23 déc. 2010

LE BAISER DE DIEU 3) -Le mal, la souffrance et la mort/3-la mort

Le mal, la souffrance et la mort.
Partie 3 -La mort.



Avec la mystique juive, contemplons l'une des lumières qui éclairent le nom d'Adam.

Adam est "Elohim" (la lettre aleph) dans le sang, et la présence divine dans le sang (dam) fait battre le coeur de l'homme. La vérité est celle que Dieu fait battre dans le coeur d'un mort, un coeur subtil, peut-être le centre du corps-énergie que décrit la médecine chinoise? Selon ces traditions, le mort n'est pas mort. Pour l'Hébreu, la vérité se définit par ce à quoi on accède en mourant à une dimension de vie pour entrer dans une autre, plus subtile, mais non moins réelle, jusqu'au réel ultime de dieu. La racine Hébraique de Mout (traduit généralement par le verbe mourir) en y attachant le sens courant de fin de vie avec son cortège de hideurs, a une toute autre signification. Si nous lui gardions ce sens, de nombreux versets biblique nous feraient frémir ("précieuse est aux yeux du Seigneur est la mort de ses "miséricordieux"). Nous avons à recouvrer notre regard ontologique pour lire en cette racine celle du verbe muter.
Il implique la mort, mais celle-ci n'est que la première phase d'une dynamique de vie dont la deuxième est ressusciter, naître à un autre niveau d'être.
Concernant l'arbre de la connaissance, Dieu dit: "Dans le jour où tu mangeras de lui, parce que tu es mutant, tu muteras". Ce fruit Divin ne peut être assimilé que par celui qui, ayant assimilé les mutations sera devenu feu, sinon et pour ne pas être brûlé, il mutera en régression ce qui est protection et non punition. Le Dieu Biblique n'est ni dictateur ni punisseur, il est un amoureux éclairant l'homme dans la connaissance des lois dans le respect desquelles sa liberté s'accomplira. Participant de cette régression, nous projetons sur Dieu le juridisme de nos lois de l'exil et nous le revêtons d'un autoritarisme où la mort devient un châtiment, une plaie noire. Le regard que nous portons sur elle en est faussé. Régressé au même rang que les animaux de la terre, Adam est revêtu d'une peau animale. Son corps biologique le protège d'un corps énergétique qu'il ne peut plus assumer et le fait participer du cosmos extérieur dans lequel il est projeté, voire exilé! Parlant de ceux qui se donnent la mort, un écrivain chrétien a écrit: "Trois facteurs souvent entremêlés me semblent expliquer l'intrusion en eux des ténèbres: l'absence de sens, la pulsion de mort et le narcissisme". Notre situation d'exil qui fait de nous des divorcés de la vie et explique cette infirmité que nous avons à vivre:
          - L'absurdité apparente de l'existence venant de la surdité acquise dans l'oubli du Verbe fondateur de l''être.
          - Le repli sur un ego solitaire, individualiste, autant idolâtré que détesté.
          - Les désécurisations forcées auxquelles aujourd'hui aucun abandon conscient ne préside, aucune certitude de resécurisation conquise sous d'autres lois ne vient donner sens.
          - L'absence totale de fil conducteur tissant une cohérence sociale et reconduisant à un Orient.
Tout cela fait du maître de ce monde un tueur. Nous n'avons pas à juger, seulement un effroi sacré, et la compassion, la prière pour ce monde, pour qui la vie est si banalisée que la mort et la meurtre le sont aussi.
Dans le mystère si poignant de la mort, le mythe du Déluge et la description des morts qui en est faite, que ce cataclysme déchaîne, est très éclairante et pourtant aucun exégète n'en parle. Un nouveau verbe hébreu le "dit" , le verbe "Gawo'a" qu'on peut traduire ici par rendre le souffle, c'est à dire "rendre compte du souffle de vie qui est donné à l'homme", de la qualité d'âme vivante qu'il a reçue de Dieu pour accomplir son potentiel d'énergies. Les trois patriarches d'Israêl "rendent le souffle" et mutent". Cette étape de vie, au moment de la mort, est présente dans toutes les traditions. Le Shalom, la "paix" a pour finalité payer sa dette. Le Christ dit aux siens: " je vous enlève la paix, je vous donne ma paix". "Toute chair rend le souffle. tout ce qui est esprit, souffle de vie dans ses narines, et tout ce qui est "dans l'Epée" mute." Mais on peut penser que celui qui ne peut répondre des talents qui lui ont été confiés, de la gloire de Dieu qu'il avait à devenir, bref de son entrée dans la dynamique de l'Epée, celui-là ne mute pas, il est mort avant de mourir. Que devient-il?
Le texte ne le dit pas. Peut-être est-il envoyé dans les ténèbres extérieures, là où il ya des pleurs et des grincements de dents (est-ce là le Shéol?). Mais ceux-là qui se dressent au-dessus de la 'Adamah, ceux-là sont "subtilisés". Le verbe "Qoum", se dresser, est aussi ressusciter. Le verbe Mahoh (subtiliser) est lui, de la famille de Moah, la moelle. Osseuse ou épinière, elles sont toutes deux unies dans la même fonction énergétique; elles font partie de ce qu'on trouve dans la tradition chinoise, les "entrailles merveilleuses". "Subtiliser" est donc beaucoup fort qu' "effacer", car s'il y a effacement, il y a aussi passage à un autre niveau d'être, dans le sens d'une séparation entre le subtil et l'épais. Ces êtres ressuscités qui dans le Déluge sont "subtilisés" semblent aller constituer dans l'au-delà, l'épaisseur du tissage écarlate d'une humanité accomplie. Le texte se termine par le sort de ceux qui, avec Noé dans l'arche, loin de périr dans le Déluge (matrice d'eau) rendent compte de leur souffle afin que l'Epée les vivifie et qu'au-delà de l'épreuve de la matrice de feu symbolisée par l'arche, ils poursuivent leur chemin...
Ce texte hébreu resserre en nous l'exigence d'une juste lecture de la mort. La vérité ("'Emet") est Dieu présent et agissant avec l'homme dans ses mutations. En elles Dieu fait battre le coeur profond de l'humanité. Cependant, combien il est difficile de quitter ce monde pour celui que l'autre monde appelle; quitter l'être cher pour ceux qui restent. Combien les attachements obligent les une et les autres à "s'arracher à sa peau", cette tunique animale tissée de toutes les fibres des amours humaines! Mais interrogeons nous: ne sommes-nous pas des tueurs, souvent les auteurs inconscients de nos meurtres à l'instar de "Quaîn"?
Les villes que l'homme a construit, les civilisations qu'il édifie, si admirables soient-elles, les systèmes philosophiques érigés en certitude auxquels il oblige, les découvertes scientifiques dont il ne contrôle plus les applications, l'ensemble de ses oeuvres mues par l'orgueil insensé qui préside à son illusion d'être devenu Dieu, tout est source de mort. Il reste les beautés grandioses du travail de l'homme, mais le bilan est lourd: que de disparition brutale d'êtres jeunes, d'enfants! que de tortures et peurs laminant le dos! que d'êtres livrés à la cruauté de l'autre diabolisé! ...Que de souffrances et comme notre monde est douloureux et pourtant comme il est difficile de le quitter!
C'est un paradoxe absolu que l'affrontement de nos deux natures en chacun de nous: l'Homme animal a si peur de l'autre, l'Homme ontologique présent en lui, dont il a la nostalgie et qu'en même temps il redoute! Qui sait aujourd'hui que dans sa liberté fondamentale, l'Homme a choisi l'éloignement de Dieu et donc l'ignorance, la souffrance et la mort? Sa relation magique au Dieu tout extérieur à lui qu'il s'invente tout-puissant pour le convoquer à l'obligation de l'arracher à son drame, cette relation illusoire est en train de s'effondrer. Mais s'effondre avec elle toute relation et...l'Homme rejette Dieu.






22 déc. 2010

LE BAISER DE DIEU 2) -Le mal, la souffrance et la mort/la souffrance

Le mal, la souffrance et la mort. partie 2) la souffrance




Part 1 - Terre dévorée - Destruction Massive
envoyé par Up-Date. - Regardez les dernières vidéos d'actu.



Le mal, la souffrance et la mort
Partie 2- la souffrance 

 La souffrance est inhumaine.                           
 Elle n'est que du registre de l'exil où l'homme, coupé de de son "Isha et donc de son Dieu, n'est plus un Adam verticalisé, mais un animal à quatre pattes, comme le décrit la Sphinge dans le mythe d'oedipe, figé dans son exil. Captif inconscient de Satan, il oublie les lois ontologiques, les transgresse et accuse le monde entier et Dieu lui-même de ce qu'elles se retournent contre lui. Il oublie l'unité entre les êtres dans le grand 'Adam. Les hommes se vivent alors en rapports de force et s'entretuent. Exploitant l'avoir, ils détruisent l'être. Le corps biologique, informé en chacun de ses organes de sa finalité divine, mais vécu dans un compte à rebours, est la proie des maladies. Cette liste tragique qu'on peut poursuivre, constitue "les plaies d'Egypte". 

Les dix plaies d'Egypte: l'intreprétation moderne.

video
les dix plaies d'Egypte


Ces dix épreuves expriment l'état intérieur de l'humanité. Elles sont vécues comme telles par les Hébreux, mais sans aucune ouverture de la conscience par les Egyptiens, comme tant d'êtres aujourd'hui, qui vivent épreuves et cataclysmes dans le non-sens et la révolte (Ils disent: s'il y avait un Dieu, ça n'existerait pas).







La dixième plaie, si cruelle, mais qui s'impose aujourd'hui à notre conscience implique profondément notre responsabilité. En cette dixième plaie, le nombre dix, lié à la lettre yod, nous conduit à la personne du Fils. En cette épreuve, le destructeur, Mashehit, descend en Egypte. Ce nom dérive de Shahot, détruire et exterminer, il est aussi la forme du mot Massiah, le Messie. Parce que l'Egyptien n'a pas mis au monde un Fils intérieur, son fils extérieur meurt. Il n'est pas entré dans une dimension d'homme, confondu avec le monde animal, il détermine la mort des premiers nés des animaux. La loi est inexorable, elle est ontologique. Elle joue dramatiquement aujourdh'hui. Nos enfants meurent de ce que nous ne mettons au monde le Fils Divin que nous portons en germe et qui, abandonné, meurt.
 Mais lorsque l'homme tel l'Hébreu des écritures est entré dans le flux de son accomplissement,alors son fils est épargné. Passer au-dessus, épargner, est le verbe Passoah qui donne Passah, la Pâque. De leur côté les Egyptiens sont sacrifiés; quand le sacré ne se fait pas sur la Autels intérieurs, il se joue au-dehors, là où se dressent les autels des lits d'hôpitaux, des champs de bataille, des lieux d'attentats et des enfers plus tragiques encore...ceux qui meurent là, faisant le sacré, entrent dans une indiscutable sainteté, ouverture, non dans l'horizontalité d'un temps historique, mais dans la verticalité de l'Histoire tissée du fil écarlate. Ce qui ne se construit pas l'épée, tue par l'épée. Tel est le jugement.


Il y a une grande distinction entre l'épreuve et la souffrance. L'épreuve est ontologique en son origine, elle est le face à face nécessaire de l'homme avec ses troupeaux de l'âme dont la force est parfois terrifiante. La lutte est redoutable. En situation d'exil, elle se joue contre l'Aversaire regardé comme ennemi, et l'énergie est refoulée derrière la grille des interdits dans le meilleur des cas. La souffrance est grande et la lutte épuise, l'adversaire dévore le lutteur dans la plupart des cas. Dans le retournement ontologique, l'homme danse avec l'énergie et, avec le concours de Dieu, il en intègre la force et reçoit l'information.


Dieu appelle vers une nouvelle lumière celui qui souffre et l'invite à construire un "arbre". Si l'homme l'entend, la souffrance le reconduit à l'épreuve salvatrice; elle est sacralisée et d'elle peut jaillir une force insoupçonnée. Car, faire le sacré, c'est dans la dimension ontologique, faire croître le Fils, donc muter. C'est, de la part de l'homme, rejoindre le tissage que Dieu accomplit à partir de l'information et de la semence qui donnera son fruit, tissage inexorable de l'Histoire du fil écarlate de l'Amour. L'homme a toujours su qu'un Fils devait mourir, mais, incapable d'entendre qu'il s'agissait d'un Fils intérieur, il dressait des autels au-dehors et sacrifiait rituellement des enfants afin d'obtenir la clémence des dieux. Le peuple d'Israêl fut le premier à rompre avec cette funeste tradition après qu'Abraham eut sacrifié un bélier à la place d'Issac où Dieu dit "je hais vos sacrifices".


Pourtant, le levain est là, le Christ se fait Agneau de Dieu et ressuscite...2000ans après, les autels les plus sauvages se dressent aprtout dans le monde, sans que le monde en déchiffre le sens. La souffrance est là, tragique, Mehouyael, l'oublié de Dieu est bien présent et Metoushoêl, celui qui demande la mort, l'est aussi. Ne plus être, pour tant d'êtres qui n'ont pas commencé d'être, c'est ce cri, cette demande d'être que Dieu entend. Un Lemek, celui qui se retourne, est en train de se lever.
L'épée descend dans notre Egypte actuelle, la Pâque des nations est proche.




A la une - 8 janvier 2011





 Je publie ce message du blog "some days or now". C'est un des mes blogs préférés. l Il m'apporte beaucoup en réflexion sur moi-même et sur ce que peut apporte l'Amour et le pardon!

 I publish this post from the blog "some days our now". I'ts one of blogs I like.


amour divin  -Marie

amour divin -Marie


21 déc. 2010

LE BAISER DE DIEU 1) -Le mal, la souffrance et la mort/le mal

Le 21 décembre 2010
Le mal, la souffrance et la mort.
Partie1- le mal
La source du mal est dans le "faire". Ce n'est pas dans le créé, le Divin, mais dans le "faire" de son devenir.



"Oser appréhender le grand mystère du mal, c'est reconnaître notre désarroi" (Paul Ricoeur).

Ma lecture de ce chapitre du livre "le baiser de Dieu" de Annick de Souzenelle, est reprise ici, car je médite en cette période de fêtes sur ce qui apporte tant de souffrances à l'humanité, alors que le bonheur devrait être le lot commun des hommes. Je voudrais que ce message, apparemment éloigné de l'esprit festif, se transforme en message d'espérance et d'amour! Je commence aujourd'hui par ce qui est souvent considéré comme un fléau inéluctable. Je voudrais en donner ma vision (et j'espère ne pas trop déformer la pensée de Annick de Souzenelle), en commençant par le mal. La lecture des Ecritures nécessite certainement une connaissance de la tradition qui peut s'acquérir par la réfexion sur les textes ans les rejeter à priori.

La source du mal est dans le "faire"




La tradition chrétienne des Pères de l'Eglise est déconcertante. Au douzième siècle, Maxime le Confesseur l'inscrit dans une dichotomie    qu'il identifie à celle du spirituel contre le matériel. Spirituellement, la création visible est l'arbre de la connaissance du Bien, et dans son aspect matériel, c'est celui de la connaissance du mal. Ailleurs, il identifie le corps humain à cet aspect matériel et en fait un élément du mal, mais il ajoute: "le mal est tantôt du bien, tantôt du mal et il en est de même pour le bien". Il semble se contredire quand il affirme que le mal n'a pas d'existence propre et n'en n'aura jamais (il n'est ni..., ni ...).

Le substantif Hébreu R'a, traduit par "le mal", est l'inaccompli, l'inconscient. Mais s'il est prononcé Réa il est le prochain. En chacun de nous, en l'autre côté de nous, il est l'inconscient, qu'habitent ces différents niveaux du réel, qu'habitent toutes les étoiles, toutes les galaxies, tous les mondes, tous les êtres. Aime ton prochain parce qu'il est toi-même pourrait-on dire
"La traduction officiellement donnée (dans ce corpus Tob wa-R'a), du bien et du mal, est une grave erreur". En faisant germer L'arbre de la connaissance au coeur du jardin d'Eden, Dieu aurait-il fait germer lemal au milieu de la jouïssance?

Or tout nous le dit, le théâtre est grandiose, La moindre fleur dans son élégance et l'arabesque unique de sa géométrie, dans le mystère chromatique de sa couleur et de son parfum,dans ses vertus souvent guérissantes et son offrande muette, dont on sait que tout cela ne fait qu'un, la fleur affirme en cette unité une parfaite finalité née des noces secrètes du ciel et de la terre. et cela est vrai en toutes choses jusqu'à la plus somptueuse des étoiles, toutes obéissent à un rythme cosmique, à une pulsion de vie, celle-là même qui court dans les membres de l'homme, qui le fait croître et devrait le conduire au couronnement royal auquel il est promis. La création est grandiose et le mal n'y a pas de place. L'arbre de la connaissance est celui de l'accompli et du non encore accompli du Fils de l'Homme dont le germe fonde le créé. En ce qui est accompli du Nom, l'homme participe de la lumière Divine et pour ce qui n'est pas encore accompli, il est dans les ténèbres.
Mais les ténèbres ne sont pas le mal. Elles sont faites d'énergies potentielles appellées à donner leur information et à construire l'arbre de la connaissance qu'est l'homme et dont le fruit sera le Nom, participant de YHWH, "je suis".
La source du mal est dans le "faire". Ce n'est pas dans le créé, le Divin, mais dans le "faire" de son devenir.

 C'est dans le regard non voyant de l'homme, dans son coeur détourné par la coupure d'avec lui-même, rendu sourd à l'information fondatrice contenue dans sa chair.Le mythe de l'exil fait l'objet du chapître 3 de la genèse. Après que l'Adam, différencie de son 'Isha a été instruit du travail qu'il a à accomplir, lui et son 'Isha sont tous deux nus, connaissant du chemin, donc ils peuvent l'accomplir, ils ne sont plus confondus. Il vient de vivre l'extase de cette découverte, une expérience de lumière, et maintenant il est appelé à descendre dans ses ténèbres, dans son inaccompli, trou infiniment profond où il retrouve son 'Isha, celle qui se prépare à devenir son époux. Ces multiples aspects du féminin de tout être humain , jouent en dialectique, car le créé est dualité en deux pôles opposés; les cieux (Shamaîm) représentant la part féminine du créé et la part mâle étant la terre (Erets). Cette dualité s"est aussi exprimée par l' humide (les eaux du Déluge) et le sec (la terre). Les eaux constituent la 'Adamah matricielle où, par étapes s'opère la gestation du Fils.On peut voir ici le duel des "deux Noms" et nous sommes à tenir ensemble dans le Créé les deux termes d'une contradiction qui n'est dépassée que dans l'Incréé. Dans le Créé qu'il fonde, il est l'autre avec les antagonies de la dualité, il est l'épée à double tranchant qui tue et vivifie, mais c'est le même en amont. Le quatrième jour, Dieu dit: "Que soit une rupture dans les Shamaîn pour séparer le jour et la nuit et que les deux (de la rupture)  soient les signes pour les temps (de témoignage), et pour (la lumière) des jours et qu'ils servent de luminaires...". Il y  une confusion entre les mots "rupture" et "luminaire", tous les deux prononcés 'Morot, mais pourtant légèrement différents, ce qui amène le traducteur à ne parler que des "lumanitaires" et à effacer l'acte séparateur de Dieu au niveau des Shamaim. Et Elohim fait des deux de la rupture les grands; le luminaire "le grand" pour présider au jour ,et le luminaire "le petit" pour présider à la nuit, et les étoiles.Cette dualité au coeur du Saint Nom annoncée dans le créé par le mot Shamaîm ne s'effectue et ne prend sens que dans "le faire":  Dieu fait les deux grands de la rupture.

Le Satan adversaire.

L'un des Séraphins est le Satan, intimement lié au tranchant de l'épée, ontologiquement destructeur. Par contre, le tranchant lié à la Lumière introduit l'homme à sa marche vers l'Unité. Le tranchant "ténèbres" pénètre le multiple en lequel YHWH se donne en serviteur et ce serviteur est le Satan, ce qui signifie l'Adversaire. Il n'est pas l'Ennemi, sa fonction ontologique est de de se tenir sur l'autre versant de l'homme, l'Adam, et de lui présenter les énergies encore inaccomplies par lui et lui demander de les reconnaître, les nommer, les travailler et en libérer leur information-lumière. Il est appelé à jouer avec la Saint Nom en son tranchant nocturne dans une intelligence commune quant à la part divino-humaine, voire une complicité  comme le livre de Job le laisse entendre.





                                                     Le Satan Ennemi.

Mais il semble que le Satan n'exerce pas de façon juste la tâche qui lui revient. De même que la lune n'éclaire nos nuits que de la lumière qu'elle reçoit du soleil, de même le Séraphin ne rayonne que de la splendeur du Saint Nom. Il reçoit de Lui les ordres et les limites dans lesquels ils doivent être exécutés eu égard aux lois ontologiques dont il prend connaissance. Cest pourquoi le mot 'Arom, traduit par nu, lorsqu'il qualifie l'Adam et par rusé lorsqu'il qualifie le Satan-Serpent, signifie essentiellement "la connaissance du chemin de l'Adam et le savoir-faire pour l'accomplir" que partagent l'Adam et le Satan.
Comme dans les arts martiaux, les adversaires s'affrontent sans être ennemis, et tout se joue selon selon une stratégie de déstabilisation réciproque pour faire jaillir de chacun une force et une connaissance insoupçonnées de lui. Le jeu entre l'homme et le Satan exige de leur rapport une grande justesse et une extrême vigilance. Chacun, dans cette dynamique doit y avoir sa juste place. Cette juste place, que nous pouvons appeler le Bien exprime une justesse d'orde ontologique infiniment supérieure au bien du registre moral.
A ce niveau du "faire" ontologique, on peut introduire aussi la notion de mal dans la perspective d'une brisure de cette justesse, dont le mal tel que nous le connaissons serait la conséquence?). Ici je trouve encore la notion de brisure de symétrie et je suis ramené à la physique avec la brisure de symétrie qui a amené aux 4 forces fondamentales de l'univers.
Ainsi, sur le chemin de vie que rythment les mutations de l'homme, les trois personnes sont en présence: Le Saint Nom et Satan d'une part, et d'autre part l'homme. Tout porte à croire que le Satan est saisi d'une jalousie tragique envers YHWH, il veut briller de sa propre lumière et ruse de tout son savoir-faire afin de devenir le maître. Ainsi Satan s'adresse à 'Isha, cette part nocturne, inconsciente, la plus fragile de l'être que l'Adam devait garder et cultiver. Éblouie, 'Isha s'extasie. Le fruit est bon à manger (désir de jouissance), désirable pour la vue, (désir de possession) et précieux pour réussir (désir de puissance). Alors l'Adam se nourrit d'une illusoire divinité (c'est à dire l'envers d'une eucharistie). Il se croît totalement accompli et n'a plus de regard pour son inaccompli ("Isha), je suis YHWH pense t-il.
L'homme qui mange le fruit de l'arbre de la connaissance avant de l'être devenue par la voie de ses mutations mute en régression, comme Dieu l'avait prévenu.
          La ruse de Dieu.

  Le mal prend racine dans le "faire" et non dans le créé a-on dit. D'abord dans la part divine du faire en la personne de Satan jaloux de Dieu, puis de l'homme; la chute des mondes angéliques aurait précédé celle de l'homme, dit la Tradition qui insiste sur la liberté redoutable de ce tout ce qui a vie. Ensuite dans la part humaine du "faire" en la personne de l'Adam, ébloui à son tour par le fruit que lui tend son 'Isha, sa part féminine. Il oublie la garde qu'il devait exercer envers son épouse (En effet, nous ne regardons pas notre inconscient); il raye d'un coup la mémoire des lois qui devaient présider au chemin de conquête du fruit (légereté, paresse, séduction). La liberté de ces êtres étant absolue, les conséquenses sont là, tragiques. Mais, les aimant et leur pardonnant, Dieu leur expose le possible recouvrement ontologique, mais il est impuissant à en changer le cours tant que le retournement ne vient pas d'eux, et d'abord de l'Adam, dernier acteur décisif de l'effondrement et tout premier reconstructeur possible de l'édifice ontologique.
Il est impuissant, mais plus rusé que le ruseur et pusque c'est à l'homme de reconstruire, Dieu se fait homme afin que l'homme puisse retrouver son souvenir Divin. Il s'incarne en l'Adam afin de rencontrer le Satan au cours des mutations, et le vaincre. 
En fait; les deux ruses coexistent. Celle de Satan inaugure les temps historiques de l'exil, et celle de Dieu est du registre de l'éternité, elle habite tous les instants
de notre histoire dès le commencement de l'exil, même si historiquement, la rencontre YHWH-Satan se joue au cours des temps.
       

  Le retournement.
La conversion de Saint Paul
Le mot Teshoubah, traduit par pénitence, est plus qu'un regret. C'est une mutation telle que, l'oeil ontologiquement ouvert, l'homme voit avec une conscience neuve.   Il ne sera pas compris par ceux qui restent en exil. Jugé et rejeté par ceux qu'il déstabilise, l'homme qui se "retourne" est seul. Il est seul d'une solitude insupportable s'il n'est pas solidement ancré en son propre et vrai soleil, son Nom secret, désormais vivant, car "Bar Abbas", le fils du Père est libéré. L'éthique de cet état ne peut plus référer aux valeurs de bien-mal, permis-défendu. Elle est fondée sur l'être, lancé dans la dynamique de l'image à la ressemblance, sur l'obéissance au Dieu secret de l'être, obeissance qui ne fait qu'un avec la liberté de la personne. Retourné vers lui-même, l'homme se voit inaccompli et descend vers ses cieux intérieurs (Shamaim). En ce mouvement, il est la véritable humilité qui conduit l'être à fuir le réactionnel, à se responsabiliser et à assumer la matrice de feu. Il puise sa force dans la qualité d'amour qui grandit au fur et à mesure de ses mutations, amour pour son Dieu, inséparable de celui qui le lie à son prochain. Le monde de l'exil enseigne le respect des droits de l'homme, ce qui sous entend les devoirs de chacun envers l'autre, mais le paradigme fondamental de l'ontologique est l'amour. L'homme est vanité lorsqu'il n'a pas recouvré le jardin d'Eden
"Toi, dit le Christ, tu as fait ton devoir, tu es un serviteur inutile".

"Oser appréhender le grand mystère du mal, c'est reconnaître notre désarroi"   (Paul Ricoeur).

A PROPOS DE MOI


Qui suis-je?



A PROPOS DE MOI

Photo :
Lou le chien de mon fils tué au pays basque


La clé du bonheur.
NOTRE SOURCE: LE BING BANG






TOUT SUR ANNECY
La ville que j'ai quitté en 2011: Annecy dans les Alpes, près du Mont Blanc, de Genève et de la Suisse.

Le pont des Amours.


Peinture: le Lac d'Annecy.


Je suis en ballade.


video
Survol d'Annecy.
                                                                                        
A quelques kilomètres d'Annecy: Le Semnoz
      

Après une vie d'activité, je suis retraité. Depuis toujours je suis toujours émerveillé par les mystères de la nature et de la vie. Dans mon enfance, un ami de la famille m'avait offret un livre qui a marqué mon imagination et et sans doute orienté le sens de ma vie: "les merveilles de la nature. Depuis, j'ai toujours réfléchi au sens de l'univers et de l'existence. J'ai été attiré par la science, au cours de mes étudeset dans ma vie, je n'ai vu que l'aspect explicatif et d'utilisation pour la domination du monde. Il ne traduit pas l'émotion que je ressent face à la nature, même si les sciences neurologiques croient tout en dire par ce côté "explicatif"..


 C'est pourquoi je cherche à partager mes réflexions et mon questionnement qui n'a pas de fin. J'ai décidé de l'exprimer par mon blog car il me permet à la fois de m'assurer de mes connaissances en les écrivant et de les confronter aux autres en les enrichissant.

Mon blog se concentre sur trois topics:
Les limites de la connaissance, en passant par la physique quantique, la cosmologie et bien entendu les mathématiques.
Les grands mythes de l'humanité, en particulier la Bible et le mythe de l'Atlantide.
La spiritualité et le développement de soi.
Mes passions dominantes à l'heure actuelle: La peinture et les minéraux.

Je dédie ce blog à mes enfants qui nous ont permis, à ma femme et à moi-même, de réaliser le mot Amour. Avec bien des difficultés, des aléas et des retournements certes, je pense qu'ils sont sur leur "chemin" de réalisation d'eux-mêmes. J'ai eu un AVC en 2009 et ma vie a été complètement transformée. Je vois maintenant clairement que l'éducation n'est pas seulement donner à ses enfants des biens matériels, des méthodes pour avoir un emploi, des connaissances ... C'est surtout donner tout en s'effaçant, être présent sans les "étouffer". C'est pourquoi une de mes lectures, le "Baiser de Dieu" d'Annick de Souzennelle acquiert pour moi une importance et une signification que je ne soupçonnais pas.


Trois de mes peintures:
Le château de Jumilhac - village de mon enfance - peint par moi à l'huile.

Un  essai  à l'huile


Autre essai: nu (pastel)



Mes autres présentations:
Mon profil dans "le blog du physicien"

je suis retraité. J'aime la lecture et la peinture. j'ai créé un blog pour partager mes réflexions et mes passions. Je suis persuadé que l'univers et l'existence ont un sens, même si beaucoup affirment le règne du hasard (qu'est-ce que le hasard?).

Mon profil dans kazeo
Depuis toujours, je suis fasciné par les merveilles de la nature. Je cherche à partager mes lectures et mes passions.l
Je pense que contrairement à ce que pensent beaucoup de scientifiques, l'univers a un sens. Dans un de mes blogs ( http:monblogdereflexions.blogspot.com  ) je parle de mes lectures (mes topics: les limites de la connaissance, les grands mythes de l'humanité (l'Atlantide, les récits de la Bible), la conquête de soi, du divin et de la spiritualité.
Suite à un AVC en 2009, je me suis découvert un goût pour le peinture, amsi je reste encore très maladroit.

réponse à Deanne:
I think you have understood the sense of ilfe and existence, you've became love. Love is not in having or making love. It's beeing love, I lke jesus. It's not only words or actions, it's spirit in us.
L'amour ne s'explique pas, il doit aller au-delà des difficultés. Chez ceux qui nous font du mal ou qui en font à mes proches, je regarde leurs déchirements qui expliquent souvent leur haine et leurs actes. Je voudrais leur faire ouvrir les yeux sur leur propre souffrance qui motive souvent leurs actes.
We are all created by the same source, we have not to estinguish the flame. It's essential in this period of hate, violences, wars..
God bless you
love

Mon profil facebook:
Depuis toujours, je suis fasciné par les mystères de la nature. je lis beaucoup, sur la physique, le big bang, les limites de la connaissance,  la philosophie et la spiritualité.
Maintenant, je suis retraité. Je cherche à partager mes réflexions sur les questions du sens de l'univers et de l'existence  sur mon blog: http://monblogdereflexions.com
J'aime la peinture, la recherche de minéraux et les randonnées.

The aim of my blog is to share my passions and my reflexions to enlarge them and get more knowledge about the universe, the others and myself. My topics are about knowlede ant it's limits, spirituality and way of living, the myths of the humanity like the great cataclysm of Atlantide, the Bible and job's book...
Thus, I can get more and more friends and share with them. In the title of my blog, i write: love is the essential. My desire is that love becomes greater and greater in th world!
my aim:
I am retired. I've had recently an AVC and I have discoverded spirituality and paintaing). I write a blog about my passions and reflexions ( http://monblogdereflexions.blogspot.com  )
I'd like to find serinity and god's kisses,

A LA UNE -2011 arrive


BONNE ANNEE 2011






 

BONNE ANNEE 2011

Mes derniers articles:
La grande hypothèse 3) Le Grand cataclysme.
La grande hypothèse 2) Le destin s'écrit-il aussi?
La grande hypothèse 1) Le hasard existe-t-il?

15 déc. 2010

A LA UNE-NOEL 2010 ET LE MIMETISME






Noël...Ce mot magique et cette fête ont-ils encore tout leur sens depuis que Nietzsche  a déclaré: Dieu est mort. La désacralisation du monde, commencée sans doute depuis la mort de Jésus, semble aujourd'hui en voie d'achèvement. Jusqu'où va-t-on aller? Certains voient pour 2012 une Apocalypse (en grec: révélation, dévoilement). Ceci fera l'objet d'un autre article. Pour le moment, les fêtes ont seulement de moins en moins de sens, la valeur que le "monde" demande de partager n'est plus l'Amour, mais l'argent et les marchés financiers qui ont remplacé le sacré. Il s'ensuit que la souffrance de l'humanité est de plus en plus grande. Heureusement que dans les coeurs, et je m'en aperçoit dans les blogs que j'aime, il reste non l'espoir, qui est du "monde", mais l'espérance qui est du "Royaume de Dieu". "Rend à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu".
Dans ce contexte, je vais mettre en avant un écrit qui m'a beaucoup marqué et qui sera prochainement l'objet d'une page de mon blog, le mimétisme. Je m'inspire du livre de René Girard, "les origines de la culture".
Avec deux hypothèses, l'une sur le désir mimétique, l'autre sur les victimes fondatrices, René Girard a bouleversé le champ des sciences humaines. Sa théorie, qui a replacé le christianisme au coeur de l'anthropologie, est aussi l'une des rares depuis Durkheim, à tenter de d'expliquer les phénomènes culturels et sociaux en remontant à leur origine. Au point que c'est de la ritualisation des premiers évènements que seraient nés les premiers groupes sociaux et les mécanismes qui les protègent: tabous,normes, institutions. Mais seul le sacrifice du Christ affirme René Girard, dévoile ceux qui auraient eu lieu au départ des religions et des cultures archaïques.
En révélant l'innocence de Jésus, les Évangiles révèlent l'innocence de toutes les victimes analogues, condamnées par toutes les violences unanimes, par tous les lynchages mensongers depuis la fondation du monde. Des phénomènes de "bouc-émissaire" se produisent encore de nos jours, sous une forme atténuée par le Christianisme encore très présent dans nos mémoire et malgré son éviction progressive de la scène du "monde". Le mimétisme collectif ne fait plus l'unanimité, il ne parvient plus à nous réconcilier avec et à nous rassembler.
 C'est donc dans un nouveau monde que nous sommes entrés, un monde où le mensonge de la victime unique et les sacrifices qui en découlent ne réconcilient plus les communautés, le premier monde libéré du mensonge de la victime unique (Job?); mais c'est aussi un monde privé de protection sacrificielle, le premier monde menacé de se détruire par ses propres mains, en déchaînant sa propre violence, un monde proprement apocalyptique.

Quoi qu'on en pense, cette thèse fait réfléchir, j'essaye d'en recueillir ce qui me permet d'approcher mon moi être intérieur (l'inside" du titre de mon blog), comme je le fais pour le livre "le baiser de Dieu de Annick de Souzennelle! Un autre texte que je médite depuis longtemps sur l'origine de la souffrance est "le livre de Job.

13 déc. 2010

Noël 2010



Noël



Mes messages "à  la une" sur "le mal, la souffrance et la mort représentent "ma lecture" du "Baiser de Dieu" de Annick de Souzenelle et des Ecritures. Dans mon esprit, ces textes doivent rappeler à l'homme le sens du sacré qu'il a perdu depuis que Nietzsche a déclaré Dieu est mort.

Ces textes doivent exprimer la message d'Amour de Dieu, le Créateur, pour "l'Adam"

qui est l'humanité et oeuvre de Dieu.  et donc pour toute la Création.

"Avant la fête de Pâques, jésus, qui avait tant aimé les siens dans le monde, les aima jusqu'au bout" jean 13-1

Synthèse des dix commandements:
     Tu aimeras le seigneur ton Dieu...voici le premier et grand commandement. Et le second lui est semblable: tu aimeras ton prochain comme toi-même.
     L'Amour ne connaît pas de tort et va plus loin que l'interdit.



 

Noêl au moyen-âge
 

noël au moyen-âge


noël dans la légende légende
                                                                                                                 

noêl pour la famille

noêl chez les juifs


Noêl chez les chrétiens




8 déc. 2010

LE SENS QUE JE DONNE A MES BLOGS

Je suis animé par deux préoccupations.
1) Atteindre la plénitude dans mon esprit (Inside my mind ) et vivre dans mon corps selon ce que me disent ma conscience et mon esprit.  
2) Réfléchir sur les questions fondamentales pour moi: Le point de départ de la philosophie est l'étonnement. C'est comme ça que je regarde les merveilles de la nature. J'en arrive à me demander quelles sont les limites de la connaissance et notre existence a-elle un sens ?


C'est pourquoi je suis fasciné par
 Les mystères de la nature et la connaissance



                                      UNE BALLADE DANS LA NATURE


L'arbre de la Connaissance ("le baiser de Dieu" Annick de Souzenelle).

Mais qu'est ce que la connaissance de ces mystères? Certainement le point de départ est l'étonnement, celui que manifeste l'enfant que j'étais. Il se manifeste dès que la conscience s'interroge, par le regard porté sur le monde. Au départ tout semble être merveilleux, comme dans un paradis d'innocence. J'ai gardé au fond de moi ce regard qui est toujours présent dans toutes mes réflexions. Mais très vite, la connaissance se manifeste par l'apprentissage. Le mimétisme permet de s'intégrer ans une vie sociale et le système de "valeurs" de la communauté,  en particulier de la communauté scientifique. Chacun pense selon son être profond, mais il a été modelé, structuré et "soumis" au social et à ce mimétisme certes nécessaire mais envahissant et souvent pervers.
J'ai évolué ainsi dans ma vie, dans mon métier avec mon environnement et mes relations. J'ai structuré ma personnalité, le me suis individué selon la terminologie de C. Jung. J'ai vécu avecdes certitudes, des préjugés. Puis en 2009 j'ai eu un AVC suivi d'une opération du cancer du colon. Les cardiologues m'ont dit qu'une partie de mon cerveau est morte, mais j'ai reconstitué d'autre connexions. Maintenant je ne ressent apparemment pas séquelles, mais j'ai l'impression d'une sorte de renaissance, voire de "résurrection". Ainsi je me suis découvert un goût pour le dessin et la peinture. Je pense que j'ai modifié l'utilisation de mon "cerveau droit" qui n'est plus soumis à la priorité du "cerveau gauche".
Alors, mon questionnement s'est approfondi et des passion pour la vulgarisation (physique quantique, cosmologie...), les grands mythes de l'humanité (la genèse, le mythe de l'Atlandide... ) et la recherche de spiritualité m'ont fait désirer m'exprimer et partager ces questionnements. Ainsi, je réfléchis aux limites de la connaissance, aux questions concernant le conscient et au non conscient, quel est le sens de l'existence, d'où vient-on....Je revisite ainsi la physique quantique. Je vois le conscient comme l'aspect corpusculaire de l'être, de la nature (matière-énergie), c'est l'aspect de ce qui nous parait réel et manifesté. L'inconscient serait l'aspect ondulatoire. Il représentait la fonction d'onde elle-même,  l'ensemble des possibilité. On rejoindrait la dualité onde-particule, le paradoxe qui fait tant couler d'encre, de paroles et d'écrits.

21 nov. 2010

19 nov. 2010

Une brève histoirs de l'avenir 1) Une très longue histoire, jusqu'à la "9ème forme".

http://www.attali.com/actualite/blog
Ceci est ma lecture du livre de J. Attali  "une brève histoire de l'avenir" .
                                              De la Chine  .... à la Chine?
TABLE DES MATIERES
1) Une très longue histoire.
     Nomadisme, cannibalisme et sexualité.    
     Ritualisation et sédentarisation.
     Ritualisation et sédentarisation.
     Le temps des Empires.
2) Une brève histoire du capitalisme.
     L'idéal judéo-grec: le neuf et le beau.
     foires, villes et nations.
     D'un coeur à l'autre.
          Bruges,         1200-1350:    les prémices de l'ordre marchand.
          Venise,         1300-1500:    la conquête de l'Orient.
          Anvers,        1500-1560:     l'heure de l'imprimerie.
          Gênes,         1560-1620:     l'art de spéculer.
          Amsterdam, 1620-1788:     l'art de la flûte.
          Londres,      1788-1890:     la force de la vapeur.
          Boston,        1890-1929:     l'explosion des machines.
          New-York,  1929-19800:    la victoire électrique.
          Los Angeles, 1980-...? :     le nomadisme Calfiornien.

Chapitres suivants
  3) La fin de l'Empire Américain.
  4)  Première vague pour l'avenir: l'hyper-Empire.
  5) Deuxième vague pour l'avenir: l'hyper-conflit.
  6) Troisième vague pour l'avenir: l'hyper-démocratie.
  7)Et la France? 


"Aujourd'hui se décide ce que sera le monde en 2050 et se prépare ce qu'il sera en 2100. Selon la façon dont nous agirons, nos enfants et petits enfants habiteront un monde vivable ou traverseront un enfer en nous haïssant. Pour leur laisser une planète fréquentable, il nous faut prendre la peine de penser l'avenir, de comprendre d'où il vient et comment agir sur lui. C'est possible: l'histoire obéit à des lois qui permettent de la prévoir et de l'orienter."


          L'histoire du capitalisme est instructive pour comprendre les "pré-visions" de J. Attali sur l'incertitude de ce qui va nous arriver et les cauchemars éventuels.  Depuis longtemps j'ai lu A. Slosman, sa "Grande hypothèse" et "les survivants de l'Atlantide". Donc je m'attendais à une phase "apocalyptique" que Slosman mettait en 2015. Ce je constate, c'est que les choses s'accélèrent et que de plus en plus de gens parlent d'apocalypse. Il y a même une émission télé récemment, il serait intéressant qu'elle suscite des commentaires. Je pense donc que ce sujet mérite la place que je lui accorde dans mon blog. A suivre?
1) Des origines au capitalisme.


L'humanité impose la primauté de la liberté individuelle à toute autre valeur. On assiste donc à la convergence comme sujet de droit autorisé à penser son destin, libre de toute contrainte si ce n'est dans le respect du droit des autres aux mêmes libertés. On assiste à l'émergence de la personne comme sujet de droit autorisée à penser son destin, libre de toute contrainte, si ce n'est le respect du droit des autres aux mêmes libertés.
Trois pouvoirs ont toujours co-existé:  Le religieux fixe le temps des prières, la vie agricole et détermine la vie future. Le militaire organise la chasse, la défense et la conquête. Le marchand produit, finance et commercialise les fruits du travail. En dessous, un pouvoir différent traverse tous les autres et en prendra peut-être un jour la place: LE  FEMININ qui maîtrise la production des gènes et la transmission du savoir.


          Nomadisme, cannibalisme et sexualité - les étapes. des origines à nos jours.
- 3,8 Milliards d'années: La vie surgit dans les océans.
- 350 Milliards d'années:la vie apparaît sur la terre ferme.
- 7 Millions d'années: les primates font leur apparition; les Toumaî au Tchad et les Orrorin au Kenya. Ils descendent des arbres et se dressent sur leurs pattes.
- 5 Millions d'années: L'Australopithèque en Australie et en Afrique orientale descend lui aussi des arbres.
- 2 Millions d'années: Dans la même région, Homo habilis et Homo rudolfendis se tiennent plus draoits et peuvent supporter un cerveau plus lourd? Cueilleurs, charognards, ils taillent des pierres (les premiers outils), et vont de terrtoire en territoire. Seuls les plus adaptés survivent.
- 1,5 Millions d'années:Homo ergaster surgit en Afrique de l'est. Plus adapté à la course, il apporte les premiers rudiments de parole.
- 1Million d'années: Homo ergaster évolue vers Homo erectus qui parcourt le reste de l'Afrique, l'Europe, l'Asie centrale, l'inde, la Chine...
- 900 000 ans: Toujours en Afrique, Homo sapiens puis Homo heidelbergensis, toujours nomade, encore mieux adapté à la course, se tient plus droit. Son cerveau est plus volumineux , le langage apparaît avec une organisation sociale  plus évoluée. Soumis aux forces de la nature, il n'enterre pas encore ses morts, ses outils et son habitat deviennent plus solides et plus ingénieux
Leçon de tous ces primates: transmettre est la condition du progrès.


- 700 000 ans: En Chine, Homo sapiens maîtrise la foudre et apprend à faire du feu. Il cuit les aliments et fabrique les premières chausses et les vêtements.
Vers
-300 000 ans: Homo sapiens évolue vers Homo erectus. Le cannibalisme commence, non comme acte de violence, mais comme pratique rituelle, appropriation de la force des morts. L'homme découvre que la procréation est la conséquence de l'acte sexuel et que les deux partenaires y jouent un rôle. Les familles les quittent la tribu à la puberté et s'en éloignent, pour fuir l'inceste qui affaiblirait le groupe? Sexualité et reproduction sont distinguées. C'est une tendance lourde de l'histoire!
Vers -160 000 ans: Encore en Afrique de l'est, une branche de l'Homo sapiens donne Homo sapiens-sapiens avec un cerveau beaucoup plus sophistiqué. Les femmes y sont responsables de l'éducation des enfants. Pour cet homme, tout est vivant, il enterre ses morts; le cannibalisme y est sans doute encore présent. Les groupes voyagent, commencent les échanges d'objets, de femmes et de prisonniers, premiers marchés où l'esclavage débute.
Vers -85 000 ans: Le début des glaciations amène à plus de sédentarisation et à des guerres pour les abris, les femmes, les zones de chasse.le principe des attaques est de faire peur, attaquer par surprise, couper les lignes de communication de l'ennemi. On ne donne pas de répit, on trahit souvent ses alliés, on simule la fuite (n'est-ce pas resté un atavisme?) Le cannibalisme subsiste pour ritualiser le rapport à la mort. Manger pour ne pas mourir, la leçon est encore vraie.
Vers - 45 000 ans: On vit l'hiver dans des grottes et l'été dans des huttes. les outils sont de plus en plus sophistiqués, et apparaît la division du travail.
Vers - 40 000 ans: Nouveau réchauffement climatique, Homo sapiens-sapiens parcourt le monde de l'Europe jusqu'à l'Australie et l'Amérique par le détroit de Behring. Il rencontre Homo neandertalis présent en Europe depuis - 250 000. Homo sapiens d' Europe s'appelait Cro-magnon.
Vers - 30 000 ans: Pratiquement toutes les espèces de primates disparaissent sauf Homo sapiens sapiens (pourquoi?, on ne sait pas), qui seul peut transmettre son savoir de génération en génération.


          Ritualisation et sédentarisation
Apparaît alors l'idée de dieu. Le cannibalisme se ritualise dans le sacrifice religieux. La propriété se précise, les langues se diversifient, on assiste à une accélération de la complexification: division du travail, habitation, pouvoir des hommes sur les femmes, interdits.
Leçon pour l'avenir: le sacré légitime les tabous. L'ordre rituel commence.
Les objets sont encore considérés comme du vivant, les échanges portent sur les femmes, les otages, les esclaves, le troc.. Ils sont ritualisés par l'obligation de silence.
Leçon pour l'avenir: la parole peut devenir une arme mortelle. Le marché est dangereux s'il n'est pas équilibré.
Vers - 20 000: Ces primates, toujours nomades, s'installent au moyen-orient où ils trouvent un climat accueillant une abondance de produits naturels et des animaux capturables.
Vers  -15 000: Les hommes creusent des puits, contrôlent des troupeaux d'animaux sauvages, attachent de plus en plus d'importance à leur progéniture, ménagent un peu la nature qui est l'expression des dieux.
Vers - 10 000: Invention de la propulsion, du levier et du premier moteur, l'arc (multiplication de sa propre force). On devient plus sédentaire. On vit plus vieux, on apprend à stocker, à enseigner le savoir. Le sacré bascule dans la glorification de la propriété du sol.
Vers - 9 000: Après la sédentarisation et l'agriculture, l'homme devient pasteur, les progrès sont foudroyants.
Leçon pour l'avenir: c'est dans le confrontation des nomades et des sédentaires que l'humanité acquiert puissance et liberté.
Vers - 5 000: En Chine, invention de la céramique, du gouvernail et début de l'écriture; Les premières comptabilités apparaissent ainsi que les récits d'aventure des premiers peuples surgis du néant de la préhistoire et bientôt, les premiers empires.


          Le temps des empires
Le sacré s'efface devant la force et le religieux devient le militaire, le travail est contraint par la violence, le savoir devient ce lui qui permet un surplus agricole. Les objets ne sont plus ni des noms propres, ni des personnalités; ce sont des artefacts interchangeables. L'esclavage est la condition de liberté d'une minorité. Le chef est prince, prêtre, chef de guerre, homme dieu. Ici naît la notion d'individualité et la dictature de prince fait s'éveiller le rêve de liberté.
L'empire s'installe quand il prend le contrôle des surplus qui permettent la défense, il délire quand il n'accumule plus assez.
- 2 697: Régne de Huang di en Chine (ou les dix mille royaumes), puis Mènes en Haute Egypte. On trouve les Indo-europeéens en Inde et Mésopotamie, Turcs et Mongols en Mésopotamie avec Ninive, Sumer et Babylone. L'écrirure cunéiforme apparaît avec les premiéres cosmogonies (épopée de Gilgamesh...). Le désir comme moteur de l'histoire est la matrice des textes sacrés. En Inde, les Upanishads sont la représentation d'une vision du monde et sans doute la première éthique.
Vers - 2 400 sont édifiées les premières pyramides et  de - 1 700 à - 1 200 émergent, au sein de l'ordre impérial, des sociétés à l'origine de l'idée de liberté et apparaît la démocratie de marché et l'ordre marchand.
Vers - 800 ces premiers marchés instaurent l'ordre marchand qui dure encore, même si l'histoire ne s'intéresse plus au sort des princes.
L'ordre marchand, individualiste, érige les droits de l'homme en idéal absolu. Il est capable de produire des richesses mieux qu'aucun autre ordre auparavant avant lui, souvent en violant sans cesse son propre idéal. Il parasite d'abord à l'intérieur les société impériales et progressivement il remplace les princes par des marchands et les services par des produits en série. Dans la violence, l'injustice et la splendeur, il installe la démocratie de marché en idéal de liberté (pour les mieux préparés à la conquérir), en épurant toutes les institutions jusqu'à atteindre son paroxysme.


          L'ideal judéo-chrétien, neuf et le beau.
Vers -1300, la pensée dominante est bouleversée par les Grecs, les phéniciens, les hébreux, avec la passion du progrès, de l'action, du neuf et du beau et de la métaphysique. On assiste à la création d'un Dieu unique quand les Hébreux quittent la Mésopotamie pour Canaan, terre promise par Dieu. Lidéal judéo-chrétien deviendra celui de l'occident: tout homme est l'égal de l'autre, le mode est à bâtir et à domestiquer en attendant un sauveur. L'enrichissement permet de se rapprocher des dieux, l'avenir doit être meilleur que le passé.
Vers - 1 200, les phéniciens fondent Tyr, Sidon, Wequel Gader. Les Ioniens et les Doriens fondent Sparte. Troie disparaît sous les coups des Mycéniens (des Achéens devenus des Crétois).
- 850, L'alphabet phénicien, encore utilisé, fait son apparition. Les Araméens s'installent en Syrie. En Israel, Osée, Amos, Isaî prophétisent.
- 753: Athènes devient influente par ses idées et ses oeuvres d'art. En Chine, les Zhous s'entre déchirent. Rome, qui est encore un village est fondé.
- 585: Nabuchodonosor détruit Jérusalem et déporte les juifs.
- 538: Les perses prennent Babylone par Cyrus et mettent fin à l'empire Egyptien.
- 525: Lao tseu met le bonheur dans le non agir; la liberté est de ne pas dépendre de ses désirs. En Inde, Gautama devient Bouddha, l'éveillé. En Chine, Confucius explique que le bonheur exige le respect de la politesse, de la tradition, de la famille, de la hiérarchie et de anciens. L'Asie veut libérer l'homme de ses désirs et l'occident veut lui permettre d'être libre de les réaliser. On a ainsi un monde considéré comme illusion contre un monde de l'action et du bonheur, la transmigration des âmes contre le Salut.
- 510 : Rome devient République; Athènes et Sparte mettent les perses en déroute; Darius, admirateur de Héraclite, est vaincu à Marathon. Son successeur, Xercès est battu 10 ans plus tard.
- 444: En Israel, la prophétie annonce le désastre à venir. En Grèce, Périclès fait s'épanouir Athènes.
- 431: Philippe, Macédonien, bat Sparte. Platon met en forme la pensée de Socrate.
Leçon 1: Quand une super  puissance (Sparte), est attaquée par un rival, c'est souvent un tiers qui vainc et fait sienne la culture du vaincu.
Leçon 2: Le pouvoir continue de se déplacer vers l'Occident.
Alexandre, le fils de Philippe conquiert le monde. La Grèce a fait son temps.
 Vers - 220: la richesse set encore à l'Est avec la splendeur des empires Chinois et la Grande muraille et le Confucianisme. Mais Rome construit le premier empire dont le centre soit en occident.
- 170: pillage du temple de Jérusalem.   - 27: J César empereur.    + 30: Naissance du christianiasme.
+ 170: Destruction du temple de Jérusalem. L'idéal judéo-grec de progrès et de création de richesse est modifié, le chemin vers le Salut est l'amour de Dieu. Cela aurait pu conduire à un recul de l'ordre marchand, de la liberté, de l'individu, mais il n'en sera rien.
Leçon pour l'avenir: une doctrine religieuse ne réussit pas à ralentir la marche de la liberté individuelle et à amener la fraternité, l'égalité, la non-violence, et l'humilité.
+ 284: Dioclétien collecte des impôts pour Rome menacé à l'extérieur.
+ 313: Dioclétien accorde la liberté de culte aux chrétiens.       + 320: Consatatin se convertit.
+ 393: Mort de Théodose. L'empire Romain se scinde entre Rome et Byzance.
+ 476: L'empereur Romulus Augustulus est remplacé par un roi Hérule, Odoacre. L'empire Romain disparaît, sans qu'un autre lui succède, pour la première fois.
+ 496: Clovis, roi des Francs est baptisé.
+ 622: Mohamed devient prophète. L'Islam comme le Christianisme l'a fait avant lui, et bouscule les structures vieillissantes au Moyen-orient, en Mésopotamie, Egypte, Afrique du Nord, Espagne. Le Califat a pour capitales Bagdad et Cordoue.
En +732 les francs arrêtent les musulmans à Poitiers.


          Les foires - villes et nations.
- 800: Aves Charlemagne, l'empire Romain renaît en Germanie, en apparence. Il est suivi par Otton et Fréderic. A côté, on trouve deux nations, la France dominée par les Frans et la Russie par les Vikings et d'innombrables principautés, les visigoths Espagne, les Saxons en Allemegne...
+ 900: L'unité est refaite par les Song en Chine de sud puis par les Jin. Son empire contrôle toutes les mers d'Asie. Dans le Califat on trouve à Cordoue des marchands (Omar Kayyân, Ibn Gabriel), maimonide et Averroès.
+1 148: les Almonades interdisent l'étude de la pensée Grecque et expulsent juifs et chrétiens. Les mondes musulmans et chinois tournent le dos à l'ordre marchand et  déclinent. Byzance, menacée par les musulmans brille moins.Cette situation pèse lourd sur notre présent et plus encore sur notre avenir.


2) D'un coeur à l'autre


          2-1)Vers le capitalisme moderne
Ce nouvel ordre, à la différence des deux précédents,où coexistent 1 000 tribus parlant 1 000 langues parle lui, la langue unique de la monnaie. Le coeur unique du monde marchand, où marché et démocratie sont fondés sur la compétition, est remplacé par un autre coeur après les crises qu'il génère. Ces coeurs on on arrière pays agricole et un ou des ports pour exporter les produits. La compétition impose un continuum entre marché, démocratie et violence. Le coeur doit maîtriser le capital, fixer les prix, tenir en main les salaires, les profits, l'armée, l'idéologie. Autour de lui, un milieu est constitué par les anciens rivaux et une périphérie formée des ordres antérieurs vend ses matières et sa main-d'oeuvre.
Forme après forme, chaque coeur, au bout d'un moment; ruiné par ses dépenses, laisse place à un rival, en général pas celui qui le concurrence, mais un tiers; forme après forme s'industrialise la production (agricole, puis artisanale) et s'étend l'espace du champ de liberté individuelle, du marché et de la démocratie. Le travail devient salarial, les richesses sont concentrées entre moins en moins de mains, les consommateurs deviennent de plus en plus libres et les travailleurs de plus en plus aliénés.
Par ironie, le nomadisme revient de plus en plus dans notre présent et.... dans notre avenir. C'est en effet le socle de la culture humaine. 
 L'ordre marchand a jusqu'à maintenant connu 9 formes successives du nom de la ville coeur: Bruges, Venise, Anvers, Gènes, Amsterdam, Londres, Boston, New york, Los Angelès.

         2-2) Les 9 "coeurs".
        
         Bruges   1 200 - 1 350: Les premiers marchés.
Technologie permettant d'étendre cet ordre: le gouvernail d'étambot. C'est un port aves un arrière pays agricole.
Bien de consommation de masse: lee aliments.
Monnaie dominante: le ducas.
Milieu: les foires de la Hanse, Allemagne, France, Italie.
Périphérie: le reste de l'Europe.
Pourtant, c'est en Asie qu'est l'essentiel des richesses du monde. Gengis Khan et le turc Tamerlan dirigent en nomades et par la peur.
Mais en 1 348, c'est la grande peste et le déclin, Bruges s'ensable.


           Venise 1 300 -  1 500: la conquête de l'ouest.
Force technologique:  la caravelle. C'est un port comme bruges avec un arrière pays agricole.
Bien de consommation de masse: les vêtements.
Monnaie dominante: le ducas.
Ville administrée par les Doges, les arts resplendissent, un ecrivain philosophe de renom représentatifs: Palladio.
Elle est condamnée à l'expansion ou à l'inexistance. Sa force naît du manque, son prestige du défi, son luxe de l'insolence.
Leçon pour l'avenir: les coeurs seront le produit d'un dépassement.
En Chine, la dynastie Yin laisse la place aux Mongols puis aux Ming en 1 368. Venise, ville modeste devient le centre.
Mais, vers 1 450, elle manque d'argent, elle est menacée par elle-même. Signe des temps: les grecs, chassés de Byzance encerclée par les Turcs, se réfugient à Florence et à Venise qui pourtant a fait son temps.
Qui peut alors devenir le troisième coeur? Pas Florence, qui n'est pas un port; pas Gênes qui est un port mais n'est pas prête, Pas Bruges dot la prospérité s'éloigne à la mort de Marie de Bourgogne; certes elle est encore puissante et attire les artistes (Van Eyck y peint en 1434 le premier portrait de marchands les Arnolfini, marquant ainsi l'entrée de la laïcité dans l'art). En même temps, la Chine des ming s'exlclue pour longtemps de l'ordre marchand. La Caravelle est bien là depuis 1 430, mais au Portugal, Henri le Navigateur est plus soucieux de gloies que de commerce. Le coeur pourrait être Séville après la découverte de l'Amérique par C. Colomb. Mais il n'y a pas d'arrière pays agricole et les Rois Catholiques ne pensent qu'à consommerce qu'ils ont volé en Amérique et ils chassent juifs et Mauresques.
Leçon pour l'avenir: l'ouverture aux élites étrangères est une des conditions du succès.


          Anvers 1 500 - 1 600: L'heure de l'imprimerie.
Force technologique: l'imprimerie.
Bien de consommation moteur:  le livre
Monnaie dominante: le gulden
Avec un riche arrière-pays et l'élevage du mouton qui donne la laine depuis déjà deux siècles, Anvers échange avec l'Orient. Tous, même Anglais et Français, viennent y faire teindre leurs draps et la bourse d'Anvers devient le premier centre financier d'Europe et a la capacité de gérer les marchés financiers et les mettre à son service.
Leçon pour l'avenir: finance et assurances, étroitement liées, constituent une dimension essentielle de la puissance marchande.
L'imprimerie, invention Chinoise redécouverte en 1 455 en Allemagne fut d'abord réservée au savoir religieux. La vitesse de transmission des données a considérablement été augmentée. C'est la première richesse dont le coût marginal est quasi-nul et le premier produit nomade produit en série. Elle a permis la liberté d'expression, les progrès de l'individualisme et de la raison, la diffusion de l'idéal judéo-chrétien. L'atelier de Cristophe Plantin à Anvers en est représentatif.Cependant, l'imprimerie a fait s'effondrer le rêve du Vatican et de l'empire Romain Germanique d'homogénéiser l'Europe autour de latin et de l'Église.
Leçon pour l'avenir: une nouvelle technologie de communication qu'on croyait centralisatrice, se révèle l'impitoyable ennemie du pouvoir en place.
1 517: Luther fait lire la Bible aux fidèles et s'allie aux princes Allemands contre la Papauté. Le temps des nations et le nationalisme peuvent commencer. Charles Quint tente en vain d'interdire Anvers aux étrangers. A son apogée, Anvers a 100 000 habitants. Mais les choses se compliquent, l'exploitation massive de l'argent d'Amérique fait baisser le cours de l'or dont Anvers ne domine pas les marchés, et on est pendant les guerres de religion. Elle s'efface vers 1 550 avec la spéculation financière à Séville.


          Génes  1 560 - 1 620: L'art de spéculer.
Force technologique: la comptabilité.
Bien de consommation de masse: la finance.
Monnaie dominante: le génovino.
Le pouvoir politique, source d'ennuis, a été laissé à deux familles, les Visconti et les Sforza. Les commerçants lombards deviennent banquiers et prêtent à intérêt. Il y a de nombreux juifs parmi eux. La comptabilité joue ici le rôle de l'imprimerie à Anvers, à Gênes, Platini et Massari inventent la comptabilité et le compte de pertes et profits. Ainsi se développe l'art de peser le pour et le contre et en philosophie, l'art de raisonner et de prévoir (voir Issac Abramavel et Jean Baudin). Mais le tourment se prépare. L'invincible Armada espagnole fait naufrage face l'Angleterre,les Espagnols sont chassés des Pays-Bas. La flotte anglaise va dominer les mers par F. Drake et Thomas Cavendish. Gênes s'épuise et s'efface vers 1  620.
Le coeur s'éloigne à jamais de la Méditerranée vers l'Atlantique. Mais la logique de l'ordre marchand étend peu à peu les droits des salariés et fait disparaître le travail forcé.


         Amsterdam 1 620 - 1 788: l'art de la flute.
Force technologique: la flute, bateau plus rapide et rentable et fabriqué en série.
Bien de consommation de masse: la laine qui est exportée.
Monnaie dominante: le florin.
Avec une flotte énorme, Amsterdam domine les mers. En 1604, on finance les opérations industrielles par des sociétes par action. On concentre de plus en plus de richesses en un nombre restreint de mains. La vie publique est fastueuse et la vie intellectuelle intense. En 1650, Spinoza ose penser un monde où Dieu se confondrait avec la Nature sans imposer aucune morale aux hommes, résolument seul et libre. Le monde saaiste fasciné à ce triomphe. Ce sera la forme marchande la plus longue de tout les temps.
Pourtant, on en garde plus en mémoire le sort des monarques. En Chine, les nomades Mandchous renversent la dynastie de Ming et fondent celle des Qing avec cette fois, Pékin pour capitale. Ils y resteront pendant un siècle et demie. Louis XIV met fin à la guerre de trente ans qui épuisait l'Europe et révoque l'édit de Nantes en 1685. Mais la richesse de la France reste loin derrière celle d'Amsterdam. Le monde change en même temps, Anvers, Bruges, Venise déclinent. L'Autriche s'installe en rampart devant les Turcs; La Russie s'installe dans le jeu international avec Pierre le Grand, et la Prusse en 1740 avec Frédéric de Hohenzollern. En même temps, 27 millions d'Africains sont vendus en esclaves dont 17 millions par les Arabes, 10 millions déportés vers les colonies par les Portugais, les Hollandais, Anglais, Français.
En ce 18 ème siècle, la géopolitique évolue plus avec l'économie et le commerce qu'avec les dynasties. Pour les Pays-Bas, première quasi-démocratie, c'est le triomphe. La France est le pays le plus peuplé, mais sa bourgeoisie se content de végéter. Elle subit revers sur revers sur les mers, en inde, en Louisiane, au Canada, on assiste à la faillite de Laws. Pourtant vers 1775, la Hollande décline comme ses prédécesseurs, ses navires ne sont plus les plus puissants, les mers mois sûres pour eux, la défense des routes commerciales est de plus en plus coûteuse.
Leçon pour l'avenir: Aucun empire même s'il paraît éternel, ne peut durer à l'infini.
En Europe, le nationalisme se développe, par exemple, les rois exigent que les opéras soient écrits dans la langue nationale plutôt qu'en latin. En 1776, les colonies d'Amérique deviennent indépendantes, en 1781, les insurgés gagnent la bataille de Yorktown. Les peuples grondent, la guerre menace. En 1788, crise financière: les banques des Pays-Bas font faillite.


          Londres 1 790 - 1890  - La force de la vapeur.
Force technologique: la machine à vapeur.
Produit de consommation de masse: les moyens de transport.
Monnaie dominante: la livre sterling.
Depuis 1895 l'Angleterre maîtrise la technologie du tissage de la laine et de l'extraction du charbon et la fabrication du verre. Elle prend le contrôle de L'Asie de sud, de l'Inde et de l'Amérique du Nord, terres productrices de coton qui devient la rivale de la laine et aussi stratégique que l'or. Surat devient en 1619 le premier avant-poste anglais de l'Asie du sud. Puis viennent les comptoirs de Madras, Bombay,Calcutta. L'Angleterree importe à bas prix depuis ses colonies et revend au prix fort des vêtements et des objets précieux. En 1689, Marie et Guillaume d'Orange (après Charles I et la dictature de Cromwell), accordent au Parlement, issu de la bourgeoisie, un droit de regard sur les affaires publiques. Ainsi naît, après les ébauches Hollandaises la démocratie moderne, la première démocratie de marché.En 1689 Jonh Locke un traité de gouvernement, Montesqieu naît. Les nations se construiront désormais autour les notions de d'une notion d'égalité, mais, mal vues par la démocratie, les différences ente individus resteront nécessaires aux marchés. L'idéal judéo-chrétien continue d'étendre son empire.
Comme dans les coeurs antérieurs, la prise du pouvoir est volontariste. En 1734, le parlement anglais lance un concours qui aboutit à la mise au point de chronomètre. La marine l'utilise por raccourcir le durée des traversées et acquiest la maîtrise des mers. En 1757, les troupes de la Compagnie des Indes Orientales contrôlent le Bengale et toutes les mers d'Asie. En 1776, Adam Smith  publie le premier livre de référence sur l'économie de marché: "Recherche sur la nature et les causes de la richesses des nations". William Pitt applique ces préceptes et redresse l'économie. Il signe en 1786 un traité de libre-échange avec son pire ennemi, la France. Entre 1780et 1810, Londres a "pris le pouvoir".Une troisième fois encore, quand deux pouvoirs en place s'entre-déchirent, une troisième force apparaît, à laquelle le marché donne le pouvoir. La terre fournit encore tout, vêtements, bois,outils, avec l'énergie et la construction navale. La rente foncière finance l'industrie. En 1768, une nouvelle machine à filer (construite par R. Arkwright) fonctionne avec l'énergie des rivières. Alors apparaît une innavation majeure, par Denis Papin mais breveté par James Watt, la machine à vapeur.
Leçon pour l'avenir: C'est le manque qui force à aller chercher de nouvelles richesses (la rareté est la bénédiction des ambitieux).
Autre leçon: Peu importe l'inventeur, l'important, c'est d'être en situation culturelle et économique de la mettre en oeuvre.
Pourtant la France de 1780 a les ingénieurs, les marchés, les techniques, la liberté intellectuelle, les idéaux des "Lumières". Mais elle n'a ni port important, ni marine. Elle est épuisée par les guerres dont le soutien à la guerre d'indépendance en Amérique. La révolution fait fuir les rares marchands. Si on se tourne vers Venise, le dernier Doge abdique en 1697 sur les ordres du Général Bonaparte. Après la révolution, les financiers Français s'installent à Londres.
Encore un fois, un petit pays (beaucoup plus pauvre que la France et les ports Hollndais), pernd le pouvoir et se tourne vers l'extérieur (car ici il est coupé des marchés Français). La livre remplace le florin Hollandais. L'Amérique accueille des millions d'immigrants fuyant l'Europe en guerre. Ils "débarrassent" cette terre "sans mémoire" de ses indigènes. Ils vont créér une démocratie de marché, sans rentiers ni seigneurs, au service des marchands. Puis, Napoléon  transforme la France en économie de guerre et refuse une innovation de Fulton qui utilise la vapeur pour mouvoir en bateau (le Clermont) car il n'y voit pas d'usage militaire.  Les Anglais se saisissent de l'occasion et G. Stephenson construit la locomotive à vapeur. Cependant, les guerres Napoléoniennes ouvrent le continent aux produits anglais.Londres devient une très grande ville. En 1815, la première multinationale venant de Fancfort, est créee, la Banque Rothschild permet de financer la sidérurgie, les chemins de fer, les bateaux. La première ligne de chemin de fer est construite près de Londres en 1821. Alors, pour la première fois dans l'histoitre, la valeur ajoutée industrielle dépasse en 1825 celle de l'agriculture. Le basculement aura lieu en Prusse en 1865, en 1869 aux Etats-Unis et en 1875 en France.
Comme les 5 formes précédentes, elle transforme de nouveaux services en produits industriels et concentre de plus en plus de richesses en de moins en moins de mains. Il y a une plus grande liberté pour les citoyens et les consommateurs, mais de de plus en plus d'aliénation pour les travailleurs, ce qui est le cas vers 1846 d'un réfugié politique allemand né en 1818: Karl Marx.  Mais la démocratie progresse avec le marché.
Leçon pour l'avenir: L'état autoritaire crée le marché qui crée à son tour la démocratie.
Pour la première fois, le coeur de l'ordre marchand est aussi la capitale de l'Empire, politiquement et milititairement. En 1857, l'armée remplace la Compagnie de Indes et en 1860, le Chine est mise à feu et à sang pour la maîtrise de l'opium et le Japon décide alors d'imiter l'Occident. Mais les signes du déclin arrivent.   En 1867, le "locomotive act" réduit la vitesse autorisée pour les locomotives. En Amérique, la guerre de sécession enchérit le prix du coton. En 1790, la City est menacée par les banques Américaines et la livre par le dollar. Dès 1880, la Prusse devient rivale et exerce sa pression. En 1882, faillites bancaires!
Leçon pour l'avenir: Une fois de plus, la faillite de la place financière dominante ratifie la fin d'un coeur.
Mais aucun port n'est plus prêt à prendre le relais ni aucune nation d'Europe.


          Boston,1890-1920: l'explosion des machines.
Bien et service de consommation de masse: Les machines domestiques.
Bien dominant produit par la technologie: L'automobile avec le moteur à explosion.
Monnaie dominante: Le dollar.
La France aurait pu avoir une chance avec son réseau routier datant de la monarchie. En effet, c'est Beau de Rochas qui invente l'automobile équipée d'un moteur à explosion, mais on n'y voit qu'un substitut du carosse. L'individualisme Américain, incapable d'accepter le train' la nécessité de raccourcir les distances et l'absence de tradition artisanale ont fait de Boston le premier centre du capitalisme Américain . Il est un fait qu'un groupe de puritains venus de l'Angleterre décrète que réussir matériellement, c'est se prouver à soi-même qu'on est élu de Dieu, et qu'il est moralement honorable d'être riche. Ainsi, Boston devient le premier port d'Amérique. On s'y inquiète en 1855 du risque de pénurie d'huile suite à la disparition des baleines. On y trouve d'innombrables banques, on y développe les innovations qui viennent surtout d'Europe: la lampe électrique,le gramophone de Thomas Edison, le téléphone...
A la différence des autres coeurs, les Etats-Unis n'ont aucun rival crédible sur leur continent et sont libres d'intervenir mondialement sans risques ni menaces sur leur territoire. Ici encore, l'ordre marchand s'étend là où un passé sédentaire ne freine pas la mobilité qu'il exige, là où une bourgeoisie peut prendre le pouvoir sans guillotiner une noblesse.
Mais, à partir de 1890, une terrible récession ravage l'Europe du Nord, de l'Islande à la Pologne, provoquant le plus formidable mouvement de population de l'histoire,15 millions d'européens migrent vers le continent Américain. Grâce aux luttes sociales la classe ouvrière obtient des salaires moins misérables, parallèlement, il y a enrichissement de la bourgeoisie, développement de l'automobile, plus de libertés individuelles (la nouvelle bourgeoisie cliente de l'automobile naissante est très bien décrite par Jonh Whistler). Maintenant, tout va tourner autour du moteur à explosion et de cette industrie naissante. Dès 1880,13 ans après son invention en France, le moteur à explosion est d'abord utilisé dans les machines-outil puis l'automobile vers 1890 et le premier métro en 1897 à Boston qui devient le premier port d'Amérique. Le marché de l'automobile explose: en1898, 50 marques; de 1904 à 1908,241 autres dont Ford à Dértoit.L'industrie structure l'ensemble du pays mais crée une nouvelle forme d'aliénation, le travail à la chaine. Les prix, eux, baissent de moitié avec le modèle T.
En France, ce sont encore des objets de luxe, Louis Renault refuse de les fabriquer en série. L'Angleterre est en crise financière, l'Allemagne produit peu. Et ainsi te "tour est joué." Le moteur de la croissance est désormais Américain et partout la démocratie progresse avec le marché. Même la dynastie chinoise s'efface devant une république. Cependant les tensions augmentent pour la maîtrise des marchés, Angleterre et Allemagne se disputent un pouvoir qui ne leur appartient déjà plus et c'est dans ces conditions que la guerre éclate en 1914. En 1916, l'accord de Pico-Sykes prétend découper le Proche-Orient entre Angleterre et Allemagne. C'est alors que les Etats-Unis entrent en guerre pour peser sur le partage des richesses pétrolières. La Révolution d'Octobre 1917 accélère le basculement du pouvoir vers l'Amérique.
Leçon de l'Histoire: une fois de plus, le vainqueur de toute guerre est celui qui ne le fait pas, ou qui ne se bat pas sur son propre territoire.
1919: Le traité de Versailles, rédigé pour sa partie économique surtout par des financiers Américains, redessine l'Europe, émiette l'Empire Ottoman, entérine la création de l'URSS et impose une charge insurmontable à l'Allemagne. Le Président Américain, tout-puissant, peut imposer les règles pour éviter toute nouvelle guerre avec la Société des Nations.
Mais déjà, les coûts de production augmentent, les salaires s'élèvent et la demande s'effondre. La production se durcit, la liberté recule. En 1928,  les Cartels pétroliers augmentent le prix de l'essence et la production automobile s'effondre. La crise de 1929 approche et met fin à la septième forme marchande.


          New-York, 1929-1980: la victoire électrique.
Bien de consommation de masse: la machine domestique.
Technologie: le moteur électrique.
Monnaie dominante: le dollar.
On remplace par des appareils électroménagers les services domestiques rendus par les femmes au foyer et les employés agricoles. Comme pou chaque mutation antérieure, la victoire se joue avant, ici dès la fin du 19ème siècle pour l'électricité.
Leçon pour l'avenir: le temps qui sépare une innovation, même socialement nécessaire de sa généralisation tourne toujours autour de 50 ans.
Inventions et innovations électrique: le moteur électrique parTelsla; l'ampoule par Edison  (et en 1906, l'état fédéral prend en main main un réseau national). Puis le moteur permet l'invention da l'ascenceur et l'urbanisme devient "vertical". Il favorise la migration rurale et la réduction de la famille. Tout cela créé un marché pour les machines. Le mouvement féminin apparaît ainsi que des jounaux féminins er une consommation féminine. La femme se libère, le marché va l'aliéner. Comme les formes précédentes, elle concentre de plus en plus de richesses en un nombre restreint de mains avec plus de libertés pour les consommateurs et moins de liberté pour les travailleurs.
Cette forme, où le lien familial tourne autour d'une famille plus étroite débarque en Europe. Elle se trouve aussi au coeur du projet nazi. En Allemagne, le besoin en main-d'oeuvre, pétrole, matières premières devient crucial. L'URSS s'organise aussi autour d'une économie de guerre. l'énergie joue un rôle clé. Pour atteindre les réserves du Caucase, Hitler se dirige vers Stalingrad et le Japon attaque à Pearl-Harbor pour rompre l'embargo pétrolier. Puis, à la fin de la guerre, à Yalta, en février 1945, Théodore Roosevelt reprend l'Arabie Saoudite à la Grande Bretagne.
 A l'issue de cette deuxième guerre mondiale qui a fait environ 50 millions de morts, soit 5 fois plus que la première, le monde est totalement transformé. L'arme nucléaire est apparue, la Shoah a eu lieu, le Moyen-Orient est divisé en 10 états et le communisme est triomphant. La troisième forme se récrée dans une moitié du monde et vis à vis de l'autre moitié du monde, la "guerre froide "  s'installe.  Cette forme est centrée autour de New-York et "de l'électricité".
Alors le développement se poursuit, électrifications, allocations familiales, demandes de masse pour les biens d'équipement ménagers inventés vers 1920 (les prix sont multipliés par 5 et la production par 10). Les innovations se multiplient; en 1947 la pile électrique, le transistor (qui a permis l'ouverture de la sexualité hors des bals officiels contrôles par les parents). Ainsi, est annoncée l'entrée des jeunes dans l'univers de la consommation, du désir et de la révolte.
Leçon pour l'avenir: le lien entre technologie et sexualité structure la dynamique de l'ordre marchand.
Les pauvres se soulèvent dans les ghettos. La classe moyenne épargne au lieu de consommer. Le nombre de ceux qui incitent à dépenser augmente: banques, assurances, publicité, médias, marketing. Dans cette forme, le "milieu est le "reste du monde". La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne rattrapent leur retard. Le monde est sous contrôle des Etats-Unis d'une part et de l'URSS de l'autre. En 1954, le premier ministre Iranien est destitué par la CIA pour avoir nationalisé le pétrole Perse qui est alors mis sous contrôle international. En 1952, les chars Soviétiques entrent à Budapest.
Le coeur commence alors à s'épuiser avec des dépenses militaires à l'étranger (guerre du Viet-Nam, de Corée et policières dans les ghettos). Les activités des services ne pouvant être automatisés, celle des "cols blancs" dans l'industrie ont une productivité qui stagne. La productivité du capital décroît, les capitaux vont de moins en moins vers les petites entreprises innovatrices. La hausses des prix, celle du pétrole en particulier, réduit les revenus disponibles sans augmenter ni la production ni la demande. L'épargne baisse. Les dettes augmentent. puis vient l'inflation qui réduit les dettes et le poids de l'endettement, mais en retour augmente l'inflation. En 1980, Les Etats-Unis semblent au bord du déclinavec une dette externe massive,la City redresse "la tête", le Japon devient leur principal créancier. Ce dernier aurait pu accéder au coeur, il en avait la capacité financière, le technologie et la puissance industrielle. Mais il ne peut résoudre les difficultés structurelles de son système bancaire  ni maîtriser la "bulle financière" et n'attire pas les "élites". C'est alors que surgit une "nouvelle vague technologique" qui va rendre possible l'automatisation massive des activités administratives dans les grandes entreprises, ce qui était "le problème" de la huitième forme marchande. Le centre économique et géopolitique du monde se déplace à nouveau vers l'Ouest.


          Los Angelès, 1980 - 2...? Le nomadisme Californien.
Pour la première fois, l'ordre marchand se réorganise autour d'un lieu, d'une culture et de ressources financières qui permettent à une classe créative de transformer une révolution technique en un marché commercial. Cette mutation en élargit l'espace et augmente le nombre de démocraties de marché.
Au coeur de 35 millions de personnes, de San-Francisco à Los Angeles, d'Hollywood à la Silicon Valley, Ce n'est pas le fruit du hasard. C'est là qu'on découvrit les mines d'or, que démarrèrent l'industrie du pétrole du cinéma, de l'électronique, de l'aéronautique, que l'on trouve grandes universités et centres de recherche...Il semble que la menace de tremblements de terre suscite une "vibration" intense dans cette région.
Comme dans les formes précédentes, les technologies préexistaient. Pour résoudre le problème de la productivité des activités administratives et de bureau des banques et des entreprises. La manipulation de l'information devient un atout majeur. Depuis 1920 existent des machines électriques à cartes perforées, depuis 1940 les premiers ordinateurs à usage militaire, en 1971 le microprocesseur voit le jour avec Intel co-fondé par Gordon Moore et vers 1973 l'ordinateur commence à remplacer les machines à carte, la bureautique est née. supprimant toute limite à la croissance des mécanismes financiers et et de couverture de risques. Une nouvelle fois, c'est par l'industrialisation de services (ici financiers et administratifs) que le coeur prend le pouvoir.mais,contrairement à ce qu'annonçaient les futurologues, ce n'est pas l'avènement d'une société de services et post-industrielle, mais exactement le contraire: c'est le début d'une industrialisation des services visant à les transformer en nouveaux produits industriels.
Nouveaux objets de consommation de masse: Les objets nomades (comme  auparavant l'automobile ou les produits électroménagers). On les appelle "nomades" car ils sont susceptibles d'aider l'homme en voyage. Le premier fut sans doute la pierre taillée. En 1976, Steve Job crée apple1, ordinateur individuel utilisable par tous. En 1979, les Japonais commercialisent le premier objet nomade dont le nom est quasi nomade: le walkman inventé par l'allemand Andréas Pavel. Le minitel apparaît en France et IBM lance le premier PC portable, IBM 5150 doté d'un processeur INTEL et de MS-DOS produit par Microsoft. Il pèse 12 kg, est 32 000 fois moins puissant que ceux de 1976 et 12 fois plus cher. Puis apparaît le téléphone portable et Internet. Pour les sédentaires, ils sont des substituts au voyage, pour les nomades, un moyen de rester en relation et d'avoir une adresse non territotriale. Le premier téléphone mobile non militaire arrive à la fin des années 1970. Aujourd'hui, c'est le plus grand succès commercial de tous les temps.
Naissance de l'internet: en 1962, le MIT publie sur la possibilité d'interaction entre deux ordinateurs. En 1965 a lieu le test de la première liaison par téléphone et en 1969, le réseau  arpanet fut créé (US Army puis réseaux universitaires). Le premiers Newsgroups en 1979 sont lancés par des étudiants Américains pour transmettre des données civiles dans les centres de recherche. En 1981, Arpanet arrive en Europe avec le protocole TCP/IP, puis le mot internet. En 1983 est ouvert le premier serveur gérant les noms de sites. Internet s'ouvre au grand public et les premières adresses email sont crées. Le langage HTML est inventé en 1981par Tim Berner du CERN, il est commun à tous les utilisateurs de ce réseau. Il organise la communauté et la nomme world wild web service. Il met en ligne la première adress IP: http://info.com/.
Leçon pour l'avenir: nombre d'innovations majeures sont le produit du travail de chercheurs payés sur les fonds publics pour chercher autre chose.
Puis les applications se multiplient, gestion commerciale, courrier électronique, commerce électronique, échange de données financières. En 1992, 1 million d'ordinateurs sont connectés, 10 millions en 1996 et 2 milliards en 2008. Internet aparaît comme le nouveau continent virtuel à découvrir, à peupler, à organiser, avec un champ infini pour les marchands et des sociétés les premières au monde.  (microsoft, oracle, AOL, google). En 2006, 100 millions de personnes jouent en réseau, l'activité intrenet dépasse les 4 000 milliards de dollars, 10% du PIB mondial dont la moitié aux Etats-Unis. Le rapport entre l'économie financière et l'économie réelle passe de 2 en 1976 à 50 en 2006; les transactions financières internationales représentent 80 fois le volume du commerce mondial contre 3,5 fois en 1997. Le marché de l'assurance devient considérable. Assurance de biens et de personnes et fonds de couverture de risques: 10% du PIB aux Etats-Unis soit 2 500 milliards de dollars contre 2 000 pour l'énergie et ils représentent 1/3 des transactions boursières; ils prennent des risques illimités sans en avoir le financement.
Le centre de gravité se déplace de New-York vers la Californie tout en restant le centre de la finance mondiale. Les Etats-Unis retrouvent leur dynamique d'emploi, de croissance, de productivité, d'entreprise, avec son esprit pionnier; la culture californienne de distraction, cinéma, musique, information a son débouché dans les objets nomades radicalement nouveaux. Les prix baissent, le patrimoine et l'enrichissement augmentent massivement.
Jonh Rawls parle de la recherche de l'équité qui remplace celle de l'égalité. Ils s'installent plus que jamais comme la superpuissance planétaire et organisent des réseaux pour séduire, convaincre, influencer. L'ordre marchand s'étent à de nouvelles démocraties (Grèce, Chili...); le système Soviétique lui-même bascule. En 1985, M. Gorbatchev tente d'instaurer la démocratie et passe de la Glasnost à la Perestroîka mais ne comprend pas (?) que la démocratie ne peut exister sans économie de marché. Le système mondial se libéralise partout, les droits de l'homme sont mieux respectés (96 pays ont aboli la peine de mort), les résultats sont exceptionnels (de 1980 à2000 le PIB a été multiplié par 3, le commerce des produits industriels par 25, >40 trillions d'euros et 4%/an, vitesse jamais atteinte dans l'histoire).
Mais bientôt les résultats stagnent, l'Europe poutant économiquement rassemblée décline, l'Asie remonte. Sa croissance dépasse 7,6%, son PIB est multiplié par 7. Le pacifique devient la première mer du monde et l'Asie s'approche à nouveau du coeur. Le Japon, qui aurait pu devenir un coeur et reste la deuxième économie du monde, subit en 1995 un crise dont il sort très affaibli en 2005. La chine décolle en 1989 et produit en 2006 plus de la moitié des produits "phare" de des formes antérieures. Les fortunes y atteignent des niveaux fantastiques, alors que les salaires sont la vingtième de ceux de "l'Occident". L'Inde elle aussi est en forte croissance avec des inégalitées encore plus marquées qu'en Chine.
Tout semble en place pour que cette 9ème forme réduise masssivement la pauvreté et et dure encore très longtemps.


3) Les débuts de la fin.

Cette fin s'annonce comme pour toutes ses devancières. L'ordre marchand souffre de nombreuses contradictions internes. Les déficits externes explosent  et leur financement est de plus en plus dépendant de l'étranger, surtout pour les USA et 2/3 des réserves mondiales ont perdu 1/3 de leur valeur. Le système financier Américain, sans contrôle, exige des rentabilités que l'industrie ne peut atteindre; Les entreprises prêtent au secteur financier plutôt que d'investir et la qualité baisse; elles croulent sous les dettes à l'égard des leurs retraités. L'industrie Américaine est menacée par l'arrivée d'Internet, tout ce qui peut être dématérialisé est progressivement échangé gratuitement.Les salariés aussi sont de plus en plus endéttés. Le taux d'épargne qui était de 10% en 1980, n'est plus que 0,2%, le plus bas du monde. Les inégalités entre riches Américains et les autres avec un accroissement considérable de la précarité, y compris en Californie. L'agriculture mondiale piétine alors que la population augmente de plus en plus vite. La croissance aggrave la misère de beaucoup. Une part importante de biens exportée à très bas prix est fabriquée par des travailleurs ultra-exploités dans les pays les plus pauvres d'Asie et d'Amérique latine en particulier des enfants dont les conditions sont intolérables. En fait personne ne contrôle plus rien. En Afrique, la situation est pire encore. Devant ce terrible décalage,les mouvements de population s'accélèrent. Les violences n'ont jamais cessé, même s'il n'y a pas de gurre déclaréeL La disparition de l'affrontement Est/Ouest révèle les écarts Nord/Sud. Les guerres civiles sont partout, des Balkans à l'Amérique latine, de l'Afrique au Moyen-Orient. En 1991, le mur de Berlin est tombé, mais l'Irak, nouvel allié de l'Amérique, veut s'emparer du pétrole du Koweît...et, le 11 septembre 2001, des pirates pétris de théologie abattent des monuments du monde "sédentaire".

Les USA accroissent leur dépense militaires et une neuvième fois, le coût de la défense d'un coeur menace sa survie. L'avenir, qui semble sourire à l'infini à l'Amérique, devrait pourtant s'inspirer des leçons de passé, il pourrait lui ressembler, la 9ème forme déclinerait, une 10ème forme apparaîtrait avec un nouveau coeur et de nouveaux vaincus? Cette histoire aidera à tracer les contourss de cet avenir et à en déceler les périls pour tenter de les maîtriser.