21 nov. 2010

Le visage de Dieu 4) Les Bogdanov répondent à vos questions Réagissez !


Le visage de Dieu 4) 
Les Bogdanov répondent à vos questions  Réagissez !

 

 Les Bogdanov répondent aux qestions. Réagissez.

19 nov. 2010

Une brève histoirs de l'avenir 1) Une très longue histoire, jusqu'à la "9ème forme".

http://www.attali.com/actualite/blog
Ceci est ma lecture du livre de J. Attali  "une brève histoire de l'avenir" .
                                              De la Chine  .... à la Chine?
TABLE DES MATIERES
1) Une très longue histoire.
     Nomadisme, cannibalisme et sexualité.    
     Ritualisation et sédentarisation.
     Ritualisation et sédentarisation.
     Le temps des Empires.
2) Une brève histoire du capitalisme.
     L'idéal judéo-grec: le neuf et le beau.
     foires, villes et nations.
     D'un coeur à l'autre.
          Bruges,         1200-1350:    les prémices de l'ordre marchand.
          Venise,         1300-1500:    la conquête de l'Orient.
          Anvers,        1500-1560:     l'heure de l'imprimerie.
          Gênes,         1560-1620:     l'art de spéculer.
          Amsterdam, 1620-1788:     l'art de la flûte.
          Londres,      1788-1890:     la force de la vapeur.
          Boston,        1890-1929:     l'explosion des machines.
          New-York,  1929-19800:    la victoire électrique.
          Los Angeles, 1980-...? :     le nomadisme Calfiornien.

Chapitres suivants
  3) La fin de l'Empire Américain.
  4)  Première vague pour l'avenir: l'hyper-Empire.
  5) Deuxième vague pour l'avenir: l'hyper-conflit.
  6) Troisième vague pour l'avenir: l'hyper-démocratie.
  7)Et la France? 


"Aujourd'hui se décide ce que sera le monde en 2050 et se prépare ce qu'il sera en 2100. Selon la façon dont nous agirons, nos enfants et petits enfants habiteront un monde vivable ou traverseront un enfer en nous haïssant. Pour leur laisser une planète fréquentable, il nous faut prendre la peine de penser l'avenir, de comprendre d'où il vient et comment agir sur lui. C'est possible: l'histoire obéit à des lois qui permettent de la prévoir et de l'orienter."


          L'histoire du capitalisme est instructive pour comprendre les "pré-visions" de J. Attali sur l'incertitude de ce qui va nous arriver et les cauchemars éventuels.  Depuis longtemps j'ai lu A. Slosman, sa "Grande hypothèse" et "les survivants de l'Atlantide". Donc je m'attendais à une phase "apocalyptique" que Slosman mettait en 2015. Ce je constate, c'est que les choses s'accélèrent et que de plus en plus de gens parlent d'apocalypse. Il y a même une émission télé récemment, il serait intéressant qu'elle suscite des commentaires. Je pense donc que ce sujet mérite la place que je lui accorde dans mon blog. A suivre?
1) Des origines au capitalisme.


L'humanité impose la primauté de la liberté individuelle à toute autre valeur. On assiste donc à la convergence comme sujet de droit autorisé à penser son destin, libre de toute contrainte si ce n'est dans le respect du droit des autres aux mêmes libertés. On assiste à l'émergence de la personne comme sujet de droit autorisée à penser son destin, libre de toute contrainte, si ce n'est le respect du droit des autres aux mêmes libertés.
Trois pouvoirs ont toujours co-existé:  Le religieux fixe le temps des prières, la vie agricole et détermine la vie future. Le militaire organise la chasse, la défense et la conquête. Le marchand produit, finance et commercialise les fruits du travail. En dessous, un pouvoir différent traverse tous les autres et en prendra peut-être un jour la place: LE  FEMININ qui maîtrise la production des gènes et la transmission du savoir.


          Nomadisme, cannibalisme et sexualité - les étapes. des origines à nos jours.
- 3,8 Milliards d'années: La vie surgit dans les océans.
- 350 Milliards d'années:la vie apparaît sur la terre ferme.
- 7 Millions d'années: les primates font leur apparition; les Toumaî au Tchad et les Orrorin au Kenya. Ils descendent des arbres et se dressent sur leurs pattes.
- 5 Millions d'années: L'Australopithèque en Australie et en Afrique orientale descend lui aussi des arbres.
- 2 Millions d'années: Dans la même région, Homo habilis et Homo rudolfendis se tiennent plus draoits et peuvent supporter un cerveau plus lourd? Cueilleurs, charognards, ils taillent des pierres (les premiers outils), et vont de terrtoire en territoire. Seuls les plus adaptés survivent.
- 1,5 Millions d'années:Homo ergaster surgit en Afrique de l'est. Plus adapté à la course, il apporte les premiers rudiments de parole.
- 1Million d'années: Homo ergaster évolue vers Homo erectus qui parcourt le reste de l'Afrique, l'Europe, l'Asie centrale, l'inde, la Chine...
- 900 000 ans: Toujours en Afrique, Homo sapiens puis Homo heidelbergensis, toujours nomade, encore mieux adapté à la course, se tient plus droit. Son cerveau est plus volumineux , le langage apparaît avec une organisation sociale  plus évoluée. Soumis aux forces de la nature, il n'enterre pas encore ses morts, ses outils et son habitat deviennent plus solides et plus ingénieux
Leçon de tous ces primates: transmettre est la condition du progrès.


- 700 000 ans: En Chine, Homo sapiens maîtrise la foudre et apprend à faire du feu. Il cuit les aliments et fabrique les premières chausses et les vêtements.
Vers
-300 000 ans: Homo sapiens évolue vers Homo erectus. Le cannibalisme commence, non comme acte de violence, mais comme pratique rituelle, appropriation de la force des morts. L'homme découvre que la procréation est la conséquence de l'acte sexuel et que les deux partenaires y jouent un rôle. Les familles les quittent la tribu à la puberté et s'en éloignent, pour fuir l'inceste qui affaiblirait le groupe? Sexualité et reproduction sont distinguées. C'est une tendance lourde de l'histoire!
Vers -160 000 ans: Encore en Afrique de l'est, une branche de l'Homo sapiens donne Homo sapiens-sapiens avec un cerveau beaucoup plus sophistiqué. Les femmes y sont responsables de l'éducation des enfants. Pour cet homme, tout est vivant, il enterre ses morts; le cannibalisme y est sans doute encore présent. Les groupes voyagent, commencent les échanges d'objets, de femmes et de prisonniers, premiers marchés où l'esclavage débute.
Vers -85 000 ans: Le début des glaciations amène à plus de sédentarisation et à des guerres pour les abris, les femmes, les zones de chasse.le principe des attaques est de faire peur, attaquer par surprise, couper les lignes de communication de l'ennemi. On ne donne pas de répit, on trahit souvent ses alliés, on simule la fuite (n'est-ce pas resté un atavisme?) Le cannibalisme subsiste pour ritualiser le rapport à la mort. Manger pour ne pas mourir, la leçon est encore vraie.
Vers - 45 000 ans: On vit l'hiver dans des grottes et l'été dans des huttes. les outils sont de plus en plus sophistiqués, et apparaît la division du travail.
Vers - 40 000 ans: Nouveau réchauffement climatique, Homo sapiens-sapiens parcourt le monde de l'Europe jusqu'à l'Australie et l'Amérique par le détroit de Behring. Il rencontre Homo neandertalis présent en Europe depuis - 250 000. Homo sapiens d' Europe s'appelait Cro-magnon.
Vers - 30 000 ans: Pratiquement toutes les espèces de primates disparaissent sauf Homo sapiens sapiens (pourquoi?, on ne sait pas), qui seul peut transmettre son savoir de génération en génération.


          Ritualisation et sédentarisation
Apparaît alors l'idée de dieu. Le cannibalisme se ritualise dans le sacrifice religieux. La propriété se précise, les langues se diversifient, on assiste à une accélération de la complexification: division du travail, habitation, pouvoir des hommes sur les femmes, interdits.
Leçon pour l'avenir: le sacré légitime les tabous. L'ordre rituel commence.
Les objets sont encore considérés comme du vivant, les échanges portent sur les femmes, les otages, les esclaves, le troc.. Ils sont ritualisés par l'obligation de silence.
Leçon pour l'avenir: la parole peut devenir une arme mortelle. Le marché est dangereux s'il n'est pas équilibré.
Vers - 20 000: Ces primates, toujours nomades, s'installent au moyen-orient où ils trouvent un climat accueillant une abondance de produits naturels et des animaux capturables.
Vers  -15 000: Les hommes creusent des puits, contrôlent des troupeaux d'animaux sauvages, attachent de plus en plus d'importance à leur progéniture, ménagent un peu la nature qui est l'expression des dieux.
Vers - 10 000: Invention de la propulsion, du levier et du premier moteur, l'arc (multiplication de sa propre force). On devient plus sédentaire. On vit plus vieux, on apprend à stocker, à enseigner le savoir. Le sacré bascule dans la glorification de la propriété du sol.
Vers - 9 000: Après la sédentarisation et l'agriculture, l'homme devient pasteur, les progrès sont foudroyants.
Leçon pour l'avenir: c'est dans le confrontation des nomades et des sédentaires que l'humanité acquiert puissance et liberté.
Vers - 5 000: En Chine, invention de la céramique, du gouvernail et début de l'écriture; Les premières comptabilités apparaissent ainsi que les récits d'aventure des premiers peuples surgis du néant de la préhistoire et bientôt, les premiers empires.


          Le temps des empires
Le sacré s'efface devant la force et le religieux devient le militaire, le travail est contraint par la violence, le savoir devient ce lui qui permet un surplus agricole. Les objets ne sont plus ni des noms propres, ni des personnalités; ce sont des artefacts interchangeables. L'esclavage est la condition de liberté d'une minorité. Le chef est prince, prêtre, chef de guerre, homme dieu. Ici naît la notion d'individualité et la dictature de prince fait s'éveiller le rêve de liberté.
L'empire s'installe quand il prend le contrôle des surplus qui permettent la défense, il délire quand il n'accumule plus assez.
- 2 697: Régne de Huang di en Chine (ou les dix mille royaumes), puis Mènes en Haute Egypte. On trouve les Indo-europeéens en Inde et Mésopotamie, Turcs et Mongols en Mésopotamie avec Ninive, Sumer et Babylone. L'écrirure cunéiforme apparaît avec les premiéres cosmogonies (épopée de Gilgamesh...). Le désir comme moteur de l'histoire est la matrice des textes sacrés. En Inde, les Upanishads sont la représentation d'une vision du monde et sans doute la première éthique.
Vers - 2 400 sont édifiées les premières pyramides et  de - 1 700 à - 1 200 émergent, au sein de l'ordre impérial, des sociétés à l'origine de l'idée de liberté et apparaît la démocratie de marché et l'ordre marchand.
Vers - 800 ces premiers marchés instaurent l'ordre marchand qui dure encore, même si l'histoire ne s'intéresse plus au sort des princes.
L'ordre marchand, individualiste, érige les droits de l'homme en idéal absolu. Il est capable de produire des richesses mieux qu'aucun autre ordre auparavant avant lui, souvent en violant sans cesse son propre idéal. Il parasite d'abord à l'intérieur les société impériales et progressivement il remplace les princes par des marchands et les services par des produits en série. Dans la violence, l'injustice et la splendeur, il installe la démocratie de marché en idéal de liberté (pour les mieux préparés à la conquérir), en épurant toutes les institutions jusqu'à atteindre son paroxysme.


          L'ideal judéo-chrétien, neuf et le beau.
Vers -1300, la pensée dominante est bouleversée par les Grecs, les phéniciens, les hébreux, avec la passion du progrès, de l'action, du neuf et du beau et de la métaphysique. On assiste à la création d'un Dieu unique quand les Hébreux quittent la Mésopotamie pour Canaan, terre promise par Dieu. Lidéal judéo-chrétien deviendra celui de l'occident: tout homme est l'égal de l'autre, le mode est à bâtir et à domestiquer en attendant un sauveur. L'enrichissement permet de se rapprocher des dieux, l'avenir doit être meilleur que le passé.
Vers - 1 200, les phéniciens fondent Tyr, Sidon, Wequel Gader. Les Ioniens et les Doriens fondent Sparte. Troie disparaît sous les coups des Mycéniens (des Achéens devenus des Crétois).
- 850, L'alphabet phénicien, encore utilisé, fait son apparition. Les Araméens s'installent en Syrie. En Israel, Osée, Amos, Isaî prophétisent.
- 753: Athènes devient influente par ses idées et ses oeuvres d'art. En Chine, les Zhous s'entre déchirent. Rome, qui est encore un village est fondé.
- 585: Nabuchodonosor détruit Jérusalem et déporte les juifs.
- 538: Les perses prennent Babylone par Cyrus et mettent fin à l'empire Egyptien.
- 525: Lao tseu met le bonheur dans le non agir; la liberté est de ne pas dépendre de ses désirs. En Inde, Gautama devient Bouddha, l'éveillé. En Chine, Confucius explique que le bonheur exige le respect de la politesse, de la tradition, de la famille, de la hiérarchie et de anciens. L'Asie veut libérer l'homme de ses désirs et l'occident veut lui permettre d'être libre de les réaliser. On a ainsi un monde considéré comme illusion contre un monde de l'action et du bonheur, la transmigration des âmes contre le Salut.
- 510 : Rome devient République; Athènes et Sparte mettent les perses en déroute; Darius, admirateur de Héraclite, est vaincu à Marathon. Son successeur, Xercès est battu 10 ans plus tard.
- 444: En Israel, la prophétie annonce le désastre à venir. En Grèce, Périclès fait s'épanouir Athènes.
- 431: Philippe, Macédonien, bat Sparte. Platon met en forme la pensée de Socrate.
Leçon 1: Quand une super  puissance (Sparte), est attaquée par un rival, c'est souvent un tiers qui vainc et fait sienne la culture du vaincu.
Leçon 2: Le pouvoir continue de se déplacer vers l'Occident.
Alexandre, le fils de Philippe conquiert le monde. La Grèce a fait son temps.
 Vers - 220: la richesse set encore à l'Est avec la splendeur des empires Chinois et la Grande muraille et le Confucianisme. Mais Rome construit le premier empire dont le centre soit en occident.
- 170: pillage du temple de Jérusalem.   - 27: J César empereur.    + 30: Naissance du christianiasme.
+ 170: Destruction du temple de Jérusalem. L'idéal judéo-grec de progrès et de création de richesse est modifié, le chemin vers le Salut est l'amour de Dieu. Cela aurait pu conduire à un recul de l'ordre marchand, de la liberté, de l'individu, mais il n'en sera rien.
Leçon pour l'avenir: une doctrine religieuse ne réussit pas à ralentir la marche de la liberté individuelle et à amener la fraternité, l'égalité, la non-violence, et l'humilité.
+ 284: Dioclétien collecte des impôts pour Rome menacé à l'extérieur.
+ 313: Dioclétien accorde la liberté de culte aux chrétiens.       + 320: Consatatin se convertit.
+ 393: Mort de Théodose. L'empire Romain se scinde entre Rome et Byzance.
+ 476: L'empereur Romulus Augustulus est remplacé par un roi Hérule, Odoacre. L'empire Romain disparaît, sans qu'un autre lui succède, pour la première fois.
+ 496: Clovis, roi des Francs est baptisé.
+ 622: Mohamed devient prophète. L'Islam comme le Christianisme l'a fait avant lui, et bouscule les structures vieillissantes au Moyen-orient, en Mésopotamie, Egypte, Afrique du Nord, Espagne. Le Califat a pour capitales Bagdad et Cordoue.
En +732 les francs arrêtent les musulmans à Poitiers.


          Les foires - villes et nations.
- 800: Aves Charlemagne, l'empire Romain renaît en Germanie, en apparence. Il est suivi par Otton et Fréderic. A côté, on trouve deux nations, la France dominée par les Frans et la Russie par les Vikings et d'innombrables principautés, les visigoths Espagne, les Saxons en Allemegne...
+ 900: L'unité est refaite par les Song en Chine de sud puis par les Jin. Son empire contrôle toutes les mers d'Asie. Dans le Califat on trouve à Cordoue des marchands (Omar Kayyân, Ibn Gabriel), maimonide et Averroès.
+1 148: les Almonades interdisent l'étude de la pensée Grecque et expulsent juifs et chrétiens. Les mondes musulmans et chinois tournent le dos à l'ordre marchand et  déclinent. Byzance, menacée par les musulmans brille moins.Cette situation pèse lourd sur notre présent et plus encore sur notre avenir.


2) D'un coeur à l'autre


          2-1)Vers le capitalisme moderne
Ce nouvel ordre, à la différence des deux précédents,où coexistent 1 000 tribus parlant 1 000 langues parle lui, la langue unique de la monnaie. Le coeur unique du monde marchand, où marché et démocratie sont fondés sur la compétition, est remplacé par un autre coeur après les crises qu'il génère. Ces coeurs on on arrière pays agricole et un ou des ports pour exporter les produits. La compétition impose un continuum entre marché, démocratie et violence. Le coeur doit maîtriser le capital, fixer les prix, tenir en main les salaires, les profits, l'armée, l'idéologie. Autour de lui, un milieu est constitué par les anciens rivaux et une périphérie formée des ordres antérieurs vend ses matières et sa main-d'oeuvre.
Forme après forme, chaque coeur, au bout d'un moment; ruiné par ses dépenses, laisse place à un rival, en général pas celui qui le concurrence, mais un tiers; forme après forme s'industrialise la production (agricole, puis artisanale) et s'étend l'espace du champ de liberté individuelle, du marché et de la démocratie. Le travail devient salarial, les richesses sont concentrées entre moins en moins de mains, les consommateurs deviennent de plus en plus libres et les travailleurs de plus en plus aliénés.
Par ironie, le nomadisme revient de plus en plus dans notre présent et.... dans notre avenir. C'est en effet le socle de la culture humaine. 
 L'ordre marchand a jusqu'à maintenant connu 9 formes successives du nom de la ville coeur: Bruges, Venise, Anvers, Gènes, Amsterdam, Londres, Boston, New york, Los Angelès.

         2-2) Les 9 "coeurs".
        
         Bruges   1 200 - 1 350: Les premiers marchés.
Technologie permettant d'étendre cet ordre: le gouvernail d'étambot. C'est un port aves un arrière pays agricole.
Bien de consommation de masse: lee aliments.
Monnaie dominante: le ducas.
Milieu: les foires de la Hanse, Allemagne, France, Italie.
Périphérie: le reste de l'Europe.
Pourtant, c'est en Asie qu'est l'essentiel des richesses du monde. Gengis Khan et le turc Tamerlan dirigent en nomades et par la peur.
Mais en 1 348, c'est la grande peste et le déclin, Bruges s'ensable.


           Venise 1 300 -  1 500: la conquête de l'ouest.
Force technologique:  la caravelle. C'est un port comme bruges avec un arrière pays agricole.
Bien de consommation de masse: les vêtements.
Monnaie dominante: le ducas.
Ville administrée par les Doges, les arts resplendissent, un ecrivain philosophe de renom représentatifs: Palladio.
Elle est condamnée à l'expansion ou à l'inexistance. Sa force naît du manque, son prestige du défi, son luxe de l'insolence.
Leçon pour l'avenir: les coeurs seront le produit d'un dépassement.
En Chine, la dynastie Yin laisse la place aux Mongols puis aux Ming en 1 368. Venise, ville modeste devient le centre.
Mais, vers 1 450, elle manque d'argent, elle est menacée par elle-même. Signe des temps: les grecs, chassés de Byzance encerclée par les Turcs, se réfugient à Florence et à Venise qui pourtant a fait son temps.
Qui peut alors devenir le troisième coeur? Pas Florence, qui n'est pas un port; pas Gênes qui est un port mais n'est pas prête, Pas Bruges dot la prospérité s'éloigne à la mort de Marie de Bourgogne; certes elle est encore puissante et attire les artistes (Van Eyck y peint en 1434 le premier portrait de marchands les Arnolfini, marquant ainsi l'entrée de la laïcité dans l'art). En même temps, la Chine des ming s'exlclue pour longtemps de l'ordre marchand. La Caravelle est bien là depuis 1 430, mais au Portugal, Henri le Navigateur est plus soucieux de gloies que de commerce. Le coeur pourrait être Séville après la découverte de l'Amérique par C. Colomb. Mais il n'y a pas d'arrière pays agricole et les Rois Catholiques ne pensent qu'à consommerce qu'ils ont volé en Amérique et ils chassent juifs et Mauresques.
Leçon pour l'avenir: l'ouverture aux élites étrangères est une des conditions du succès.


          Anvers 1 500 - 1 600: L'heure de l'imprimerie.
Force technologique: l'imprimerie.
Bien de consommation moteur:  le livre
Monnaie dominante: le gulden
Avec un riche arrière-pays et l'élevage du mouton qui donne la laine depuis déjà deux siècles, Anvers échange avec l'Orient. Tous, même Anglais et Français, viennent y faire teindre leurs draps et la bourse d'Anvers devient le premier centre financier d'Europe et a la capacité de gérer les marchés financiers et les mettre à son service.
Leçon pour l'avenir: finance et assurances, étroitement liées, constituent une dimension essentielle de la puissance marchande.
L'imprimerie, invention Chinoise redécouverte en 1 455 en Allemagne fut d'abord réservée au savoir religieux. La vitesse de transmission des données a considérablement été augmentée. C'est la première richesse dont le coût marginal est quasi-nul et le premier produit nomade produit en série. Elle a permis la liberté d'expression, les progrès de l'individualisme et de la raison, la diffusion de l'idéal judéo-chrétien. L'atelier de Cristophe Plantin à Anvers en est représentatif.Cependant, l'imprimerie a fait s'effondrer le rêve du Vatican et de l'empire Romain Germanique d'homogénéiser l'Europe autour de latin et de l'Église.
Leçon pour l'avenir: une nouvelle technologie de communication qu'on croyait centralisatrice, se révèle l'impitoyable ennemie du pouvoir en place.
1 517: Luther fait lire la Bible aux fidèles et s'allie aux princes Allemands contre la Papauté. Le temps des nations et le nationalisme peuvent commencer. Charles Quint tente en vain d'interdire Anvers aux étrangers. A son apogée, Anvers a 100 000 habitants. Mais les choses se compliquent, l'exploitation massive de l'argent d'Amérique fait baisser le cours de l'or dont Anvers ne domine pas les marchés, et on est pendant les guerres de religion. Elle s'efface vers 1 550 avec la spéculation financière à Séville.


          Génes  1 560 - 1 620: L'art de spéculer.
Force technologique: la comptabilité.
Bien de consommation de masse: la finance.
Monnaie dominante: le génovino.
Le pouvoir politique, source d'ennuis, a été laissé à deux familles, les Visconti et les Sforza. Les commerçants lombards deviennent banquiers et prêtent à intérêt. Il y a de nombreux juifs parmi eux. La comptabilité joue ici le rôle de l'imprimerie à Anvers, à Gênes, Platini et Massari inventent la comptabilité et le compte de pertes et profits. Ainsi se développe l'art de peser le pour et le contre et en philosophie, l'art de raisonner et de prévoir (voir Issac Abramavel et Jean Baudin). Mais le tourment se prépare. L'invincible Armada espagnole fait naufrage face l'Angleterre,les Espagnols sont chassés des Pays-Bas. La flotte anglaise va dominer les mers par F. Drake et Thomas Cavendish. Gênes s'épuise et s'efface vers 1  620.
Le coeur s'éloigne à jamais de la Méditerranée vers l'Atlantique. Mais la logique de l'ordre marchand étend peu à peu les droits des salariés et fait disparaître le travail forcé.


         Amsterdam 1 620 - 1 788: l'art de la flute.
Force technologique: la flute, bateau plus rapide et rentable et fabriqué en série.
Bien de consommation de masse: la laine qui est exportée.
Monnaie dominante: le florin.
Avec une flotte énorme, Amsterdam domine les mers. En 1604, on finance les opérations industrielles par des sociétes par action. On concentre de plus en plus de richesses en un nombre restreint de mains. La vie publique est fastueuse et la vie intellectuelle intense. En 1650, Spinoza ose penser un monde où Dieu se confondrait avec la Nature sans imposer aucune morale aux hommes, résolument seul et libre. Le monde saaiste fasciné à ce triomphe. Ce sera la forme marchande la plus longue de tout les temps.
Pourtant, on en garde plus en mémoire le sort des monarques. En Chine, les nomades Mandchous renversent la dynastie de Ming et fondent celle des Qing avec cette fois, Pékin pour capitale. Ils y resteront pendant un siècle et demie. Louis XIV met fin à la guerre de trente ans qui épuisait l'Europe et révoque l'édit de Nantes en 1685. Mais la richesse de la France reste loin derrière celle d'Amsterdam. Le monde change en même temps, Anvers, Bruges, Venise déclinent. L'Autriche s'installe en rampart devant les Turcs; La Russie s'installe dans le jeu international avec Pierre le Grand, et la Prusse en 1740 avec Frédéric de Hohenzollern. En même temps, 27 millions d'Africains sont vendus en esclaves dont 17 millions par les Arabes, 10 millions déportés vers les colonies par les Portugais, les Hollandais, Anglais, Français.
En ce 18 ème siècle, la géopolitique évolue plus avec l'économie et le commerce qu'avec les dynasties. Pour les Pays-Bas, première quasi-démocratie, c'est le triomphe. La France est le pays le plus peuplé, mais sa bourgeoisie se content de végéter. Elle subit revers sur revers sur les mers, en inde, en Louisiane, au Canada, on assiste à la faillite de Laws. Pourtant vers 1775, la Hollande décline comme ses prédécesseurs, ses navires ne sont plus les plus puissants, les mers mois sûres pour eux, la défense des routes commerciales est de plus en plus coûteuse.
Leçon pour l'avenir: Aucun empire même s'il paraît éternel, ne peut durer à l'infini.
En Europe, le nationalisme se développe, par exemple, les rois exigent que les opéras soient écrits dans la langue nationale plutôt qu'en latin. En 1776, les colonies d'Amérique deviennent indépendantes, en 1781, les insurgés gagnent la bataille de Yorktown. Les peuples grondent, la guerre menace. En 1788, crise financière: les banques des Pays-Bas font faillite.


          Londres 1 790 - 1890  - La force de la vapeur.
Force technologique: la machine à vapeur.
Produit de consommation de masse: les moyens de transport.
Monnaie dominante: la livre sterling.
Depuis 1895 l'Angleterre maîtrise la technologie du tissage de la laine et de l'extraction du charbon et la fabrication du verre. Elle prend le contrôle de L'Asie de sud, de l'Inde et de l'Amérique du Nord, terres productrices de coton qui devient la rivale de la laine et aussi stratégique que l'or. Surat devient en 1619 le premier avant-poste anglais de l'Asie du sud. Puis viennent les comptoirs de Madras, Bombay,Calcutta. L'Angleterree importe à bas prix depuis ses colonies et revend au prix fort des vêtements et des objets précieux. En 1689, Marie et Guillaume d'Orange (après Charles I et la dictature de Cromwell), accordent au Parlement, issu de la bourgeoisie, un droit de regard sur les affaires publiques. Ainsi naît, après les ébauches Hollandaises la démocratie moderne, la première démocratie de marché.En 1689 Jonh Locke un traité de gouvernement, Montesqieu naît. Les nations se construiront désormais autour les notions de d'une notion d'égalité, mais, mal vues par la démocratie, les différences ente individus resteront nécessaires aux marchés. L'idéal judéo-chrétien continue d'étendre son empire.
Comme dans les coeurs antérieurs, la prise du pouvoir est volontariste. En 1734, le parlement anglais lance un concours qui aboutit à la mise au point de chronomètre. La marine l'utilise por raccourcir le durée des traversées et acquiest la maîtrise des mers. En 1757, les troupes de la Compagnie des Indes Orientales contrôlent le Bengale et toutes les mers d'Asie. En 1776, Adam Smith  publie le premier livre de référence sur l'économie de marché: "Recherche sur la nature et les causes de la richesses des nations". William Pitt applique ces préceptes et redresse l'économie. Il signe en 1786 un traité de libre-échange avec son pire ennemi, la France. Entre 1780et 1810, Londres a "pris le pouvoir".Une troisième fois encore, quand deux pouvoirs en place s'entre-déchirent, une troisième force apparaît, à laquelle le marché donne le pouvoir. La terre fournit encore tout, vêtements, bois,outils, avec l'énergie et la construction navale. La rente foncière finance l'industrie. En 1768, une nouvelle machine à filer (construite par R. Arkwright) fonctionne avec l'énergie des rivières. Alors apparaît une innavation majeure, par Denis Papin mais breveté par James Watt, la machine à vapeur.
Leçon pour l'avenir: C'est le manque qui force à aller chercher de nouvelles richesses (la rareté est la bénédiction des ambitieux).
Autre leçon: Peu importe l'inventeur, l'important, c'est d'être en situation culturelle et économique de la mettre en oeuvre.
Pourtant la France de 1780 a les ingénieurs, les marchés, les techniques, la liberté intellectuelle, les idéaux des "Lumières". Mais elle n'a ni port important, ni marine. Elle est épuisée par les guerres dont le soutien à la guerre d'indépendance en Amérique. La révolution fait fuir les rares marchands. Si on se tourne vers Venise, le dernier Doge abdique en 1697 sur les ordres du Général Bonaparte. Après la révolution, les financiers Français s'installent à Londres.
Encore un fois, un petit pays (beaucoup plus pauvre que la France et les ports Hollndais), pernd le pouvoir et se tourne vers l'extérieur (car ici il est coupé des marchés Français). La livre remplace le florin Hollandais. L'Amérique accueille des millions d'immigrants fuyant l'Europe en guerre. Ils "débarrassent" cette terre "sans mémoire" de ses indigènes. Ils vont créér une démocratie de marché, sans rentiers ni seigneurs, au service des marchands. Puis, Napoléon  transforme la France en économie de guerre et refuse une innovation de Fulton qui utilise la vapeur pour mouvoir en bateau (le Clermont) car il n'y voit pas d'usage militaire.  Les Anglais se saisissent de l'occasion et G. Stephenson construit la locomotive à vapeur. Cependant, les guerres Napoléoniennes ouvrent le continent aux produits anglais.Londres devient une très grande ville. En 1815, la première multinationale venant de Fancfort, est créee, la Banque Rothschild permet de financer la sidérurgie, les chemins de fer, les bateaux. La première ligne de chemin de fer est construite près de Londres en 1821. Alors, pour la première fois dans l'histoitre, la valeur ajoutée industrielle dépasse en 1825 celle de l'agriculture. Le basculement aura lieu en Prusse en 1865, en 1869 aux Etats-Unis et en 1875 en France.
Comme les 5 formes précédentes, elle transforme de nouveaux services en produits industriels et concentre de plus en plus de richesses en de moins en moins de mains. Il y a une plus grande liberté pour les citoyens et les consommateurs, mais de de plus en plus d'aliénation pour les travailleurs, ce qui est le cas vers 1846 d'un réfugié politique allemand né en 1818: Karl Marx.  Mais la démocratie progresse avec le marché.
Leçon pour l'avenir: L'état autoritaire crée le marché qui crée à son tour la démocratie.
Pour la première fois, le coeur de l'ordre marchand est aussi la capitale de l'Empire, politiquement et milititairement. En 1857, l'armée remplace la Compagnie de Indes et en 1860, le Chine est mise à feu et à sang pour la maîtrise de l'opium et le Japon décide alors d'imiter l'Occident. Mais les signes du déclin arrivent.   En 1867, le "locomotive act" réduit la vitesse autorisée pour les locomotives. En Amérique, la guerre de sécession enchérit le prix du coton. En 1790, la City est menacée par les banques Américaines et la livre par le dollar. Dès 1880, la Prusse devient rivale et exerce sa pression. En 1882, faillites bancaires!
Leçon pour l'avenir: Une fois de plus, la faillite de la place financière dominante ratifie la fin d'un coeur.
Mais aucun port n'est plus prêt à prendre le relais ni aucune nation d'Europe.


          Boston,1890-1920: l'explosion des machines.
Bien et service de consommation de masse: Les machines domestiques.
Bien dominant produit par la technologie: L'automobile avec le moteur à explosion.
Monnaie dominante: Le dollar.
La France aurait pu avoir une chance avec son réseau routier datant de la monarchie. En effet, c'est Beau de Rochas qui invente l'automobile équipée d'un moteur à explosion, mais on n'y voit qu'un substitut du carosse. L'individualisme Américain, incapable d'accepter le train' la nécessité de raccourcir les distances et l'absence de tradition artisanale ont fait de Boston le premier centre du capitalisme Américain . Il est un fait qu'un groupe de puritains venus de l'Angleterre décrète que réussir matériellement, c'est se prouver à soi-même qu'on est élu de Dieu, et qu'il est moralement honorable d'être riche. Ainsi, Boston devient le premier port d'Amérique. On s'y inquiète en 1855 du risque de pénurie d'huile suite à la disparition des baleines. On y trouve d'innombrables banques, on y développe les innovations qui viennent surtout d'Europe: la lampe électrique,le gramophone de Thomas Edison, le téléphone...
A la différence des autres coeurs, les Etats-Unis n'ont aucun rival crédible sur leur continent et sont libres d'intervenir mondialement sans risques ni menaces sur leur territoire. Ici encore, l'ordre marchand s'étend là où un passé sédentaire ne freine pas la mobilité qu'il exige, là où une bourgeoisie peut prendre le pouvoir sans guillotiner une noblesse.
Mais, à partir de 1890, une terrible récession ravage l'Europe du Nord, de l'Islande à la Pologne, provoquant le plus formidable mouvement de population de l'histoire,15 millions d'européens migrent vers le continent Américain. Grâce aux luttes sociales la classe ouvrière obtient des salaires moins misérables, parallèlement, il y a enrichissement de la bourgeoisie, développement de l'automobile, plus de libertés individuelles (la nouvelle bourgeoisie cliente de l'automobile naissante est très bien décrite par Jonh Whistler). Maintenant, tout va tourner autour du moteur à explosion et de cette industrie naissante. Dès 1880,13 ans après son invention en France, le moteur à explosion est d'abord utilisé dans les machines-outil puis l'automobile vers 1890 et le premier métro en 1897 à Boston qui devient le premier port d'Amérique. Le marché de l'automobile explose: en1898, 50 marques; de 1904 à 1908,241 autres dont Ford à Dértoit.L'industrie structure l'ensemble du pays mais crée une nouvelle forme d'aliénation, le travail à la chaine. Les prix, eux, baissent de moitié avec le modèle T.
En France, ce sont encore des objets de luxe, Louis Renault refuse de les fabriquer en série. L'Angleterre est en crise financière, l'Allemagne produit peu. Et ainsi te "tour est joué." Le moteur de la croissance est désormais Américain et partout la démocratie progresse avec le marché. Même la dynastie chinoise s'efface devant une république. Cependant les tensions augmentent pour la maîtrise des marchés, Angleterre et Allemagne se disputent un pouvoir qui ne leur appartient déjà plus et c'est dans ces conditions que la guerre éclate en 1914. En 1916, l'accord de Pico-Sykes prétend découper le Proche-Orient entre Angleterre et Allemagne. C'est alors que les Etats-Unis entrent en guerre pour peser sur le partage des richesses pétrolières. La Révolution d'Octobre 1917 accélère le basculement du pouvoir vers l'Amérique.
Leçon de l'Histoire: une fois de plus, le vainqueur de toute guerre est celui qui ne le fait pas, ou qui ne se bat pas sur son propre territoire.
1919: Le traité de Versailles, rédigé pour sa partie économique surtout par des financiers Américains, redessine l'Europe, émiette l'Empire Ottoman, entérine la création de l'URSS et impose une charge insurmontable à l'Allemagne. Le Président Américain, tout-puissant, peut imposer les règles pour éviter toute nouvelle guerre avec la Société des Nations.
Mais déjà, les coûts de production augmentent, les salaires s'élèvent et la demande s'effondre. La production se durcit, la liberté recule. En 1928,  les Cartels pétroliers augmentent le prix de l'essence et la production automobile s'effondre. La crise de 1929 approche et met fin à la septième forme marchande.


          New-York, 1929-1980: la victoire électrique.
Bien de consommation de masse: la machine domestique.
Technologie: le moteur électrique.
Monnaie dominante: le dollar.
On remplace par des appareils électroménagers les services domestiques rendus par les femmes au foyer et les employés agricoles. Comme pou chaque mutation antérieure, la victoire se joue avant, ici dès la fin du 19ème siècle pour l'électricité.
Leçon pour l'avenir: le temps qui sépare une innovation, même socialement nécessaire de sa généralisation tourne toujours autour de 50 ans.
Inventions et innovations électrique: le moteur électrique parTelsla; l'ampoule par Edison  (et en 1906, l'état fédéral prend en main main un réseau national). Puis le moteur permet l'invention da l'ascenceur et l'urbanisme devient "vertical". Il favorise la migration rurale et la réduction de la famille. Tout cela créé un marché pour les machines. Le mouvement féminin apparaît ainsi que des jounaux féminins er une consommation féminine. La femme se libère, le marché va l'aliéner. Comme les formes précédentes, elle concentre de plus en plus de richesses en un nombre restreint de mains avec plus de libertés pour les consommateurs et moins de liberté pour les travailleurs.
Cette forme, où le lien familial tourne autour d'une famille plus étroite débarque en Europe. Elle se trouve aussi au coeur du projet nazi. En Allemagne, le besoin en main-d'oeuvre, pétrole, matières premières devient crucial. L'URSS s'organise aussi autour d'une économie de guerre. l'énergie joue un rôle clé. Pour atteindre les réserves du Caucase, Hitler se dirige vers Stalingrad et le Japon attaque à Pearl-Harbor pour rompre l'embargo pétrolier. Puis, à la fin de la guerre, à Yalta, en février 1945, Théodore Roosevelt reprend l'Arabie Saoudite à la Grande Bretagne.
 A l'issue de cette deuxième guerre mondiale qui a fait environ 50 millions de morts, soit 5 fois plus que la première, le monde est totalement transformé. L'arme nucléaire est apparue, la Shoah a eu lieu, le Moyen-Orient est divisé en 10 états et le communisme est triomphant. La troisième forme se récrée dans une moitié du monde et vis à vis de l'autre moitié du monde, la "guerre froide "  s'installe.  Cette forme est centrée autour de New-York et "de l'électricité".
Alors le développement se poursuit, électrifications, allocations familiales, demandes de masse pour les biens d'équipement ménagers inventés vers 1920 (les prix sont multipliés par 5 et la production par 10). Les innovations se multiplient; en 1947 la pile électrique, le transistor (qui a permis l'ouverture de la sexualité hors des bals officiels contrôles par les parents). Ainsi, est annoncée l'entrée des jeunes dans l'univers de la consommation, du désir et de la révolte.
Leçon pour l'avenir: le lien entre technologie et sexualité structure la dynamique de l'ordre marchand.
Les pauvres se soulèvent dans les ghettos. La classe moyenne épargne au lieu de consommer. Le nombre de ceux qui incitent à dépenser augmente: banques, assurances, publicité, médias, marketing. Dans cette forme, le "milieu est le "reste du monde". La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne rattrapent leur retard. Le monde est sous contrôle des Etats-Unis d'une part et de l'URSS de l'autre. En 1954, le premier ministre Iranien est destitué par la CIA pour avoir nationalisé le pétrole Perse qui est alors mis sous contrôle international. En 1952, les chars Soviétiques entrent à Budapest.
Le coeur commence alors à s'épuiser avec des dépenses militaires à l'étranger (guerre du Viet-Nam, de Corée et policières dans les ghettos). Les activités des services ne pouvant être automatisés, celle des "cols blancs" dans l'industrie ont une productivité qui stagne. La productivité du capital décroît, les capitaux vont de moins en moins vers les petites entreprises innovatrices. La hausses des prix, celle du pétrole en particulier, réduit les revenus disponibles sans augmenter ni la production ni la demande. L'épargne baisse. Les dettes augmentent. puis vient l'inflation qui réduit les dettes et le poids de l'endettement, mais en retour augmente l'inflation. En 1980, Les Etats-Unis semblent au bord du déclinavec une dette externe massive,la City redresse "la tête", le Japon devient leur principal créancier. Ce dernier aurait pu accéder au coeur, il en avait la capacité financière, le technologie et la puissance industrielle. Mais il ne peut résoudre les difficultés structurelles de son système bancaire  ni maîtriser la "bulle financière" et n'attire pas les "élites". C'est alors que surgit une "nouvelle vague technologique" qui va rendre possible l'automatisation massive des activités administratives dans les grandes entreprises, ce qui était "le problème" de la huitième forme marchande. Le centre économique et géopolitique du monde se déplace à nouveau vers l'Ouest.


          Los Angelès, 1980 - 2...? Le nomadisme Californien.
Pour la première fois, l'ordre marchand se réorganise autour d'un lieu, d'une culture et de ressources financières qui permettent à une classe créative de transformer une révolution technique en un marché commercial. Cette mutation en élargit l'espace et augmente le nombre de démocraties de marché.
Au coeur de 35 millions de personnes, de San-Francisco à Los Angeles, d'Hollywood à la Silicon Valley, Ce n'est pas le fruit du hasard. C'est là qu'on découvrit les mines d'or, que démarrèrent l'industrie du pétrole du cinéma, de l'électronique, de l'aéronautique, que l'on trouve grandes universités et centres de recherche...Il semble que la menace de tremblements de terre suscite une "vibration" intense dans cette région.
Comme dans les formes précédentes, les technologies préexistaient. Pour résoudre le problème de la productivité des activités administratives et de bureau des banques et des entreprises. La manipulation de l'information devient un atout majeur. Depuis 1920 existent des machines électriques à cartes perforées, depuis 1940 les premiers ordinateurs à usage militaire, en 1971 le microprocesseur voit le jour avec Intel co-fondé par Gordon Moore et vers 1973 l'ordinateur commence à remplacer les machines à carte, la bureautique est née. supprimant toute limite à la croissance des mécanismes financiers et et de couverture de risques. Une nouvelle fois, c'est par l'industrialisation de services (ici financiers et administratifs) que le coeur prend le pouvoir.mais,contrairement à ce qu'annonçaient les futurologues, ce n'est pas l'avènement d'une société de services et post-industrielle, mais exactement le contraire: c'est le début d'une industrialisation des services visant à les transformer en nouveaux produits industriels.
Nouveaux objets de consommation de masse: Les objets nomades (comme  auparavant l'automobile ou les produits électroménagers). On les appelle "nomades" car ils sont susceptibles d'aider l'homme en voyage. Le premier fut sans doute la pierre taillée. En 1976, Steve Job crée apple1, ordinateur individuel utilisable par tous. En 1979, les Japonais commercialisent le premier objet nomade dont le nom est quasi nomade: le walkman inventé par l'allemand Andréas Pavel. Le minitel apparaît en France et IBM lance le premier PC portable, IBM 5150 doté d'un processeur INTEL et de MS-DOS produit par Microsoft. Il pèse 12 kg, est 32 000 fois moins puissant que ceux de 1976 et 12 fois plus cher. Puis apparaît le téléphone portable et Internet. Pour les sédentaires, ils sont des substituts au voyage, pour les nomades, un moyen de rester en relation et d'avoir une adresse non territotriale. Le premier téléphone mobile non militaire arrive à la fin des années 1970. Aujourd'hui, c'est le plus grand succès commercial de tous les temps.
Naissance de l'internet: en 1962, le MIT publie sur la possibilité d'interaction entre deux ordinateurs. En 1965 a lieu le test de la première liaison par téléphone et en 1969, le réseau  arpanet fut créé (US Army puis réseaux universitaires). Le premiers Newsgroups en 1979 sont lancés par des étudiants Américains pour transmettre des données civiles dans les centres de recherche. En 1981, Arpanet arrive en Europe avec le protocole TCP/IP, puis le mot internet. En 1983 est ouvert le premier serveur gérant les noms de sites. Internet s'ouvre au grand public et les premières adresses email sont crées. Le langage HTML est inventé en 1981par Tim Berner du CERN, il est commun à tous les utilisateurs de ce réseau. Il organise la communauté et la nomme world wild web service. Il met en ligne la première adress IP: http://info.com/.
Leçon pour l'avenir: nombre d'innovations majeures sont le produit du travail de chercheurs payés sur les fonds publics pour chercher autre chose.
Puis les applications se multiplient, gestion commerciale, courrier électronique, commerce électronique, échange de données financières. En 1992, 1 million d'ordinateurs sont connectés, 10 millions en 1996 et 2 milliards en 2008. Internet aparaît comme le nouveau continent virtuel à découvrir, à peupler, à organiser, avec un champ infini pour les marchands et des sociétés les premières au monde.  (microsoft, oracle, AOL, google). En 2006, 100 millions de personnes jouent en réseau, l'activité intrenet dépasse les 4 000 milliards de dollars, 10% du PIB mondial dont la moitié aux Etats-Unis. Le rapport entre l'économie financière et l'économie réelle passe de 2 en 1976 à 50 en 2006; les transactions financières internationales représentent 80 fois le volume du commerce mondial contre 3,5 fois en 1997. Le marché de l'assurance devient considérable. Assurance de biens et de personnes et fonds de couverture de risques: 10% du PIB aux Etats-Unis soit 2 500 milliards de dollars contre 2 000 pour l'énergie et ils représentent 1/3 des transactions boursières; ils prennent des risques illimités sans en avoir le financement.
Le centre de gravité se déplace de New-York vers la Californie tout en restant le centre de la finance mondiale. Les Etats-Unis retrouvent leur dynamique d'emploi, de croissance, de productivité, d'entreprise, avec son esprit pionnier; la culture californienne de distraction, cinéma, musique, information a son débouché dans les objets nomades radicalement nouveaux. Les prix baissent, le patrimoine et l'enrichissement augmentent massivement.
Jonh Rawls parle de la recherche de l'équité qui remplace celle de l'égalité. Ils s'installent plus que jamais comme la superpuissance planétaire et organisent des réseaux pour séduire, convaincre, influencer. L'ordre marchand s'étent à de nouvelles démocraties (Grèce, Chili...); le système Soviétique lui-même bascule. En 1985, M. Gorbatchev tente d'instaurer la démocratie et passe de la Glasnost à la Perestroîka mais ne comprend pas (?) que la démocratie ne peut exister sans économie de marché. Le système mondial se libéralise partout, les droits de l'homme sont mieux respectés (96 pays ont aboli la peine de mort), les résultats sont exceptionnels (de 1980 à2000 le PIB a été multiplié par 3, le commerce des produits industriels par 25, >40 trillions d'euros et 4%/an, vitesse jamais atteinte dans l'histoire).
Mais bientôt les résultats stagnent, l'Europe poutant économiquement rassemblée décline, l'Asie remonte. Sa croissance dépasse 7,6%, son PIB est multiplié par 7. Le pacifique devient la première mer du monde et l'Asie s'approche à nouveau du coeur. Le Japon, qui aurait pu devenir un coeur et reste la deuxième économie du monde, subit en 1995 un crise dont il sort très affaibli en 2005. La chine décolle en 1989 et produit en 2006 plus de la moitié des produits "phare" de des formes antérieures. Les fortunes y atteignent des niveaux fantastiques, alors que les salaires sont la vingtième de ceux de "l'Occident". L'Inde elle aussi est en forte croissance avec des inégalitées encore plus marquées qu'en Chine.
Tout semble en place pour que cette 9ème forme réduise masssivement la pauvreté et et dure encore très longtemps.


3) Les débuts de la fin.

Cette fin s'annonce comme pour toutes ses devancières. L'ordre marchand souffre de nombreuses contradictions internes. Les déficits externes explosent  et leur financement est de plus en plus dépendant de l'étranger, surtout pour les USA et 2/3 des réserves mondiales ont perdu 1/3 de leur valeur. Le système financier Américain, sans contrôle, exige des rentabilités que l'industrie ne peut atteindre; Les entreprises prêtent au secteur financier plutôt que d'investir et la qualité baisse; elles croulent sous les dettes à l'égard des leurs retraités. L'industrie Américaine est menacée par l'arrivée d'Internet, tout ce qui peut être dématérialisé est progressivement échangé gratuitement.Les salariés aussi sont de plus en plus endéttés. Le taux d'épargne qui était de 10% en 1980, n'est plus que 0,2%, le plus bas du monde. Les inégalités entre riches Américains et les autres avec un accroissement considérable de la précarité, y compris en Californie. L'agriculture mondiale piétine alors que la population augmente de plus en plus vite. La croissance aggrave la misère de beaucoup. Une part importante de biens exportée à très bas prix est fabriquée par des travailleurs ultra-exploités dans les pays les plus pauvres d'Asie et d'Amérique latine en particulier des enfants dont les conditions sont intolérables. En fait personne ne contrôle plus rien. En Afrique, la situation est pire encore. Devant ce terrible décalage,les mouvements de population s'accélèrent. Les violences n'ont jamais cessé, même s'il n'y a pas de gurre déclaréeL La disparition de l'affrontement Est/Ouest révèle les écarts Nord/Sud. Les guerres civiles sont partout, des Balkans à l'Amérique latine, de l'Afrique au Moyen-Orient. En 1991, le mur de Berlin est tombé, mais l'Irak, nouvel allié de l'Amérique, veut s'emparer du pétrole du Koweît...et, le 11 septembre 2001, des pirates pétris de théologie abattent des monuments du monde "sédentaire".

Les USA accroissent leur dépense militaires et une neuvième fois, le coût de la défense d'un coeur menace sa survie. L'avenir, qui semble sourire à l'infini à l'Amérique, devrait pourtant s'inspirer des leçons de passé, il pourrait lui ressembler, la 9ème forme déclinerait, une 10ème forme apparaîtrait avec un nouveau coeur et de nouveaux vaincus? Cette histoire aidera à tracer les contourss de cet avenir et à en déceler les périls pour tenter de les maîtriser.







  



















Le visage de dieu 3) Un aperçu de ma lecture du livre des frères Bogdanov.


Le visage de dieu: 
Un aperçu de ma lecture du livre des frères Bogdanov.


Les rides du temps - Smoot,  George,  Davidson,  Keay -  - 9782080813466

"LE VISAGE DE DIEU" ou Ma vision de la cosmologie-
Georges Smoot, le "Père" de COBE (Cosmic Background Explorer, satellite lancé en 1992), déclarait dans la salle de presse: "pour les esprits religieux, c'est comme voir le visage de Dieu".




Mes remarques à propos du livre des frères Bogdanov:
 Pourquoi tant de passions? de rejets? Sans doute parce qu'il contraint à un choix impossible: Un univers sans cause d'un côté et de l'autre ce vers quoi G. Smoot a attiré l'attention, le "visage de Dieu"


 Même si depuis cette phrase, G. Smoot s'est prudemment "réservé", cette phrase résonne toujours en moi. Les réactions à ce genre de phrases sont souvent brutales, comme le montre "l'affaire Bogdanov" que j'évoque dans un article spécifique. Les esprits s'échauffent vite dès qu'on prononce le mot Dieu. D'un côté, les esprits "scientifiques" revendiquent la vérité d'une communauté dont les résultats ont fait leur preuve. Elle s'exprime avec juste raison certes, mais on voit maintenant les limites et les dérives possibles et avérées de la science. De l'autre les détracteurs, dont les raisons sont souvent justifiées, mais qui ne voient plus que par ces raisons, ce qui conduit souvent au dogmatisme et à l'intolérance.
 Je n'encense  pas les Bogdanov, mais leurs écrits sont proches de ce que je ressens souvent dans mes réflexions sur les limites de la connaissance et sur le sens que je donne à l'existence et ma fascination pour les merveilles de la nature. Cela personne ne peut me le contester, sous peine de me priver de ma liberté de penser et de vivre. Je refuse le mimétisme de pensée, celui que René Girard évoque dans "l'origine de la culture. J'aspire à écouter mon mon "inside" sans être "aliéné" par la pensée dominante, tout en l'écoutant aves sérieux.


1) Que se cache-t-il derrière "voir le visage de Dieu"?


*Introduction.
G. Smoot, le "père" du satellite Cobe (Cosmic back back ground explorer), a déclaré dans la la salle de presse où il présentait ses résultats au grand public: "...pour des esprits religieux, c'est comme voir le visage de Dieu". Même s'il s'est détracté et est resté prudent par la suite, ces paroles restent et résonnent de cette déclaration sur un profond mystère. Il a été largement commenté et cela va jusqu'au livre des frères Bogdanov, avec la polémique qui s'ensuit...
 Dans "Dieu et la science" (Avec Jean Guitton), les Bogdanov avaient écrit 'il est possible d'appréhender l'univers comme un message exprimé dans un code secret, sorte de hiéroglyphe cosmique, qu'on commence juste à décrypter". Il semble inscrit dans la trame de l'univers primordial, où l'avenir de tout ce qui est semble déjà crypté dans la première lumière. Cela veut peut-être dire que l'origine profonde de la trame cosmologique pourrait se situer ailleurs que dans le monde physique. L'univers repose bien sur des lois physiques, mais leur origine semble curieusement située en-dehors de notre réalité, antérieure au big bang lui-même. Paul Davies a dit en 2001: "Les lois de la physique n'existent aucunement dans l'Espace et dans la temps. Comme les mathématiques, elles ont une existence abstraite, elles décrivent le monde, mais elles ne sont pas dedans. Mais cela ne signifie pas que les lois sont nées avec l'univers. Si tel était le cas, si l'univers et les lois étaient issues de rien, on ne pourrait y recourir pour expliquer l'origine.Nous devons admettre qu'elles ont un caractère abstrait, intemporel, éternel".
La cosmologie est au confluent de la physique, de la métaphysique et de la philosophie. Quand la recherche approche de la question ultime de notre existence, les frontières entre elles deviennent inévitablement floues. Si l'ADN cosmique existe bel et bien, alors il faudra sans doute le chercher à l'origine, dans le tout premier instant qui a marqué la préhistoire du monde, bien avant le big bang. Là se trouve peut-être, dans la singularité initiale, codifié le scénario cosmologique au coeur de temps  imaginaire et du zéro.
*Les constantes universelles, le hasard, la création?
Le cosmonaute Poliakov écrit en 1998: "Nous savons que la nature est décrite par la meilleure des mathématique possibles, parceque Dieu l'a crée. C'est peut-être pour cela que le coeur d'une rose ou un magnifique coucher de soleil donnent parfois la sensation furtive qu'un ordre, une intelligence insaisissable et bienveillante est bel et bien là...mais l'instant d'après, cette certitude s'évanouit". A. Einstein a confié à P. Dirac, lui aussi troublé par l'ajustement des constantes universelles, que les valeurs de celles-ci n'étaient pas distribuées au hasard et sans doute poussé par cette conviction il a dit: "je veux savoir comment Dieu a créé le monde. Je ne suis pas intéressé par tel ou tel phénomène, je veux connaître la pensée de Dieu, le reste n'est que détail'.
"Est- ce un hasard?", c'est le dernier mot choisi par S. Hawking pour clore sa "brève histoire du temps". Il se demande entre autre pourquoi l'univers existe. Sa réponse a de quoi surprendre: "Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine. A ce moment nous connaîtrons la "pensée de Dieu"". Cela pourrait bien devenir l'horizon de la recherche scientifique au 21ème siècle, comme l'affirme F. Dyson à J. Peeble à Prince town: "Le défi est bien de lire la pensée de Dieu afin de savoir pourquoi l'univers existe, pourquoi il est tel qu'il est, pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien, pourquoi le monde a-t-il été créé"?
 M. Planck a aussi déclaré: "Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d'une force...nous devons supposer derrière cette force l'existence d'un esprit conscient et intelligent!" et si on suit S. Hawking, peut-être même la présence d'un être "responsable des lois de la physique avant le big bang". R. Penrose précise: "C'est une création à partir de rien. L'apparition à partir de rien de notre univers". Doù l'enthousiasme de G. Smoot face à l'éclair primordial: "c'est vraiment remonter en arrière jusqu'à la création, regarder l'apparition de l'espace et du temps, de l'univers et de tout ce qu'il y a dedans, mais aussi de voir l'empreinte de celui qui a fait tout ça". La science de l'information commence à nous dire que le monde de l'énergie et de matière repose sur un autre monde invisible mais déterminant, celui de l'information; un peu comme le monde du vivant obéit au code génétique. Est ce que désigne G. Smoot lorsqu'il lance à propos de l'univers: "Son évolution est inscrite dans ses débuts, une sorte d'ADN cosmique si on veut".
Le temps, l'espace et la matière auraient bel et bien eu un commencement. C'est ce que dut admettre Einstein après la découverte de Hubble de l'expansion de l'univers, Einstein dut admettre les idées de  G. Lemaître et de A. Friedmann. Sans le vouloir, voilà qu'il emboîte le pas du vénérable Saint Augustin qui a eu l'intuition d'écrire un jour au cours de la longue nuit du Moyen-âge: "l'univers n'est pas né dans le temps, mais avec le temps". D'où l'idée encore fortement ancrée que s'il existe une ère avant la création de l'espace, du temps et de la matière avant le big bang, celle-ci ne relève plus de la science, mais de la quête métaphysique, voire mystique. Quelles sont les limites de la science et de la métaphysique? G. Gamow, dans "la création de l'univers" propose d'appeler cette ère mystérieuse "l'ère de Saint Augustin". Et en 1951, Pie XII a déclaré: "Il semble que la science d'aujourd'hui, remontant d'un trait des millions de siècles, ait réussi à se faire le témoin de ce "Fiat Lux" de lumière et de radiations, tandis que les particules des éléments chimiques se séparaient, et s'assemblaient en millions de galaxies...Ainsi, la Création a eu lieu dans le temps donc il y a eu un Créateur, donc Dieu existe".
En 1965, Penzias et Wilson découvrent (par hasard?) le "reste", la trace du big bang, le rayonnement fossile. Wilson a une préférence marquée pour l'idée d'un plan conçu par une force extérieure: "Il y a certainement eu quelque chose qui a réglé le tout. A coup sûr, si vous êtes religieux, je ne vois pas de meilleure théorie  de l'origine cosmique susceptible de répondre à la genèse". Quant à Penzias (et plus tard Smoot), il finit par voir au coeur de rayonnement fossile "quelque chose" et l'astronomie nous conduit vers un évènement unique, un univers créé à partir de rien, avec juste le délicat équilibre nécessaire à l'apparition de la vie, un univers qui obéit à un plan sous-jacent" (presque surnaturel?)...Pour être cohérent avec nos observations, nous devons comprendre que non seulement il y a eu création de matière, mais aussi création de l'espace et du temps. Les meilleures données dont nous disposons sont exactement ce que j'aurais pu prédire si je n'avais rien lu d'autre que les 5 livres de Moîse, les Psaumes et la Bible. Le big bang a été un instant de brusque création à partir de rien".
L'astronome Allan Sandage, un des plus influents de la deuxième moitié du 20ème siècle est un exemple typique de cette difficulté à penser les débuts de l'univers sous forme d'un point. D'origine juive, il se convertit au christianisme à l'âge de 60 ans. Quand on lui demande si on peut être à la fois scientifique et chrétien, il répond haut et fort: "Oui, le monde est trop complexe dans toutes ses composantes et ses connexions pour être simplement le fruit du hasard...Pourtant, c'est tellement étrange! Cela ne peut pas ne pas être vrai". 
Où en sommes nous aujourd'hui? Les résistances restent encore fortes. Pour A. Linde, "expliquer cette singularité initiale, où et quand tout a commencé, reste aujourd'hui le plus intraitable problème de la cosmologie moderne". Mais tranche Lee Smolin, à quoi bon s'obstiner, il n' y a jamais eu de singularité initiale. "Un monstre tapi dans le ciel", grince Joseph. Silk et "répugnant"! gronde en écho Derek Raine, astronome à Leicester
Pourtant, la singularité initiale résulte d'une démonstration mathématique des plus sérieuses, voir les théorèmes de singularité de R. Penrose et S. Hawking (1977).

Pourquoi tant de passions? de rejets? Sans doute parce qu'il contraint à un choix impossible: un univers sans cause d'un côté, et de l'autre ce vers quoi G. Smoot a attiré l'attention: "le visage de Dieu".



2) Réflexion concernant la lumière.
Pour la lumière, le temps n'existe pas, ou plus exactement, dans le vide, il ne passe pas, c'est un des résultats de la relativité. Le temps varie avec la vitesse, plus elle est grande et plus le temps s'écoule "lentement" (à nos yeux?), et pour les photons dont la vitesse est celle de la lumière (appelée c), il ne s'écoule plus du tout. Cela signifie que pour les photons du "bruit de fond" du rayonnement fossile, il ne s'est écoulé aucun temps depuis qu'ils ont quitté le "nuage" de particules primitives qui composaient l'univers, 380 000 ans après le big bang, et même avant. Autrement dit, alors que pour nous, 13 milliards 700 millions (ce nombre peut être contestés, cela n'est pal l'objet ici), ont passé depuis que le cosmos s'est "allumé", nos photons, eux, n'ont pas vieilli d'une seule seconde! Mais le comble est que l'espace lui-même avec ses distances à franchir, ne signifie rien pour le photon. Pour lui, l'étendue n'existe pas, la durée non plus. Cela veut donc dire qu'au moment où il quitte "le fond diffus", pourtant à l'autre bout de l'univers, de son point de vue, le photon est déjà arrivé dans votre salon, sur terre.En certain sens, grâce à la première lumière, il est donc possible d'observer le big bang en direct, un peu comme si on y était.


2) Quelques données sur l'infiniment petit et les "réglages de l'univers.


Dans ses cours, Richard Feynman insistait toujours longuement sur l'étrange constante de structure fine et, comme G. Smoot, il ne peut s'empêcher de voir dans cette suite miraculeuse, totalement inexplicable, la main de Dieu. C'est l'un des plus grands mystères de la physique, un nombre magique donné à l'homme sans qu'il comprenne quoi que ce soit. On pourrait dire que "la main de dieu" a tracé ce nombre et que l'on igore ce qui a guidé a fait courir la plume. On connait le rituel expérimental auquel il faut procéder pour le mesurer, mais on ne sait pas quel programme il faut mettre dans son ordinateur pour en faire sortir ce nombre. Une autre constante qui est un des paradoxes les plus troublants de la physique actuelle, est la constante cosmologique. tout se passe comme si elle avait été calculée, réglée avec une précision inimaginable qui tient du miracle. Un prodige que G. Smoot ne manque pas de relever dans son livre "le big bang, l'évênement le plus cataclysmique que nous puissions imaginer. C'est là, "dans cette valeur absolument extraordinaire, déterminée à la 119 ème décimale près", que l'on retrouve une nouvelle fois, quelquechose comme le visage de Dieu. C'est cette valeur absolument extraordinaire, qui permet à l'univers d'atteindre la densité critique, incroyablement près de la valeur 1 grâce à laquelle il est pratiquement plat. G. Gamow et S. Weinberg on calculé qu'environ 200 secondes après le big bang, la densité moyenne était celle de l'eau, 1 gramme/cm3. cela signifie que le rapport entre la densité moyenne de l'univers et la densité critique (appelé oméga), différait seulement de un après 13 zéros derrière la virgule. Ebranlé, G. Smoot n'a alors pu s'empêcher d'observer "qu'une valeur si proche de un ne peut être l'effet du hasard" et les gens raisonnables pensent que "quelque chose" oblige oméga à être égal à un". Ce quelque chose pourrait être la constante cosmologique.
Mais comment arrive-t-elle au chiffre tellement précis qui est le sien et pas un autre? C'est là que les choses deviennent renversantes: les contributions positives venant des forces de l'univers et les contributions négatives venant de la matière s'annulent jusqu'à la 120ème décimale. Curieusement cet étrange paradoxe est en accord avec la prévision faite par S. Weinberg en 1987: la constante cosmologique devait être nulle jusqu'à la 120ème décimale. Un peu plus grande, l'univers se serait dilaté trop vite pour donner naissance aux étoiles et aux galaxies, un peu plus petite, il se serait effondré sur lui-même. Curieusement, les unités de Planck définies à partir de certaines constantes fondamentales, ont été appellées unités de dieu par certains physiciens.


3) questions sur la naissance de l'univers -hasard?.


Au fond, la question est celle-ci: l'univers est-il apparu par hasard, ou bien s'agit-il comme aimait à le dire l'astronome Fred Hoyle, d'un coup monté? L'aventure de la vie résulte, semble-t-il d'une tendance naturelle de la matière à s'organiser spontanément en systèmes de plus en plus hétérogènes et de plus en plus complexes.
Mais pour quelle raison profonde? y a t-il une ou plusieurs lois encore inconnues qui dans certaines conditions d'énergie, poussent la matière à s'organiser jusqu'à devenir vivante? I. Prigogine a montré qu'il existe une sorte de trame continue unissant l'inerte, le pré-vivant et la vivant. La matière tendant à s'auto-structurer pour devenir matière vivante, c'est là le secret des structures dissipatives de Prigogine.
L'univers n'est pas seulement un vaste ensemble d'étoiles et de planètes, c'est surtout une stupéfiante organisation hiérarchique qui conduit des molécules inanimées vers la vie. Celle-ci est l'expression nécessaire d'un univers dont le réglage sous-jacent implique les molécules les plus simples s'organisent en systèmes de plus en plus complexes jusqu'à engendrer la vivant. Freeman Dyson, un des pères de la chromodynamique quantique, ira jusqu'à écrire: "plus j'analyse l'univers et plus j'étudie les détails de son architecture, plus je rencontre des preuves selon lesquelles, dans un certain sens, l'univers "savait" que nous allions apparaître. Il y a plusieurs exemples, au sein des lois de la physique nucléaire, "d'accidents numériques" qui semblent conspirer pour rendre l'univers habitable". Et plus loin: "Etant scientifique éduqué dans le mode de pensée du 20ème siècle, et non du 19ème siècle, je ne prétends pas que l'architecture de l'univers prouve l'existence de Dieu, je dis seulement que cette architecture est compatible avec l'hypothèse selon laquelle "l'esprit" joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l'univers. Je pense que l'univers tend vers la vie et la conscience et qu'il a du sens parce que nous sommes là en train de l'observer et d'appréhender sa beauté harmonique. Il s'agit là d'un pari métaphysique et non d'un strict raisonnement scientifique".
Contrairement à ce qu'affirme J. Monod, grand défenseur de l'idée de hasard universel, la vie ne semble pas explicable par une série d'accidents. Einstein, en répondant en 1936 à un enfant qui lui demandait s'il croyait en Dieu, a écrit: "tous ceux qui sont sérieusement impliqués dans la science, finirent un jour par comprendre qu'un  esprit se manifeste dans les lois de l'univers, un esprit immensément supérieur à celui de l'homme".


4) La radiation fossile et l'état KMS -temps imaginaire?.


Pour l'astronome L. Coles, "le radiation fossile" trouve son origine à une époque de l'histoire thermique de l'univers où l'équilibre était réalisé. Le tout est de préciser quand. Plus on remonte dans le passé, plus la température augmente. Il y a 380 000 ans, elle était de 3 000 degrés et l'univers 1 000 fois plus petit qu'aujourd'hui. Avec la température, c'est l'équilibre thermique de l'univers qui va croissant jusqu'à...l'équilibre parfait qui existait à l'aube des temps, au moment de big bang; à l'instant de Planck, à 10 puissance - 43 secondes. A partir du rayonnement fossile, il est possible de "voir" que l'univers était en équilibre, au moins 1 heure après le big bang selon G. Smoot. De plus, la "nucléosynthèse" liée au big bang fournit une preuve solide que cet équilibre existait plus tôt encore, dès le première seconde.
Déjà en 1980, S. Hawking: "écrivait: l'univers a été nécessairement en équilibre thermique à l'échelle de Planck".
Au moment de big bang, les objets en équilbre sont les gravitons que certains appellent les "particules divines". Pourquoi? parce que cette force était déjà là, unifiée aux autres forces de l'univers, et selon les Bogdanov, même avant le big bang. Les gravitons seraient des perturbations subies par la métrique de l'univers à l'échelle de Planck, qui, lorsqu'elle fluctue engendre des ondes gravitationnelles. Pour P. Coles  il est raisonnable de penser que, durant cette période, où la température est de l'ordre de 10 puissance 19 Gev, un équilibre thermique entre les différents composants de l'univers, en particulier les gravitons, est réalisé.D même, Venezziano ajoute: "Dans le modèle standard (de la cosmologie), un état fondamental constitué d'ondes gravitationnelles thermiques pourrait trouver son origine à l'échelle de Planck, lorsque la température était assez élevée pour maintenir les gravitons en équilibre thermique". L'univers est alors dans un état spécial, que les physiciens appellent état KMS (Martin, Kubo, Schwinger). Cet état, pensent les Bogdanov, domine l'univers juste avant le big bang et on en observe aujourd'hui les traces au sein du rayonnement fossile.
En 1995, Moshe Flato disait aux frères Bogdanov: "regardez de près la théorie KMS, il s'y passe des miracles". L'état KMS relie l'équilibre tehrmique d'un système à son évolution, un peu comme un funambule qui, sur une corde, ne peut conserver son équilibre qu'au prix de petits mouvements de son balancier. Lorsqu'un système quantique est dans un état KMS, c'est à dire quand son équilibre et son évulution sont réunies, alors son temps propre, au sens strict cesse d'exister, plus exactement, il devient complexe (il a une composante réelle et une composante imaginaire). Il se déforme et il devient "flou", un peu comme l'espace en physique quantique. (vidéo physique quantique) . On peut retrouver cette condition dans l'univers entier, puisqu'il est un système quantique à l'instant de Planck et il est en équilibre thermique.
La conséquense est que la coordonnée temporelle du cosmos avant le big bang n'est pas encore fixe, mais elle est soumise à des fluctuations entre le "direction" réelle et le "direction" imaginaire.
En 2006, les Bogdanov avaient demandé à S. Hawking si le temps imaginaire était la forme fondamentale du temps et derriere sa machine qui l'aide à communiquer, il avait rémpondu ... oui. Si le temps est représenté par une droite, alors le temps imaginaire est représenté par une droite perpendiculaire au temps réel. Et si le temps fluctuait avant le big bang, ces fluctuations ont laissé des traces visibles au sein même du du rayonnement fossile. Ce les rides du temps dont parle G. Smoot. La carte révélée par Cobe est celle qui s'est dévoilée 380 000 ans après le big bang, alors que la lumière s'était "découplée de la matière. Mais que pouvait être l'univers au moment à l'instant de Planck? Ici des régions (en rouge sur la carte), où le temps est comme le nôtre, non euclidien, ou plutôt lorentzien, elles sont "lisses", là (en bleu), des régions, "crevasses", où le temps est de métrique  euclidienne. Ces régions sont  soumises à des fluctuations quantiques. Dans les régions euclidiennes, la gravité n'existait pas, alors qu'elle existait dans les régions non euclodiennes (lorentziennes). D'où le nom de rides du temps proposé par G. Smoot.
Vers "-380 000 ans, le paysage est transformé par l'inflation. Les régions où la gravité existe (en rouge), ont attiré la matière, alors que celles où la gravité n'existait pas (en bleu maintenant), apparaissent comme des trous. La lumière porterait donc des traces des oscillations du temps, et les fluctuations visibles sur le fond cosmologique pourraient pour origine lointaine les fluctuations de la métrique à l'échelle de Planck. Cela pourrait être l'image visible de l'état KMS avant le big bang. Comment tenté de voir le "visage de Dieu" à travers cet étrange poudroiement venu d'un temps où le temps n'existait pas encore?


5) L'énergie noire?


En 1998, on a observé que des supernovaes son bien plus éloignées que ce que leur luminosité permet d'établir. On en a déduit que l'expansion de l'univers s'accélère sous l'influence d'une énergie inconnue, "l'énergie noire", ou sombre. On éviterait donc le big crunch, et l'univers aurait une expansion infinie? En fait, il pourrait peut-être s'agir de la fameuse constante cosmologique, et pour certains, ce serait une 5ème force, "la quintessence"?
 Cette énergie noire représenterait (?) les 3/4 de l'univers alors que la matière ordinaire compterait pour moins de 5%. Nous ignorons donc les3/4 de l'univers.


Où se trouve la source de matière noire? Sans doute pas ici, dans notre univers présent, mais plutôt avant sa naissance matérielle, avant le big bang. Avant 2004 il était impensable d'en parler. Pourtant, en 2006, Roger Penrose donne une conférence intitulée: "avant le big bang, une nouvelle perspective spectaculaire, et ses implications en physique des particules". E 2008, c'est l'atrophysicien M. Kamionkowski qui s'aligne sur la même position: "Il n'est plus complètement fou de se demander ce qui s'est passé avant le big bang".
Pour les Bogdanov, avant le bing bang, le temps n'est plus fixe, il oscille entre la direction réelle et la direction imaginaire. Il est possible de voir que la source de fluctuation du temps est un champ complexe, au sens des nombres complexes.
Dans l'univers KMS, ce champ scalaire complexe "remplace" le temps  et est donc la source profonde des fluctuations de l'axe temporel. Puis, à partir du big bang, l'équilibre thermique est brisé au cours de l'expansion en une partie réelleet une partie imaginaire, l'univers quitte alors l'état KMS, le temps se normalise et cesse alors de fluctuer et devient...réel. En fait, soudain libérée, la partie imaginaire a pu devenir la partie réelle, celle que nous connaissons, et la partie réelle un paramètre libre dont la valeur est devenue une constante. Et c'est ce qui accélère l'expansion. En 1998, les Bogdanov, qui pensaient qu'un calcul direct était à priori possible, éraient tombés sur cette valeur incroyablement petite, 10 puissance -120,(qui équivaut à 10 puissance -29 g/cm3). Ce qui est troublant, c'est que c'est aussi celle qui a été calculée pour la constante cosmologique. Comme si le champ à l'origine de l'oscillation du temps avant le big bang et aujourd'hui la constante cosmologique étaient une seule et même chose.
Que conclure? que l'énergie noire serait ce champ scalaire complexe? Son existence représenterait un indice fort de l'existence énigmatique et étrange d'un temps autre, imaginaire avant le big bang.


6) D'où la question: d'où vient le big bang?


*Indications fournies par les anisotropies.
En 2006, un groupe de physiciens théoriciens japonais de l'université de Tsukuba, spécialisés dans l'étude de rayonnement fossile, a écrit "De précieuses informations sur les processus physiques qui se déroulent dans l'univers en expansion ont été enregistrés dans le rayonnement fossile sous forme de minuscules anisotropies. Le spectre de puissance angulaire de ces anisotropies, récemment observées par COBE et WMAP, sont, grosso modo, la projection de l'histoire de l'univers pour la période comprise entre sa naissance et aujourd'hui. Ceci nous donne un espoir extraordinaire que si nous croyons en l'idée de l'inflation de l'univers, c'est dire à une expansion extrêmement rapide sans thermalisation globale, la corrélation à grande distance des anisotropies observées peuvent fournir des informations sur la dynamique de la période avant le big bang.. Nous sommes maintenant au seuil de révéler et de vérifier l'aspect quantique de l'univers".


*Création du temps?
L'univers au moment du big bang donc là devant nous. Cependant, il n'a pas surgi du néant, comme ça; il vient bien de quelque part. Premier repère, il existe quelque chose, un autre monde, avant le big bang. Nous ne pourrons certainement jamais le voir, mais ce n'est pas le néant. Contrairement au raccourci des scientifiques, l'univers n'a pas été créé à partir de rien. deuxième repère, la réalité physique telle que nous la connaissons est apparue après le big bang, non pas à l'instant zéro, mais 10 puissance 43 s après l'instant zéro. Et dès les 3 première minutes, on trouve tout dans l'univers, du temps et de l'espace bien sûr, mais aussi de l'énergie, beaucoup d'énergie, et les briques fondamentales de la matière. Troisième repère, qui découle des deux précédents,avant le big bang, le temps, l'espace, la matière n'existent pas encore. Qui donc alors? On a des bribes de réponse dans l'état KMS. C'est de ce côté là qu'ont cherché les Bogdanov.
Cette condition s'applique à l'univers entier, d'où cette conséquence spectaculaire, le temps était certainement complexe, oscillant entre une forme réelle et une forme imaginaire. La réponse à la question qu'y avait-il avant le big bang tient dans les trois formes de temps.
 La première, c'est la forme ordinaire, le temps de chez nous. Il est lié en profondeur à l'énergie, sans énergie, pas de temps.  La deuxième, est le temps imaginaire pur.  Il ne s'écoule pas, il est comme gelé, un peu comme la bobine d'un film dont l'histoire ne s'écoule pas. L'énergie ne peut y exister. A sa place, on trouve de l'information. En fait, c'est la même chose que de l'énergie, mais dans le temps imaginaire. On n'y parle de kg ou de km /h, mais on décrit une quantité d'information en bits. On commence maintenant à savoir mesurer la quantité d'information de tel ou tel objet. La troisième forme du temps est le temps complexe. Il résulte de l'addition du temps réel et du temps imaginaire pur. Ce dernier existe lorsque le temps réel n'existe pas, autrement dit , à l'instant zéro, et alors, notre "monde énergie" n'existe pas non plus. Et qu'y a-t-il à sa place?  De l'énergie imaginaire. Cette énergie, bien connue des physiciens, ne varie pas, puisque le temps réel n'existe pas encore.Elle se réduit à un champ scalaire, un nuage de nombres, ensemble de chiffres. C'est une énergie "cristallisée", qui associe un nombre à chaque point On l'appelle aussi information, quelque chose de purement numérique,qui encode toute les propriétés de l'univers destinées à apparaître après le big bang.
Nous tenons ainsi les deux bouts de l'univers: à l'instant zéro, le temps imaginaire et l'information et à l'échelle  de Planck, le temps réel et l'énergie. Le temps imaginaire se transforme en temps réel, et l'énergie, imaginaire à l'instant zéro, en énergie réelle au moment du big bang.


*Alors d'où vient le big bang?
Faisons appel à un exemple simple: celui d'une mélodie gravée sur un CD. Quand le titre commence à être diffusé, grâce à l'énergie sur les enceintes, on entend la mélodie en temps réel. Et sitôt le morceau achevé, on éjecte la disque qui quitte alors le monde des sons et de l'énergie, pour se réduire à la seule information gravée sur les sillons. Se demander ce qui se passe avant le big bang, revient à se demander ce qu'il y avait avant qu'on introduise le CD dans le lecteur.La mélodie était bien là, mais sous forme d'information.
La source de la colossale énergie qui, en quelques fractions de secondes jaillit du néant pourrait bien être issue de l'information primordiale codée à l'instant zéro: une brutale "transition de phase" entre l'énergie imaginaire, information initiale et l'énergie réelle qui va se déployer dans le big bang.
En ce sens, la singularité initiale pourrait être le support du "code cosmologique", une sorte de programme mathématique qu'on pourrait comparer au code génétique, ce qui affaiblit considérablement le rôle qu'aurait pu jouer le hasard au moment du big bang. et à fortiori avant. C'est sans dout un sentiment similaire qui a traversé G. Smoot face à la singularité initiale: "est ce donc là que s'arrête la science et que Dieu prend le relais, le Créateur de cette singularité initiale? Peut-être peut-on appréhender l'univers comme un message livré dans un code secret, une sorte de hiéroglyphe cosmique? Mais qu'y a t-il dans ce message? Chaque atome, chaque fragment existe dans la mesure où il participe d'une signification universelle. Ainsi se décompose le code cosmique, d'abord la matière, ensuite l'énergie, et enfin de l'information.
Évidemment, dire que le big bang provient de l'information ne nous dit pas, et ne nous dira sans doute jamais d'où vient l'information elle-même. Y a t-il quelque chose au-delà? S'il s'agit d'un message (secret?), qui a composé ce message? Peut-être la réponse est-elle écrite dans le message?


7) Conclusion.


Depuis 13,7 milliards d'années, l'univers a lentement gravi les échelons de la complexité jusqu'à donner naissance à  la vieet à la conscience. Un tel scénario est-il inscrit au coeur même de la matière, comme l'ont écrit G. Smoot et F Dyson? Si tel est le cas, alors l'univers est aussi une organisation qui conduit nécessairement les molécules vers la vie. En d'autres termes, la vie serait l'expression spontanée d'un univers dont la tendance naturelle consiste à organiser las molécules les plus simples en systèmes complexes, jusqu'à engendrer du vivant. Toute cette diversité trouve son origine dans l'atome de carbone. La moindre modification de cette chaîne causale ou de la valeur d'une de ses constantes physiques, déboucherait sur des solutions incomplètes, inexactes, incompatibles avec l'univers tel que nous le connaissons.
Si on remonte à l'instant zéro, où devaient être codées toutes les lois physiques sur lesquelles repose notre réalité, ce programme cosmologique se réduirait à un système d'instructions et de données numériques. Alors ce code serait plongé dans un temps imaginaire. Que se passerait-il si notre "DVD cosmique" n'était pas mis en lecture, passage à l'énergie réelle et au temps réel? Rien! L'univers que nous connaissons n'existerait pas:l'information contenue resterait alors  dans le temps imaginaire. Mais aussitôt que notre "disque cosmique" serait mis en lecture, alors l'information qu'il contient, l'ensemble des lois physiques qui gouvernent l'univers, entreraient dans le monde de l'énergie et du temps réel. L'origine des constantes universelles, dont, la vitesse de la lumière, est bien extérieure au monde. Ces lois semblent avoir une existence indépendemment de celle de l'univers, on sent confusément qu'elles viennent d'ailleurs.
Par ailleurs, y a t-il une justification à l'unité de la vie où on retrouve les mêmes structures de base moléculaires et génétiques, la même structure lévogyre des molécules du vivant? On observe dans chaque espèce une évolution à partir d'un ancêtre commun. Les recherches les plus récentes mettent en évidence un fait extraordinaire: l'évolution des créatures vers le néo cortex humain semble déjà codée dans le cerveau reptilien de ces lointains ancêtres. Cela suggère que l'évolution des espèces ne dépend pas seulement du hasard. Selon Seth Lloyd et David Deutsch, l'évolution de tout l'univers et de ce qu'il contient obéit à une sorte de programme enfoui au coeur même de la matière.
Or s'il existe, jusqu'où nous faudra t-il remonter pour en trouver l'origine? N'est il pas encore antérieur à cet instant qui précède le big bang? Paul Davies a écrit: "En affirmant que l'eau signifie la vie, les scientifiques de la NASA font tacitement un pari infiniment profond sur la "nature de la nature" ils disent, en effet, que contre toute attente, lois de l'univers ont réussi à apprivoiser la vie; que d'une certaine manière, les principes mathématiques de la physique, dans leur élégante simplicité, savaient tout , "à l'avance", de la vie et de son immense complexité. Si la vie découle bien de la soupe primordiale, si elle en dépend par causalité, alors les lois de la nature encodent une instruction cachée, un "impératif cosmique" qui ordonne; "créez la vie"! Et à travers la vie, ses conséquences: l'esprit, la connaissance, la compréhension des choses. Telle la vision à couper le souffle de la nature, magnifique et exaltante dans sa majestueuse grandeur".


Et pendant ce temps, le sattelite PLANCK a pour mission d'approfondir le travail de COBE et de WMAP. Jean. Michel. Lamarre, le responsable du projet, écrivait en 2009: "Parce qu'il a été conçu pour mesurer la polarisation du rayonnement et y introduit le moins de distorsion possible, on pourra chercher à mesurer le réseau des ondes gravitationnelles produite pendant la phase d'inflation du big bang".