de façon à faire un jus aquarellé. Souvent, l'ocre est la couleur de base, neutre. Passer ce jus partout sur la toile, à l'aide d'un gros pinceau brosse (soie de porc). Ca coule, tant pis, on essuie au chiffon... il faut que l'on voit encore votre dessin dessous. Ceci prépare bien votre prochaine couche de peinture, légèrement plus grasse.
B) Sur un chassis/toile, déjà préparé, c'est à dire avec la toile apprêtée blanche :
1- Faire le dessin comme précédemment 
2- Préparer les différentes couleurs composant votre sujet. Elles seront posées sur la toile, de façon également comme un "jus", léger, aquarellé, dilué à la térébenthine.

Lorsque toute la toile est recouverte de ce jus coloré, prenez votre toile, et placez-vous devant un miroir (voilà pourquoi il y a toujours un miroir ou des glaces, dans un atelier de peinture !) Vous remarquez alors si les couleurs sont bien placées, si l'harmonie vous plait, si le dessin est bon ! rectifiez alors si nécessaire.
3) L'EBAUCHE puis .... la peinture

- Comment réaliser un portrait? suivons sboisse.free.fr -Cours de peinture (portrait) à l'huile, partie 1


coursdedessin.wifeo.com -De l'huile dans la peinture à l'huile Petite histoire d'une erreur technique qui a fait tache d'huile
[...]L'usage de corps gras pour lier les pigments est une pratique très ancienne remontant à la préhistoire - du moins dans ses formes rudimentaires - puisqu'on suppose que certaines peintures rupestres contiennent de la graisse animale. Si l'on cherche des écrits attestant de la présence d'huile dans la peinture, on trouvera par exemple ceux du moine Théophile datant du XIe siècle. Cependant, le procédé chimiquement complexe que l'on appelle aujourd'hui "peinture à l'huile" est un perfectionnement remarquable qui ne s'opère qu'au début du XVe siècle et que l'on attribue traditionnellement aux frères Van Eyck. Hormis ce qu'en a écrit Vasari près d'un siècle et demi plus tard, on sait factuellement peu de choses des circonstances de cette invention où se laisse cependant deviner l'influence de concepts alchimiques. Son principe  consiste en une systématisation du mariage des contraires : la peinture doit être assez fluide dans l'exécution pour autoriser tous les fondus, mais elle doit finalement devenir solide pour assurer sa conservation[..]

-ateliermagique.com -cours de peinture: marine à l'huile. Pas à pas en suivant les conseils du blog.

Nous sommes à la pointe des châteaux, à l’extrémité est de Grande Terre en Guadeloupe.
Je commence par définir le cadrage :
- suppression des rochers, en 1er plan, ce sera plus facile ;
- recadrage pour un format marine (nettement allongé).


Matériel: 
1. une toile, format marine 9M 50 x 30
2. une règle
3. un crayon HB

Brosses et pinceaux :
4. une brosse plate, assez large, synthétique
5. une brosse plate Léonard 580PL, mangouste extra-fine, taille 10
6. une brosse plate Léonard 580PL, mangouste extra-fine, taille 8
7. une brosse plate Léonard 580PL, mangouste extra-fine, taille 4
8. un pinceau Da Vinci, Série Forte 363 Rond, Taille 2, synthétique

9. Blanc de titane
10. Noir d’ivoire
11. Terre d’ombre brûlée
12. Orange brillant
13. Jaune japonais clair
14. Violet de cobalt clair
15. Bleu de Prusse
16. une ou deux assiettes en carton pour servir palette
17. quelques feuilles d'essuie-tout
18. Liquin de Winsor et Newton

Pour cette étape, la toile (1) étant de petit format, je travaille à plat.
On commence par placer la ligne d'horizon avec un trait de crayon (3) un peu sous le tiers de la hauteur.
L’îlet va à droite avec sa corne caractéristique.
Je dessine grossièrement et très légèrement les nuages car l’essentiel de cette toile va se faire
directement au pinceau.
Pour préserver les lumières, j’évite de mettre du crayon dans ces zones. Il ressortirait, soit par transparence si je le fixe ou bien il salirait les couleurs si je ne le fixe pas.





En observant le sujet, je détermine les zones de lumière sur lesquelles je vais placer une première couche de blanc (9).
J’ajoute juste un peu de médium (18) pour assurer un séchage rapide mais avec suffisamment de pigment pour créer la couche qui renverra la lumière au travers des couches supérieures.



Evidemment, le blanc sur fond blanc ne saute pas aux yeux mais le flash montre déjà l’effet qu’aura cette couche sur la lumière.
Je ne mets pas de blanc là où vont se trouver les nuages, ni sur l’îlet, ni sur la mer.
Plusieurs de ces zones seront colorées mais cette couche apportera de la lumière ou permettra de nuancer la couche suivante ci-après.


2ème couche


Enfin, pas vraiment deuxième couche partout.
J’attaque la deuxième couleur : l’orange brillant (12) et jaune japonais (13).
Avec la brosse plate n° 10 (6), je dépose la couleur sur les zones encore vierges du ciel, à l’exception du nuage de droite et de celui du haut, qui attendent le bleu.
Sur les zones où il y avait déjà du blanc (9), je peux éclaircir le jaune (13) ou l’orange (12) en variant la pression du pinceau ce qui mélange plus ou moins les deux couches.
La qualité de la brosse est très importante : le poil de mangouste est très souple et dynamique, il ne laisse pas de trace ; si vous essayer avec des pinceaux en synthétique ou en soies de porc, le fondu risque d’être plus difficile. J’imagine que le putois ou la martre rouge donnent de bons résultats mais je n’ai pas testé.

3ème couche

Comme pour l’étape précédente, seules certaines zones recevront une troisième couche.
J’applique le violet (14) que je nuance avec le bleu de Prusse (15).
Le mélange se fait sur la toile par ajout et « estompage » à la brosse n° 8 (5).
3ème couche b



3ème couche b:On voit bien ici la ligne d’horizon qui en est à la troisième épaisseur.
Seule la zone « soleil » reste avec le blanc de départ.
Attention à ne pas mélanger le bleu (14 et 15) avec le jaune (12 et 13), s’il y a des zones de conflit, mieux vaut attendre que la couche inférieure sèche.
J’ajoute aussi du gris « chaud » que j’obtiens en mélangeant la terre d’ombre brûlée (11) avec du bleu de Prusse (15). Ce mélange permet d’obtenir un gris plus ou moins chaud selon le rapport des deux couleurs.
L’ajout de blanc (9) ou de noir (10) donne une palette complète.
La seule difficulté est de retrouver la nuance exacte lorsque l'on travaille plusieurs jours de suite.


La mer 1ère couche
La mer: Comme il est difficile de faire les reflets jaunes directement sur le bleu, je vais peindre la mer à partir d’un mélange de violet (14) et de bleu de Prusse (15), l’ajout de blanc (9) permettant à la fois d’éclaircir et de préparer les zones de reflet.

Je commence à modeler les vagues avec le bleu de Prusse (15).




marine_huile_7_mer_1ere_couche_f

J’ai simplifié l’îlet que je peins avec une couche de bleu de Prusse (15) éclairci puis en travaillant les ombres avec du noir (10).
Du coup, il est presque tout noir comme son petit copain à droite.
Le bleu qui reste rappelle la nuit, c’est pas mal.



Plusieurs zones ont besoin d’une intervention :
A : rajouter un glacis de gris chaud
B : éclairer avec un glacis blanc
C : épaissir avec un glacis de gris froid
D - E et F : idem
G : revoir le haut du nuage et la jonction avec le dessus de l'îlet
H : rajouter un glacis orangé et opacifier avec du gris
marine_huile_8_ciel_glacis_a


marine_huile_9_mer_glacis_rehauts
Il faut :
- donner plus de relief aux vagues avec des touches de bleu de Prusse (15),
- placer les reflets jaunes (13),
- assombrir la partie droite
- couvrir la totalité de la mer par un glacis gris chaud.








-ateliermagique.com -Cours de peinture Paysage au couteau:

Le modèle

Pour le modèle, je choisis d’utiliser ici une de mes toiles réalisée pour l'occasion.
Je l'ai entièrement imaginée, une vision idéalisée d'un coin de nature en quelque sorte.

Je pense que sera plus simple pour débuter. Ainsi, vous n'aurez pas à vous soucier des détails inutiles pour ce cours, n’ayant mis que l'essentiel !
Voici donc quelque chose d'assez dépouillé, sans difficultés particulières et qui ne demande pas une grande précision, à part peut-être les deux petites maisons.
Cet exercice va vous permettre de vous familiariser avec la façon de se servir du couteau à chaque étape de l'élaboration de ce tableau.

Le modèle
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Le matériel

Astuce : Me rendant souvent sur le motif pour peindre, je ne m'encombre que du strict minimum, ce qui me permet de gagner en rapidité, puisque j’ai tout sous la main, d'un seul geste.

Le matériel
Pour réaliser cette toile au couteau, je vais donc avoir besoin que de peu de matériel :

1 - 1 toile en coton de format 8 figure (le lin ne convient guère pour le couteau, la trame de la toile est trop fine et la pâte accroche mal)
2 - du white spirit ou essence de térébenthine
3 - des chiffons ou essuie-tout
4 - 1 couteau, souple et effilé, qui ne doit pas être trop court, à titre indicatif le mien a 6 centimètres de longueur.
5 - 1 petit pinceau assez fin pour tracer l'esquisse.
6 - 1 palette qui doit offrir une surface plane sans rebords (pas de support genre assiette !! ), la plus grande possible. Pour ma part je me sers d'un ancien plateau de réfrigérateur en Formica…
7 - 1 récipient pour fabriquer un jus qui servira à l'ébauche du tableau. Un couvercle fera parfaitement l'affaire !

Pour les tubes d'huile, voici les couleurs que j'utilise :
8 - Blanc de zinc ou de titane
9 - Bleu outremer
10 - Terre de sienne naturelle
11 - Jaune de cadmium
12 - Vermillon

Astuce : Concernant le couteau, c'est un outil de haute précision, auquel il convient de donner la forme adéquate afin d'éviter les déconvenues !! Etant fait d'acier trempé, on peut le déformer légèrement en le tordant délicatement d'un côté ou d'un autre et il restera en place.
La courbe du couteauLa courbe du couteau

L'esquisse

Voici mon espace de travail avant de commencer.

Je dispose les couleurs selon les quantités que l'on observe sur la photo (vous remarquerez que l'on utilise quasiment quatre fois plus de blanc que pour les autres couleurs).
Avec la pointe du petit pinceau, je prends un peu de bleu que je mélange avec de la térébenthine dans le petit couvercle.
J'obtiens ainsi un jus très peu chargé en pigments, mais suffisamment pour distinguer les traits sur la toile.

Espace de travail pour commencer

Je trace l'esquisse assez grossièrement.
L'esquisse

Vous pouvez pousser un peu plus la précision en vous servant de la photo du tableau final.
Pour ma part, je ne partais que de mon imagination, ce qui explique le manque de détails de mes traits...

Le ciel

Je vais travailler cette toile plan par plan, en commençant par le plus éloigné de l’oeil du spectateur, c'est à dire le ciel.

Tout sera peint dans le frais, « Alla prima », ce qui supprime d'éventuelles contraintes de temps de séchage.

En suivant les proportions indiquées sur la photo, je mélange soigneusement le blanc et le bleu que je vais étaler sur la toile en appuyant modérément sur le couteau.

Celui-ci est très chargé en peinture avec une inclinaison de 20° environ.

L'idéal est d'appliquer la pâte en quantité suffisante pour que l'on ne voit plus la trame de cette toile, mais pas plus.
Le ciel

Le ciel
Je pars du côté droit en tirant vers la gauche.

Le tout en un seul geste si possible, pour faire peu de marques visibles avec lecouteau.

Je laisse vierge l'emplacement pour les nuages que je remplis par la suite avec un nouveau mélange chargé d'encore plus de blanc.

Il faut que les deux couleurs (bleu ciel et bleu-blanc des nuages) se trouvent bords à bords.
Le ciel

Puis avec des mouvements tournants du couteau, j'effectue un fondu de ces deux couleurs.
Je termine ce ciel en ajoutant du blanc pur dans les nuages, côté gauche, la lumière arrivant de cette direction.
Le ciel


Les collines

Je passe au plan suivant, les collines.
Les collinesPour ces couleurs, j’utilise du blanc + du bleu et une petite pointe de rouge (très peu, le vermillon est puissant et on a vite fait de se retrouver avec un mélange rose ! ).

Je charge le couteau avec le mélange obtenu.
Je positionne le couteau au sommet de la colline la plus éloignée et je tire vers le bas.
Je déplace le couteau et tire encore vers le bas ainsi de suite pour couvrir toute la zone.
Les collines

Ensuite j’éclaire la partie sur la gauche en rajoutant du blanc dans le mélange.
Je continue avec la colline suivante, même procédé que la première avec cette fois un mélange légèrement plus foncé (plus de bleu et moins de blanc). Et, de nouveau, éclairage de la partie gauche.
Les collines

Les bosquets

Je vais maintenant fabriquer les différentes couleurs nécessaires à la création des bosquets qui se trouvent derrière les deux petites maisons.

Pour la silhouette du bosquet, du bleu, un peu de blanc, une pointe de jaune.

Je fais également cinq petits tas aux nuances de jaunes ocre, avec du blanc, une pointe de bleu, du jaune et de la terre de sienne.
Les bosquets

Les bosquetsMuni du premier mélange, je positionne le couteau au-dessus du toit des maisons et je tire le couteau vers le haut.

Pour faire la pointe des arbres, je fais pivoter mon poignet et là, la pointe du couteau se retrouve donc dirigée en haut.
Les bosquets

Une fois la silhouette de ces bosquets achevée, il s'agit d'éclairer les arbres avec les nuances de jaune.

Je rappelle que la lumière arrive de la gauche, je vais donc éclairer le côté gauche des arbres uniquement.
Les bosquets
Les bosquets

Les maisons

Je vais maintenant passer à la partie du tableau qui demande le plus de précision, les petites maisons.
Tels de vrais bâtiments, il me faut déjà monter les murs avant de faire le toit !!

Les maisons
Pour ce faire, j’ai besoin pour les murs des mélanges suivants :
- un gris chaud pour la partie à l'ombre : du blanc + 1 pointe de terre de sienne + 1 pointe de vermillon + 1 pointe de bleu.
- pour la partie des murs éclairée : du blanc + du terre de sienne, puis même mélange avec encore plus de blanc.

J'applique le mélange gris sur les parties qui se trouvent à l'ombre, murs côté droit et une petite bande sous la toiture, et ensuite, éclairage côté gauche.
Les maisons

Puis, je prépare les couleurs qui me serviront à faire les toits :
du vermillon + 1 pointe de bleu + du terre de sienne pour la sous couche, puis du blanc, du vermillon + du terre de sienne pour l'éclairage.
Les maisons

J'applique d'abord la couleur la plus foncée pour la sous couche, ensuite la plus claire, en effleurant la toile sans appuyer sur le couteau, de telle sorte que la sous couche puisse apparaître par endroits.

Pour terminer ces bâtiments, je peux refroidir les parties à l'ombre en ajoutant quelques touches d’un mélange de bleu et de blanc.

Enfin, je suggère des petites portes et des fenêtres très sommairement, à l'aide d'un mélange de bleu + du vermillon + du blanc.
Les maisons

La prairie

Le plan suivant va représenter la prairie.

Je vais faire apparaître une zone d'ombre devant les maisons en appliquant un mélange de bleu et d'un peu de jaune, pas trop sous peine de le voir tourner au vert !
La prairie

Je prépare ensuite l’équivalent d'une noix de pâte, avec du Blanc et un peu de terre de sienne, que je ne mélange que grossièrement, de façon à ce que l'on voie des stries dans la peinture.

Je couvre la zone qui m’intéresse en chargeant copieusement le couteau. Les premiers empâtements commencent à apparaitre !
Une fois que la prairie que je viens de peindre arrive à la zone d'ombre réalisée précédemment, de la pointe du couteau je vais tirer la pâte claire vers le sombre pour faire des herbes hautes.

La prairie, détail
La prairie

Les arbres

Il est temps maintenant de faire pousser des arbres dans cette prairie !!

Les arbresPour les arbres du fond, même méthode que pour les bosquets, silhouette avec un mélange de bleu et de jaune, et un éclairage côté gauche.

Ensuite je prépare un mélange brun. Pour ce faire, il me faut du bleu, du vermillon et de la terre de sienne.
Je charge le tranchant du couteau, afin de tracer les troncs.
Les arbres

Enfin, je termine cette phase de la toile en faisant pousser des feuilles sur ces troncs, avec une sous-couche composée d'un mélange bleu et terre de sienne, et éclairage par la gauche avec du blan, de la terre de sienne et du jaune.

La pâte sera déposée en ne chargeant que l'extrémité du couteau.
Les arbres

Les arbres

Les buissons

J’arrive à la construction des tous premiers plans.

L'épaisseur de pâte sur la toile sera de plus en plus abondante, pouvant atteindre plusieurs millimètres par endroit, ce qui donnera une belle profondeur au tableau.

J'avoue que pour moi, c'est la partie la plus ludique de la construction de la toile, c'est là où je peux me lâcher et tartiner à loisirs !! (sans pour autant perdre de vue la précision du trait de couteau).

Je poursuis la représentation de la prairie qui se trouve la plus proche de l’oeil du spectateur, avec un mélange de terre de sienne, de blanc, un peu de jaune et de vermillon.
Les buissons, fond prairie

Vient ensuite la préparation du fond des buissons rouges.

Pour faire jaillir ce rouge et « poser » ces buissons, il convient de mettre les ombres en premier, à l'aide d'un mélange de bleu, de vermillon et de terre de sienne.
J’applique la pâte en partant du haut des herbes, en faisant glisser le couteau vers le bas.
Je répète le geste autant de fois qu'il y a d'herbes, en prenant soin d'essuyer le couteau et en le rechargeant quand c'est nécessaire.
Les buissons, fond buissons

Astuce : Vous remarquerez sur la photo que je n'hésite pas à plier le couteau pour faire prendre une allure courbée aux herbes.

Les buissons, couleursJe prépare ensuite les différentes nuances de rouge pour finir les buissons.

Les gestes similaires aux ombres seront répétés ici.
J'utilise le rouge le plus foncé en premier pour arriver à la teinte la plus claire pour le final.

Les buissonsLes buissons

Pour la dernière teinte (orange-jaune), la pression sur le couteau sera très faible, de façon à ce que la pâte accroche à la couleur précédente sans la masquer entièrement.
Les buissons

Retouches et conclusion

Dernière étape de ce tableau, quelques retouches aux buissons et mise en place de l'herbe du premier plan.
Celle-ci sera matérialisée par un jaune-vert assez chaud, mélange de blanc, de jaune, et de terre de sienne.
Retouches 1er plan


A l'aide de la pointe du couteau, je griffe littéralement la toile afin de ramener par endroits un peu de cette couleur dans l'ombre du buisson.
Je peaufine les buissons rouges en faisant partir de ceux-ci quelques herbes foncées qui vont trancher avec le vert-jaune.

Retouches, herbesRetouches, herbes

Voilà, il ne reste plus qu'à apposer ma griffe dans un coin de cette toile qui j'espère, vous donnera envie de vous essayer à jouer du couteau !!
Fin


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