8 déc. 2015

pour girard, l'apocalypse a commencé



Pour Girard, l'apocalypse a commencé









http://www.philo5.com/Les%20vrais%20penseurs/24%20-%20Rene%20Girard.htm:              (Les vrais penseurs: René Girard
1924 — 2015
Archiviste-paléographe français
professeur de littérature française aux États-Unis

1) René Girard et  mes articles à propos de ce penseur:

Né à Avignon (Vaucluse) le 25 décembre 1923, ce philosophe français est membre de l'Académie française depuis 2005. Ancien élève de l'École des chartes et professeur émérite de littérature comparée à l'université Stanford et à l'Université Duke aux États-Unis, il est l’inventeur de la théorie mimétique qui, à partir de la découverte du caractère mimétique du désir, a jeté les bases d’une nouvelle anthropologie Il se définit lui-même comme un anthropologue de la violence et du religieux. Il est l’auteur d’essais traduits dans trente pays : 
Les livres de René Girard: 













Dans mes articles, j'essaye d'approfondir sa pensée à travers une de ses dernières oeuvres "Les-origines de la culture".  Pour le moment, j'en suis à  l'article 4:
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2014/11/les-origines-de-la-culture-4-le_6.html (Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 1)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2014/05/les-origines-de-la-culture-3-2-une.html (Les origines de la culture 3-2) "Une théorie sur laquelle travailler": le mécanisme mimétique partie2)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2014/04/les-origines-de-la-culture-3-une.html#.VsjODX3hDDd (Les origines de la culture 3-1) "Une théorie sur laquelle travailler": le mécanisme mimétique partie 1)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2014/01/les-origines-de-la-culture-2.html (Les origines de la culture 2) Introduction: "Une longue argumentation du début à la fin.")
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/12/les-origines-de-la-culture-1-qui-est.html (Les origines de la culture 1) Qui est René Girard?)
Dans l'article 1, j'écris: nous vivons peut-être la fin de l'ère chrétienne, accompagnée d'une crise des valeurs (peut-être va-t-on vers un nouveau christianisme?) et de nombreux dérèglements se produisent dans notre société. On assiste à une résurgence du paganisme et des mythes de l'antiquité grecque. Narcisse, Prométhée sont de retour et deviennent envahissants. Le mimétisme s'exacerbe que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans les médias, même si l'individualisme est puissant et poussé par un ego qui devient forcené. 
C'est ce qui m'a donneé l'idée de rédiger cette série d'articles en donnant "ma lecture" du livre de René Girard "Les origines de la culture". 
Je n'en suis au quatrième article, mais je viens de découvrir un article de la revue reforme.net du 5 novembre 2015 qui a attiré mon attention: pour Girard, l'apocalypse a commencé. Mort le 4 novembre 2015 à l'âge de 91 ans, il n'avait cessé de s'interroger sur la façon dont la religion devient violente, ou est instrumentalisée au nom de la violence.  Pour Henri Tincq dans la revue Slate, "René Girard, l'homme qui nous aidait à penser la violence et le sacré" montre "comment les religions sont devenues extrémistes": "Les deux thèses liées sur la «rivalité mimétique» et le «mécanisme émissaire» ont conduit René Girard –qui a toujours affiché sa foi chrétienne malgré les critiques d’une partie de la communauté scientifique– à s’interroger sur l’origine et le devenir des religions, jusqu’à leurs formes extrémistes d’aujourd’hui. Pour lui, à la naissance des religions, il existe aussi une «rivalité mimétique» autour d'un même «capital symbolique», fondé sur les trois «piliers» que sont le monothéisme, la fonction prophétique et la Révélation". Et plus loin: "René Girard va interprèter les attentats du 11 septembre 2001 comme la manifestation d’un «mimétisme» désormais globalisé. Il déclare, dans une interview au Monde en novembre 2001, que le terrorisme islamique s’explique par la volonté «de rallier et mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans des rapports de rivalité mimétique avec l'Occident». Pour lui, les «ennemis» de l'Occident font des Etats-Unis «le modèle mimétique de leurs aspirations, au besoin en le tuant»."  Dans l'interview donné à réforme.net René Girard va encore plus loin lorsqu'il affirme: "Nous avons atteint un point, rappelle avec force René Girard, où la disparition de l’espèce humaine devient possible – disparition qui est déjà annoncée dans la Bible – si l’homme ne renonce pas à la violence et à la rivalité." Pour la suite, lisons plutôt l'interview qu'on trouvera sur le site  http://reforme.net/une/religion/lapocalypse-a-commence qu'on peut lire ci-dessous.






« L'Apocalypse a commencé »


L’anthropologue René Girard, professeur à l’université de Stanford, est mort mercredi 4 novembre à l’âge de 91 ans. Le 8 janvier 2008, il avait accordé à Réforme une longue interview.
Mondialement connu pour sa théorie mimétique, René Girard se définit lui-même comme un anthropologue de la violence et du religieux. Il analyse et commente ici l'actualité sombre du monde à la lumière de son dernier livre inspiré par la lecture de Clausewitz.

La pensée de René Girard, en apparence limpide, se révèle cependant complexe car paradoxale et radicalement différente des courants dominants. Encensé ou vivement contesté, René Girard fait débat aujourd’hui, notamment en raison de ses convictions chrétiennes.

Il vient pour l’heure de publier en français Achever Clausewitz (éd. Carnets Nord, 365p., 22 euros), un livre d’entretiens consacré à Carl von Clausewitz (1780-1831), stratège prussien, auteur du De la guerre. On se souvient de sa formule : « La guerre est la -continuation de la politique par d’autres moyens. » Loin de contenir la violence, la politique court derrière la guerre : les moyens guerriers sont devenus des fins. « Achever Clausewitz », c’est lever un tabou : celui qui nous empêchait de voir que l’Apocalypse a commencé. Car la violence des hommes, échappant à tout contrôle, menace aujourd’hui la planète entière.

Même s’il est un peu troublant et fort peu réconfortant de commencer une nouvelle année par une réflexion aussi pessimiste, il faut bien aussi tenter de regarder le monde en face. Nous avons atteint un point, rappelle avec force René Girard, où la disparition de l’espèce humaine devient possible – disparition qui est déjà annoncée dans la Bible – si l’homme ne renonce pas à la violence et à la rivalité.


Vous évoquez dans votre livre, en citant Clausewitz, une « montée aux extrêmes ». Pour vous, l’Apocalypse a déjà commencé…
Je pense qu’il est nécessaire de dire aujourd’hui la vérité en premier lieu sur les phénomènes liés à la dégradation de l’environnement. La fonte, par exemple, des glaces du Groenland est un phénomène très alarmant. Tous les Etats le savent. C’est un enjeu vital aujourd’hui. Les événements qui se déroulent sous nos yeux sont à la fois naturels et culturels, c’est-à-dire qu’ils sont apocalyptiques. Jusqu’à présent, les textes de l’Apocalypse faisaient rire. Tout l’effort de la pensée moderne a été de séparer le culturel du naturel. La science consiste à montrer que les phénomènes culturels ne sont pas naturels et qu’on se trompe forcément si on mélange les tremblements de terre et les rumeurs de guerre, comme le fait le texte de l’Apocalypse. Mais, tout à coup, la science prend conscience que les activités de l’homme sont en train de détruire la nature. C’est la science qui revient à l’Apocalypse.

Cette réalité-là m’impressionne profondément. Depuis trois cents ans, la science a plaidé le contraire pour retomber aujourd’hui sur cette découverte très scientifiquement au moment où on s’y attend le moins. Autrement dit, la pensée apocalyptique n’est plus folle, elle est en train d’entrer dans la vie quotidienne. Si un ouragan de plus touche La Nouvelle-Orléans dans les prochains mois, la question des liens entre ces phénomènes et les activités humaines se reposera. Lorsque l’Apocalypse mélange les deux, c’est une opération qui, sur le plan intellectuel aujourd’hui, a un intérêt prodigieux que même les chrétiens ne veulent pas voir. Ces derniers n’osent pas parler de l’Apocalypse. Des formes de pensée que nous pensions dépassées sont en train de revenir… et ce sont des formes de pensée évangéliques. Ce qui nous paraissait archaïque revient parmi nous sur les ailes de la science. Nos contemporains ne sont pas encore prêts à entendre ces paroles, mais ils vont bientôt l’être.

Pourquoi liez-vous la montée en puissance de la violence avec celle des températures à la surface du globe ?
Il existe un lien direct. Je définis la violence par la rivalité. Dans le monde actuel, beaucoup de choses correspondent au climat des grands textes apocalyptiques du Nouveau Testament, en particulier Matthieu et Marc. Il y est fait mention du phénomène principal du mimétisme, qui est la lutte des doubles : ville contre ville, province contre province... Ce sont toujours les doubles qui se battent et leur bagarre n’a aucun sens puisque c’est la même chose des deux côtés. Aujourd’hui, il ne semble rien de plus urgent à la Chine que de rattraper les Etats-Unis sur tous les plans et en particulier sur le nombre d’autoroutes ou la production de véhicules automobiles. Vous imaginez les conséquences ? Il est bien évident que la production économique et les performances des entreprises mettent en jeu la rivalité. Clausewitz le disait déjà en 1820 : il n’y a rien qui ressemble plus à la guerre que le commerce.

Souvent les chrétiens s’arrêtent à une interprétation eschatologique des textes de l’Apocalypse. Il s’agirait d’un événement supranaturel… Rien n’est plus faux ! Au chapitre 16 de Matthieu, les juifs demandent à Jésus un signe. « Mais, vous savez les lire, les signes, leur répond-t-il. Vous regardez la couleur du ciel le soir et vous savez deviner le temps qu’il fera demain. » Autrement dit, l’Apocalypse, c’est naturel. L’Apocalypse n’est pas du tout divine. Ce sont les hommes qui font l’Apocalypse. Il existe aujourd’hui un moment de chambardement qui m’intéresse au plus haut point.

S’il existe une consonance entre l’évolution du monde et les textes de la Bible, quel message nous donnent-ils pour nous guider ? Ils nous avertissent contre notre violence. Ils nous disent : il faut s’en occuper. Mais ils ne disent pas que c’est Dieu qui intervient dans la montée des eaux ou dans la perte des glaces au pôle Nord. Les grands dirigeants du monde en sont cependant encore à se demander qui aura le droit d’extraire prioritairement le pétrole de cette région du Pôle ! Ce qui, évidemment, ne peut qu’accentuer les risques pour la planète. Là résident le comique et le tragique de notre temps. La bonne manière d’écouter ces textes est de faire nôtre cette inquiétude, elle n’est pas celle de Dieu. Nous en sommes seuls la cause. Nous avons mal utilisé nos pouvoirs et nous continuons de le faire. Nous lisons tout à l’envers.

Le développement continu des armements va dans le même sens, de même que les manipulations biologiques dont les hommes tireront on ne sait encore quelle nouvelle puissance pour guerroyer. Etant donné ce que les hommes ont été capables de faire jusqu’ici, peut-on vraiment leur faire confiance ? Cette folie de l’homme est prévue, annoncée par les Evangiles. Dieu n’en est aucunement responsable. Dans ces conditions, je ne vois pas de tâche plus importante que de rappeler sans cesse le réalisme de la révélation et des textes apocalyptiques. Mais même l’Eglise ne s’y réfère plus jamais.

Vous avez une vision très pessimiste de l’Histoire…
Savez-vous qu’il est courant de professer une vision optimiste à mesure que se multiplient les dangers ? Les Etats sont capables de voir un problème à la fois, et sur le court terme. Mais si on prend tous les problèmes qui assaillent notre époque en même temps, n’est-ce pas monstrueux ? Mieux, l’avenir du monde semble totalement désespéré. Et pourtant, c’est bien de cela qu’il faut s’occuper. Si on a envie que nos petits-enfants puissent vivre sur une terre où ils puissent se tenir debout. Ceux qui tentent d’avertir les hommes d’aujourd’hui arrivent dans une atmosphère totalement athée. Les hommes de notre temps n’arrivent pas à percevoir l’importance et le sens de ces textes apocalyptiques de la Bible. L’Apocalypse, c’est la durée, si ces temps n’avaient pas été abrégés, il n’y aurait plus un seul adorateur du Dieu unique. Dans les grands textes des Evangiles synoptiques, ces temps sont longs et nous y sommes pleinement entrés. Je ne suis pas pessimiste, au fond. J’attends, comme tout chrétien, l’avènement du Royaume de Dieu.

A partir de votre analyse, quelle parole recommandez-vous aux Eglises ?
Il faut d’abord que les uns et les autres lisent le chapitre 24 de Matthieu, le chapitre 13 de Marc et çà et là quelques passages dans l’Evangile de Luc ! Mais comment comprendre ces passages ? Pour moi, l’homme est foncièrement en rivalité et violent. Il entraîne un désordre de toute la communauté qui finit par un phénomène de bouc émissaire. Dans le christianisme, le phénomène du bouc émissaire ne peut plus se produire parce qu’on le comprend trop bien. Pour qu’un phénomène de bouc émissaire se produise, il faut croire que la victime est coupable. Donc avoir un bouc émissaire, c’est ne pas savoir qu’on l’a. Et, par conséquent, savoir qu’on l’a, c’est être privé de moyens sacrificiels d’arrêter la violence. Nous sommes dans cette situation-là, donc nous sommes confrontés à notre propre violence et la seule solution, c’est celle qui est là, dans le christianisme – qui vient en premier lieu d’ailleurs, bien avant toutes choses –, c’est-à-dire l’offre du Royaume et la non-représaille universelle. La logique est parfaite. De ce point de vue, je ne peux que souhaiter aux uns et autres de se tourner vers le Christ. Je ne suis qu’un chrétien très classique, au fond…

Et que dire aux autorités politiques ?
Qu’il faut tout faire pour interrompre ces processus sans fin qui nous mènent à la destruction totale. C’est-à-dire qu’il faut accepter des mesures qui sont encore impensables aujourd’hui. Diminuer la production, s’il le faut, pour sauver la planète. Nombre d’Américains rattachés au camp républicain estiment que tous ces discours apocalyptiques n’ont pour but que les empêcher de gagner tout l’argent qu’ils méritent. Les conséquences de cette insouciance sont une réelle menace pour l’humanité. Le problème est que les responsables politiques qui tiendraient un tel langage de vérité ne sont pas éligibles. Qui peut attirer les suffrages de ses concitoyens en prônant une politique de restriction dans tous les domaines ou prétendre supprimer les automobiles ? Comment déplaire à l’opinion publique et annoncer de nouvelles mauvaises ? Sans doute, l’évolution de notre planète va devenir telle que des mesures très dures et difficiles s’imposeront. Reste que la démocratie n’est pas armée pour faire face à une situation d’urgence. Nous sommes bien dans une perspective apocalyptique.

La peur, comme le suggère Hans Jonas, ne pourrait-elle pas créer cependant les conditions d’une remise en question ? La peur est pédagogique jusqu’à un certain point. Le sera-t-elle suffisamment ? Cela me paraît fort douteux. Il faut continuer à dire aux opinions publiques que tout finira mal, sans cela vous ne les réveillerez jamais. L’annonce de l’Apocalypse, c’est avant tout le seul discours qui puisse contribuer à sauver le monde. Le problème des responsables est de se situer toujours dans le court terme. Le fondement du religieux, sur le plan social et politique, apparaît à l’inverse comme la pensée de la continuité, le souci de l’avenir. Les discours des religions et celui du christianisme rappellent toutes les traditions qui demandent à être maintenues, la famille par exemple. Traditions qui ont pour fonction de maîtriser la temporalité qui nous échappe. Donc, le religieux est d’une certaine manière conservateur.

Seriez-vous d’accord avec l’affirmation selon laquelle « le christianisme serait la religion de la sortie de la religion » ?
Ceux qui l’évoquent, comme Marcel Gauchet, le disent d’une façon athée, humaniste, la fin du religieux d’une manière post-hégélienne. Alors que je dis de mon côté que c’est la fonction du christianisme depuis le début. Le christianisme n’est pas une religion comme les autres. Les religions ont des dieux, des règles, des doctrines… Le christianisme ne nous apprend pas qui est Dieu, ou plutôt, si nous le savons, ce n’est qu’à travers le Christ. Parce que la mort du Christ nous a appris ce que sont les religions en révélant le mécanisme sacrificiel qui les fonde. La prédication du Christ est la seule à avoir dévoilé l’origine violente de l’humanité et sa perpétuation culturelle. L’échec de la prédication et la Passion, qui sacrifie le plus innocent de tous, ouvrent la voie à la lente connaissance de la méconnaissance du mécanisme victimaire.

Je défends depuis de longues années l’idée que cette révélation du mécanisme de la violence, du sacrifice, est inscrite dans le texte même des Evangiles. La question est : « Mais pourquoi existe-t-il des religions ? ». A mon sens, parce que l’on s’imagine que la victime est vraiment responsable et peut donc provoquer la réconciliation. En réalité, ce phénomène purement victimaire pourrait se passer sur n’importe qui. Le Christ, justement, n’est pas n’importe qui parce qu’il accepte cette mort pour faire connaître aux hommes ce qu’est réellement le religieux. Cette fonction du Christ donne au christianisme une place qui lui permet même d’approuver l’antireligion moderne dans ce qu’elle a de vrai.

L’apparition des fondamentalismes ne serait-elle pas une manière de réintroduirede la religion ?
Oui et non. Le fondamentalisme est avant tout un combattant du religieux. Les fondamentalistes sont dans le même mouvement que des athées qui sont partisans de telle ou telle idéologie. Généralement, les fondamentalistes que l’on rencontre aux Etats-Unis sont plutôt ignorants, mais voudraient bien qu’on les laisse tranquilles et que l’on ne les attaque pas systématiquement sur leurs convictions contre le mariage homosexuel. Convictions qu’ils considèrent conformes à leur lecture traditionnelle de la Bible. Ils sont en réalité minoritaires et ne dominent en rien l’Amérique. Pourtant, j’adresse aux fondamentalistes un reproche fondamental : ils attribuent à Dieu, ou à des phénomènes surnaturels, ce qui revient en réalité aux hommes. C’est pour cette raison qu’ils sont absurdes et non pour leurs convictions que l’on a coutume de qualifier de rétrogrades.

A propos du sacrifice, comment comprendre le sacrifice de ces terroristes qui donnent leur vie pour ôter celle d’autres vivants ?
Nous ne savons pas. Nous sommes devant une culture de mort qui nous échappe. Le 11 septembre 2001 a été le début d’une nouvelle phase. Le terrorisme actuel reste à penser. On ne comprend toujours pas ce qu’est un terroriste prêt à mourir pour tuer des Américains, des Israéliens ou des Irakiens. La nouveauté par rapport à l’héroïsme occidental est qu’il s’agit d’imposer la souffrance et la mort, au besoin en les subissant soi-même. Cette « montée aux extrêmes » de la violence sort de notre univers.

Je crois que nous sommes attachés à la vie d’une manière qui ne nous permet pas d’y accéder. Le terrorisme nous dépasse, on a l’impression de ne plus pouvoir réfléchir. C’est une menace, du fait même que l’on ne comprend pas. On ne peut pas négocier. Et encore moins faire la guerre contre le terrorisme sans même savoir où sont les terroristes, s’ils existent, s’ils ont envie de négocier…

Les Américains ont commis l’erreur de « déclarer la guerre » à Al-Qaida alors qu’on ne sait même pas si Al-Qaida existe. Le président Bush a réagi avec son instinct d’Américain, comme s’il s’agissait d’un adversaire habituel. Il s’est lourdement trompé. Il pensait répondre à une attente. Mais sans réflexion. Il savait que l’Amérique attendait de l’action. D’où la guerre d’Irak… Une bêtise absolue ! L’ère des guerres est finie : désormais, la guerre est partout. Nous sommes entrés dans l’ère du passage à l’acte universel. Il n’y a plus de politique intelligente. Nous sommes près de la fin.

Vous situez le Christ au cœur de l’histoire de l’humanité, mais quelle place accordez-vous aux autres religions ?
Les autres religions sont nécessaires pour l’arrivée au christianisme. L’éducation de l’homme est faite par le religieux. Les religions non chrétiennes sont nécessaires à un certain stade de l’humanité. Elles ont permis ce passage de l’animalité jusqu’à l’homme. Mais le christianisme met fin à ces religions et nous place devant l’Apocalypse.

Le sacrifice, par exemple, personne ne peut le définir parce que c’est trop évident. Il s’agit d’une violence de substitution, nécessaire pour passer la colère des hommes. Le nom chrétien du péché capital est bien la colère, plus que le ressentiment. Le péché originel, c’est la violence, ou plutôt l’ensemble, orgueil, colère et violence. L’islam, de son côté, ne dit rien contre la violence. Il l’accepte parfois comme un des véhicules de la révélation de Dieu. Il n’y a de devoir du chrétien de conquérir quoi que ce soit par la violence. D’une certaine manière, l’islam est une idéologie religieuse qui reste plongée dans l’archaïsme. Il en va différemment du judaïsme. Dans la Bible, on trouve les premiers textes religieux où la victime est innocente. L’histoire de Joseph, par exemple, on sent bien qu’elle va vers le christianisme, elle est tout entière prophétique, au sens chrétien du terme. Précisément parce qu’elle fait de la victime la victime de ses frères. L’histoire commence par une sorte de lynchage, et ce lynchage, c’est celui de l’innocent et non pas du coupable… Déjà l’histoire du Christ.

Que répondez-vous à ceux qui, à l’exemple du philosophe Michel Onfray, considèrent que ce sont les religions qui sont sources de violences et de guerres ?
Ce sont des penseurs qui en sont -encore à Auguste Comte. Un homme qui considérait que le religieux était essentiellement une réponse à la question des origines de l’univers. Le bon sauvage sous le ciel étoilé qui médite sur l’univers et se demande d’où cela vient... La religion archaïque n’a strictement rien à voir avec ce genre de préoccupation.

Pour ce qui est de la violence, sachez qu’à toutes les époques on tue au nom de ce qui importe alors. Au moment de la féodalité, on estimait que la justice royale permettrait une paix universelle. A partir des rois on a cru que les querelles dynastiques étaient à l’origine des guerres. Quand on en arrive à la république, Clausewitz voit très bien que celle-ci produit une mobilisation du peuple pour la guerre, qui jusqu’alors était le fait des princes. L’origine de la violence sera toujours cherchée ailleurs, on désignera toujours la chose la plus importante du moment… Alors que c’est l’homme, bien entendu, qui est à la source de toute violence.

Vous considérez cependant le christianisme comme une religion rejetée, sinon méprisée, aujourd’hui… 
Le christianisme est radicalement méprisé. Et il est le seul dans ce cas. Il est méprisé particulièrement en Europe parce qu’il faut se défendre contre lui. Il annonce que les hommes sont violents, c’est lui qui vient troubler notre tranquillité archaïque. Le christianisme n’est pas reçu, en réalité, parce qu’il n’est pas compris. Il faut en revenir au texte et au message évangélique…

Démarche protestante, s’il en est…
Savez-vous que les catholiques ont toujours pensé que j’étais protestant ? A dire vrai, protestantisme, catholicisme…, cela n’a pas grande importance à mes yeux. Les catholiques sont aussi influencés par les protestants que les protestants peuvent l’être par les catholiques. La remarque est évidente pour ce qui est des Etats-Unis. Les protestants comprennent la valeur de l’unité. Les intellectuels, en particulier, regardent beaucoup plus aujourd’hui ce qui se passe dans l’Eglise catholique. Il se trouve que de nombreuses conversions au catholicisme ont lieu en ce moment aux Etats-Unis. Il faut dire que la vie intellectuelle dans les universités américaines est dominée par des figures catholiques. Les White Anglo-Saxons Protestants sont toujours, de leur côté, plus attirés par le business. C’est peut-être le souci de la parole d’autorité, de la parole qui se fait entendre dans le monde, qui questionne aujourd’hui la pensée américaine. D’où peut-être cette attirance nouvelle pour l’universalité du catholicisme.

Le tragique serait-il pour vous le dernier mot de l’Histoire ? 
Le tragique en grec, c’est le mot trogos. C’est la mort de cette victime qui finalement réconcilie. Donc, c’est aussi la catharsis. La tragédie grecque elle-même ne fait que répéter la naissance du religieux. C’est la mort de la victime qui ramène la paix en amenant la purification de la violence. La mort de la victime ramène la paix. La tragédie respecte le schéma de la religion archaïque. Reste quand même une incertitude sur la vérité de la culpabilité de la victime. Cela va dans le sens du christianisme. Mais accepter la vérité du christianisme, c’est se débarrasser du tragique, c’est l’au-delà du tragique. Nous ne savons pas ce dont il s’agit réellement. Mais nous savons pourtant que l’Apocalypse, ce n’est pas triste, dans la mesure où si on arrive vraiment à elle, on commence à passer à autre chose. Les chapitres apocalyptiques des Evangiles annoncent cela, mais ne sont pas pour autant un happy end. La providence, c’est toujours une attente, l’Apocalypse, c’est sûr.

Reste que nous ne sommes pas appelés à la peur, mais à la confiance…
« N’ayez pas peur. » Cette parole apocalyptique se trouve dans l’Evangile. Cela ne va pas être facile, ni plaisant, mais le Christ nous dit : « Ne vous en faites pas ! » Il faut continuer jusqu’au bout, comme si de rien n’était. La vocation de l’humanité continue. Penser vraiment l’Apocalypse, c’est penser la tragédie des temps qui viennent dans une lumière chrétienne qui est fondamentalement optimiste. Ce n’est pas la fin de tout, mais l’arrivée du Royaume de Dieu. Royaume de Dieu dont nous n’avons aucune explication. Mais qu’importe, puisqu’il se rapproche de nous."
(fin de l'article)

René Girard est professeur émérite de littérature comparée à l’université Stanford et à l’université Duke (Etats-Unis) et membre de l’Académie française depuis 2005. Site principal sur René Girard en français : perspectives-girard.org/intro.php



Liens: 
http://domirigaray.blogspot.fr/ (blogs à propos de rené girard)
http://commeletoiledumatin.blogspot.fr/ (violence, religion, daesh)
http://www.perspectives-girard.org/references/references/reference-0002.pdf : Comment "Dieu est mort !", selon Nietzsche.  c'est le texte capital, paraît-il, sur la disparition définitive de toute religion"
http://www.la-croix.com/Culture/Actualite/Rene-Girard-le-dernier-grand-penseur-de-la-non-violence-2015-11-05-1377048 Jean Claude Guillebaud « René Girard, le dernier grand penseur de la non-violence »)
http://darknessclosesin.ning.com/group/the-prophecies-group/forum/topic/show?id=4506165%3ATopic%3A1321609&xg_source=msg (In the dark: Jewish Prophecies and Messianic Expectation)
http://darknessclosesin.ning.com/group/the-prophecies-group/forum/topic/show?id=4506165%3ATopic%3A1321349&xg_source=msg Inthe dark: Christian Prophecies and the Second Coming of Christ)


http://www.rene-girard.fr/secure/zc/57/2071    (Présentation de la théorie de René Girard, Simon De Keukelaere)   Andrew N. Meltzoff, Ph.D      Andrew N. Meltzoff       Vittorio Gallese
http://www.automatesintelligents.com/labo/2005/mar/neuronesmiroir.html (Des découvertes révolutionnaires en sciences cognitives Les paradoxes et dangers de l'imitation Simon De Keukelaere)
http://www.automatesintelligents.com/echanges/2002/oct/girard.html (La violence humaine, imitation ou mèmes? : critique d'un point de vue "girardien"par Simon DeKeukelaere)

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150320.OBS5094/les-neurones-miroir-vous-connaissez-on-vous-explique.html (neurones miroir)
http://www.neuroeducation-ini.fr/wp-content/uploads/2014/05/NEURONES-MIROIRS-2014.pdf (neurones miroir)
http://chip.ucsd.edu/ (Center for brain and cognition Université de San Diégo)


Bibliographie: 
1961 Mensonge romantique et vérité romanesque (Paris: Grasset)
1963 Dostoïevski: du double à l'unité (Paris: Plon).
1972 La violence et le sacré (Paris: Grasset). L'ouvrage est couronné par l'Académie
1976 Critique dans un souterrain (Lausanne; L'Age d'Homme).
1978 Des Choses cachées depuis la fondation du monde avec Jean-Michel Oughourlian et Guy Lefort (Paris: Grasset).
1982 Le bouc émissaire
1985 La route Antique des hommes pervers (Paris: Grasset)
1988 To double business bound, The Johns Hopkins University Press,
1978. London, Athlone Press, 1988. 1990 Shakespeare Les Feux de L'envie (Paris: Grasset) prix Médicis 1994 Quand ces Choses commenceront, entretiens avec Michel Treguer (arléa Paris diffusion Le Seuil) 1999 Je vois Satan tomber comme l'éclair (Paris: Grasset)
2001 Celui par qui le scandale arrive (Desclée de Brouwer)
2002 La voix méconnue du réel (Paris: Grasset)
2003 Le sacrifice (Paris: Bibliothèque nationale de France)
2004 Les origines de la culture (Desclée de Brouwer)
2007 Achever Clausewitz. Entretiens avec Benoît Chantre (Paris: Editions Carnets Nords)
2008 Anorexie et désir mimétique (Paris: Editions de l'Herne)
2008 La conversion de l’art (Paris : Carnets Nord)
2010 Géométries du désir (Paris : l’Herne)
2011 Sanglantes Origines. Entretiens avec Walter Burkert, Renato Rosaldo et Jonathan Z. Smith (Paris: Flammarion)










19 oct. 2015

The Reference Frame: L' équation Bogdanov




The Reference Frame: L' équation Bogdanov





Après avoir écrit mes articles sur "ma lecture" des livres des frères Bogdanov "Au commencement du temps" et "Le visage de Dieu", je rappelle que lors de la "cabale" contre les Bogdanov, l'affaire Bogdanovun scientifique a pris au sérieux les hypothèses des Bogdanov, Lubos MOTL à qui je dédie ce modeste article. Nous le verrons au chapitre 3,

L' équation Bogdanov par luboš motl   aux Presses de la renaissance,

(The Bogdanov Equation: the Secret of the Origin of the Universe?)
Le secret de l'origine de l'Univers?
Table of contents:
Introduction
1. The great mystery of the origin
  • Towards the Big Bang
  • The mystery of the zero point
2. A brief history of physics
  • Is there a center somewhere?
  • The apple and the Moon
  • Heat, entropy, information
  • Information theory
  • Liquids and fields
  • Relativity and quantum mechanics
  • Wave mechanics
  • The uncertainty principle
  • Relativity
  • General relativity
  • Black holes and expansion
  • Putting fields and quanta together

3. The last dream of Einstein
  • Quantum gravity: a modern puzzle par excellence
  • Gravitational singularities
  • Quantum gravity: open questions
4. Strings and membranes at the Planck scale
  • What to do?
  • Problems with the "atoms of space"
  • Additional problems
  • Black hole entropy
  • All roads lead to string theory
  • The birth of string theory
  • The first superstring revolution
  • The second superstring revolution
  • The last decade
  • Holography
  • Matrix theory
  • Landscape
5. The Bogdanov methods to solve the puzzle
  • Fluctuations at the Planck scale
  • Topological field theory
  • Chern-Simons theory
  • Fluctuations of time at the Planck scale?
  • New subtleties near the time zero
  • Quantum groups and noncommutative geometry
  • Space, time, temperature, and complex signatures
  • Real and imaginary time
  • Quantum foam
  • Symmetries and conservation laws
  • Supersymmetry and supergravity
  • Possible repercussions of the fluctuations in the telescopes
  • Bogdanovs' tale about creation: summary
6. Strange adventures of the Bogdanov twins
  • Unexpected thesis defenses
  • A brief history of their adventures
  • How physicists evaluate ideas
  • Groupthink vs individual appraisal of science
7. Tomorrow and beyond
  • Three realities
  • Cosmological code
  • Complex and imaginary time
  • The moment zero and information
  • A homework for experts
Conclusions
Glossary
Bibliography
Index

Unfortunately, I can't write more here, for example the equation itself and whether it is correct. The reader will hopefully understand. ;-) 


Avant de parler de l'équation Bogdanov je rappelle au chapitre 1) ma lecture du livre des frères Bognanov "le visage de Dieu" Au chapitre 2) Je parlerai de l'affaire Boganov qui a tant défrayé la chronique.  Au chapitre 3)  Il sera question de l'équation Bogdanov qui est le titre de cet article. Puis au chapitre 4) Je parlerai du CODE SECRET de l'UNIVERS d'Igor et Grichka BOGDANOV. Et enfin j'évoquerai au chapitre  5) le nouveau livre des Bogdanov: 3 mn pour comprendre la grande théorie du big bang.


Le visage de dieu article 3) Un aperçu de ma lecture du livre des frères Bogdanov "Le visage de Dieu:   http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2010/11/levisage-de-dieu-2-ieme-partie.html#.VtqVhn3hDDd 

Voir aussi dans mon blog l'article 4-9) rubrique "au commencement du temps",  qui est le dernier de ma série d'articles donnant ma lecture du livre des frères Bogdanov "au commencement du temps":  http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commencement-du-temps-4-10-partie-2.html#.VvGMPdLhDDd

1) Le visage de Dieu. 
1-1) Dans cet article Le visage de Dieu article 3), j'avais écrit en 11/2011: G. Smoot, le "père" du satellite Cobe (Cosmic back back ground explorer), a déclaré dans la la salle de presse où il présentait ses résultats au grand public, "...pour des esprits religieux, c'est comme voir le visage de Dieu"
Même si depuis cette phrase, il s'est prudemment "réservé", cette phrase résonne toujours en moi. Les réactions à ce genre de phrases sont souvent brutales, comme le montre "l'affaire Bogdanov" que j'évoque dans un article spécifique. Les esprits s'échauffent vite dès qu'on prononce le mot Dieu. D'un côté, les esprits "scientifiques" revendiquent la vérité d'une communauté dont les résultats ont fait leur preuve. Elle s'exprime avec juste raison certes, mais on voit maintenant les limites et les dérives possibles et avérées de la science. De l'autre les détracteurs, dont les raisons sont souvent justifiées, mais qui ne voient plus que par ces raisons, ce qui conduit souvent au dogmatisme et à l'intolérance. 

1-2) Dans "Dieu et la science" (Avec Jean Guitton), les Bogdanov avaient écrit : "il est possible d'appréhender l'univers comme un message exprimé dans un code secret, sorte de hiéroglyphe cosmique, qu'on commence juste à décrypter. Il semble inscrit dans la trame de l'univers primordial, où l'avenir de tout ce qui est semble déjà crypté dans la première lumière. Cela veut peut-être dire que l'origine profonde de la trame cosmologique pourrait se situer ailleurs que dans le monde physique. L'univers repose bien sur des lois physiques, mais leur origine semble curieusement située en-dehors de notre réalité, antérieure au big bang lui-mêmePaul Davies a dit en 2001: "Les lois de la physique n'existent aucunement dans l'Espace et dans la temps. Comme les mathématiques, elles ont une existence abstraite, elles décrivent le monde, mais elles ne sont pas dedans. Mais cela ne signifie pas que les lois sont nées avec l'univers. Si tel était le cas, si l'univers et les lois étaient issues de rien, on ne pourrait y recourir pour expliquer l'origine.Nous devons admettre qu'elles ont un caractère abstrait, intemporel, éternel".
La cosmologie est au confluent de la physique, de la métaphysique et de la philosophie. Quand la recherche approche de la question ultime de notre existence, les frontières entre elles deviennent inévitablement floues. Si l'ADN cosmique existe bel et bien, alors il faudra sans doute le chercher à l'origine, dans le tout premier instant qui a marqué la préhistoire du monde, bien avant le big bang. Là se trouve peut-être, dans la singularité initiale, codifié le scénario cosmologique au coeur de temps  imaginaire et du zéro.

1-3Les constantes universelles, le hasard, la création?
Le cosmonaute russe Poliakov écrit en 1998: "Nous savons que la nature est décrite par la meilleure des mathématique possibles, parce que Dieu l'a crée. C'est peut-être pour cela que le coeur d'une rose ou un magnifique coucher de soleil donnent parfois la sensation furtive qu'un ordre, une intelligence insaisissable et bienveillante est bel et bien là...mais l'instant d'après, cette certitude s'évanouit". A. Einstein a confié à P. Dirac, lui aussi troublé par l'ajustement des constantes universelles, que les valeurs de celles-ci n'étaient pas distribuées au hasard et sans doute poussé par cette conviction il a dit: "je veux savoir comment Dieu a créé le monde. Je ne suis pas intéressé par tel ou tel phénomène, je veux connaître la pensée de Dieu, le reste n'est que détail".
"Est- ce un hasard?", c'est le dernier mot choisi par S. Hawking pour clore sa "brève histoire du temps". Il se demande entre autre pourquoi l'univers existe. Sa réponse a de quoi surprendre: "Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine. A ce moment nous connaîtrons la "pensée de Dieu". Cela pourrait bien devenir l'horizon de la recherche scientifique au 21ème siècle, comme l'affirme F. Dyson à J. Peeble à Prince town: "Le défi est bien de lire la pensée de Dieu afin de savoir pourquoi l'univers existe, pourquoi il est tel qu'il est, pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien, pourquoi le monde a-t-il été créé"?
 M. Planck a aussi déclaré: "Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d'une force...nous devons supposer derrière cette force l'existence d'un esprit conscient et intelligent!" et si on suit S. Hawking, peut-être même la présence d'un être "responsable des lois de la physique avant le big bang". R. Penrose précise: "C'est une création à partir de rien. L'apparition à partir de rien de notre univers". D'où l'enthousiasme de G. Smoot face à l'éclair primordial: "c'est vraiment remonter en arrière jusqu'à la création, regarder l'apparition de l'espace et du temps, de l'univers et de tout ce qu'il y a dedans, mais aussi de voir l'empreinte de celui qui a fait tout ça". La science de l'information commence à nous dire que le monde de l'énergie et de matière repose sur un autre monde invisible mais déterminant, celui de l'information; un peu comme le monde du vivant obéit au code génétique. Est ce que désigne G. Smoot lorsqu'il lance à propos de l'univers: "Son évolution est inscrite dans ses débuts, une sorte d'ADN cosmique si on veut".

1-4) Le temps, l'espace et la matière auraient bel et bien eu un commencement. C'est ce que dut admettre Einstein après la découverte de Hubble de l'expansion de l'univers, Einstein dut admettre les idées de G. Lemaître et de A. Friedmann. Sans le vouloir, voilà qu'il emboîte le pas du vénérable Saint Augustin qui a eu l'intuition d'écrire un jour au cours de la longue nuit du Moyen-âge: "l'univers n'est pas né dans le temps, mais avec le temps". D'où l'idée encore fortement ancrée que s'il existe une ère avant la création de l'espace, du temps et de la matière avant le big bang, celle-ci ne relève plus de la science, mais de la quête métaphysique, voire mystique. Quelles sont les limites de la science et de la métaphysique? G. Gamow, dans "la création de l'univers" propose d'appeler cette ère mystérieuse "l'ère de Saint Augustin (voir dans l'article)". Et en 1951, Pie XII a déclaré: "Il semble que la science d'aujourd'hui, remontant d'un trait des millions de siècles, ait réussi à se faire le témoin de ce "Fiat Lux" de lumière et de radiations, tandis que les particules des éléments chimiques se séparaient, et s'assemblaient en millions de galaxies...Ainsi, la Création a eu lieu dans le temps donc il y a eu un Créateur, donc Dieu existe".
En 1965, Penzias et Wilson découvrent (par hasard?) le "reste", la trace du big bang, le rayonnement fossile. Wilson a une préférence marquée pour l'idée d'un plan conçu par une force extérieure: "Il y a certainement eu quelque chose qui a réglé le tout. A coup sûr, si vous êtes religieux, je ne vois pas de meilleure théorie  de l'origine cosmique susceptible de répondre à la genèse". Quant à Penzias (et plus tard Smoot), il finit par voir au coeur de rayonnement fossile "quelque chose" et l'astronomie nous conduit vers un événement unique, un univers créé à partir de rien, avec juste "le délicat équilibre nécessaire à l'apparition de la vie, un univers qui obéit à un "plan sous-jacent" (presque surnaturel?)...Pour être cohérent avec nos observations, nous devons comprendre que non seulement il y a eu création de matière, mais aussi création de l'espace et du temps. Les meilleures données dont nous disposons sont exactement ce que j'aurais pu prédire si je n'avais rien lu d'autre que les 5 livres de Moîse, les Psaumes et la Bible. Le big bang a été un instant de brusque création à partir de rien".
L'astronome Allan Sandage, un des plus influents de la deuxième moitié du 20ème siècle est un exemple typique de cette difficulté à penser les débuts de l'univers sous forme d'un point. D'origine juive, il se convertit au christianisme à l'âge de 60 ans. Quand on lui demande si on peut être à la fois scientifique et chrétien, il répond haut et fort: "Oui, le monde est trop complexe dans toutes ses composantes et ses connexions pour être simplement le fruit du hasard...Pourtant, c'est tellement étrange! Cela ne peut pas ne pas être vrai". 

Où en sommes nous aujourd'hui? Les résistances restent encore fortes. Pour A. Linde, "expliquer cette singularité initiale, où et quand tout a commencé, reste aujourd'hui le plus intraitable problème de la cosmologie moderne". Mais tranche Lee Smolin, à quoi bon s'obstiner, il n' y a jamais eu de singularité initiale. "Un monstre tapi dans le ciel", grince Joseph. Silk et "répugnant"! gronde en écho Derek Raine, astronome à Leicester
Pourtant, la singularité initiale résulte d'une démonstration mathématique des plus sérieuses, voir les théorèmes de singularité de R. Penrose et S. Hawking (1977).

Pourquoi tant de passions? de rejets? Sans doute parce qu'il contraint à un choix impossible: un univers sans cause d'un côté, et de l'autre ce vers quoi G. Smoot a attiré l'attention: "le visage de Dieu"."

Liens: 
http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/09/06/01030-20100906ARTFIG00757-l-univers-est-ne-sans-dieu-hawking-cree-la-polemique.php («L'univers est né sans Dieu» : Hawking crée la polémique)
http://www.larecherche.fr/avant-le-big-bang-1 (Par Paul Davies: Dans la mesure où le temps et l'espace n'ont vu le jour qu'avec le Big Bang, la question de savoir ce qui s'est passé avant n'a, pour les cosmologistes, aucun sens. Mais pourquoi le temps et l'espace sont-ils brusquement apparus ? Et d'où les lois de la physique proviennent-elles ?)
http://www.babelio.com/auteur/Stephen-Hawking/11047/citations?a=a&pageN=1 (Sephen Hawking, citations)
http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/184648-miracle-ou-hasard.html (CE QU'A RÉVÉLÉ LE SATELLITE PLANCK SUR LA CRÉATION DE L'UNIVERS
Miracle ou hasard?)

Le visage de dieu     George Fitzgerald Smoot        Jim Peebles (cosmologiste)  James Peebles (cosmologiste)


2) L'affaire Bogdanov.
La publication du livre le"visage de Dieu" par les frères Bogdanov a conduit à une polémique qui focalise le débat sur les deux frères, qui est apparu comme "l'affaire Bogdanov dont j'ai longuement parlé dans l'article l'affaire Bogdanov de mon blog.
On y oublie ce que pourrait signifier profondément "le visage de Dieu" pour une confrontation"science-non science", comme dans l'affaire Sokal. On focalise sur deux personnes un débat entre ceux qui pensent  que seules les "normes" de la vérité scientifiques sont acceptables pour expliquer les choses, et ceux qui pensent que la vérité n'est pas que scientifique. Le probème n'est pas aussi simple. Certes la communauté scientifique a acquis au cours d'une longue lutte contre l'ignorance qui aliène les hommes un réussite certaine dans ses résultats et a amené tous les progrès technologiques qu'on constate. Elle a donc des raisons de se méfier de la superstition, des méthodes douteuses qui conduisent souvent à croire qu'on a tout compris, et alors on tombe facilement dans le dogme ou la secte. Mais certains scientifiques constatent aujourd'hui que le certitudes scientifiques et les miracles de la technologie aboutissent  souvent à des excès qui pourront peut-être apocalyptiques dans l'avenir? Ils se posent des questions sur les limites de la connaissance
La cosmologie et la physique quantique ne peuvent pas encore expliquer la singularité initiale, le big-bang et son pourquoi? Pour éviter un créateur et la Création, on parle de mondes multiples et contrairement au modèle standard actuel il est possible que l'Univers ait existé de toute éternité. Même la théorie de cordes pose problème si on se réfère à des scientifiques tels que Lee Smolin pour qui "rien ne va plus en plus en physique". On est en droit de se demander si l'approche des Bogdanov ne peut pas conduire à une découverte majeure. L'univers observable est dans l'espace et le temps "réel". Il est un fait qu'on y est immergé. On pense alors que le réel ne peut être que ce qui est observable, pensable par une démarche "scientifique" qui a fait ses preuves. Mais S. Hawking n'a-il pas parlé de temps imaginaire. Pourquoi les Bogdanov délireraient-ils en mettant la question de l'origine dans l'information et en proposant l'image de CD dont le démarrage serait la création de l'espace-temps et l'actualisation de l'information. Les mystères sont à peine entr'ouverts. Alors, alors que le mystère subsiste et que les théories invérifiables se multiplient pourquoi la réponse des Bogdanov ne pourrait-elle fournir une intuition pour une piste de recherche qui ouvrirait une voie possible. En fait, nous le verrons au chapitre 4,  un scientifique a pris au sérieux les hypothèses des Bogdanov, Lubos MOTLMais les rejets sont les plus nombreux.
Ainsi, dans Paris Match, en novembre 2010  Les BOGDANOV expliquent: Voici les premiers instants de l’univers mais la réplique est fulgurante dans Le visage de dieu des bogdanov décrypté:  
 Le dernier livre des jumeaux fantastiques de la TV, les frères Bogdanov tient les têtes de gondoles en librairie. Faut-il donc, encore une fois, se les coltiner ? Rien que l'idée me fatigue. Et puis, je viens de cotiser à la critique du mélange entre science et religion avec le bouquin de Stephen Hawking The Grand Design. Mais inutile de se tourmenter, grâce à des scientifiques et des collègues qui ont déjà fait tout le boulot. Donc, merci à eux, et voici les liens pour s'amuser ou récupérer les arguments permettant de dire à son voisin de table «achètes pas, tu perds ton temps et ton argent"
Les liens fournis en fin de ce chapitre 3 montrent la violence contre les Bogdanov. Est-ce dû au fait que leur hypothèse laisse la place pour une création? C'est ce qu'ils affirment ans le site lelalibre.be:
"C’était en 2003, mais les deux frères continuent à dénoncer l’ attitude de leurs "confrères" qui leur reconnaissent un sens aigu du business mais aucune rigueur scientifique : "On attaque nos thèses, parce qu’on attaque nos idées . Chaque fois qu’une idée nouvelle est introduite en sciences, elle est attaquée. Dans ces travaux , on a été les premiers à étudier une zone strictement interdite par la science, l’avant Big Bang." Ils assument le mélange entre physique et métaphysique"La science est très réticente à poser des questions de fond . Elle n’ose pas tirer les conclusions de ses recherches." D’autres leur reprochent leur créationnisme - qu’ils réfutent - et sa variation subtile, le dessein intelligent. Ce qu’ils réfutent avec bien moins de vigueur : "l’Univers ne peut pas naître par hasard. Il fallait un programme rigoureux pour encadrer cela. Que le hasard gouverne tout, cette idée est enracinée chez les scientifiques !"

En novembre 2011 j'ai fait un commentaire dans le blog berneri.blogspot.fr sur l'article "Les Bogdanov et les médias":
pascal (moi) a dit…Un simple questionnement de ma part. Vous avez lu le livre? sans haine? Pour des antis-sarkosiens je vous trouve aussi intolérants que vos adversaires. Je ne comprend pas ces attitudes des deux côtés de la polémique. S'agit-il d'une guerre pour la connaissance de l'univers?
Berneri a dit…Non, je n'ai pas lu le livre. Mais les commentaires de Sylvestre Huet, et de nombreux physiciens (dont les liens peuvent être trouvés sur le blog de Sylvestre Huet que j'ai lié dans ma note) me suffisent. Je n'ai pas de commentaire spécial à faire sur leur thèse, si ce n'est que lorsqu'ils disent que la CADA a invalidé le rapport du CoNRS qui démonte leurs thèses, ils disent, une fois de plus, n'importe quoi : la décision de la CADA se base sur des considérations légales (à savoir qu'un rapport citant nommément une personne peut lui être communiqué mais ne peut être rendu public) et pas scientifiques. La CADA n'a d'ailleurs aucune compétence dans ce dernier domaine.
Enfin, mon antisarkozysme : j'en suis, pourquoi en faire mystère ? Mais ma référence à la "Sarkozie", ici, se voulait plus une pique contre des journalistes qui ont tendance à jeter l'esprit critique au vestiaire dès qu'ils s'entretiennent avec des personnalités.
Enfin, les faits scientifiques ne sont pas des opinions dont on pourrait débattre comme de n'importe quelle opinion politique. À cet égard, le verdict des physiciens sur les travaux des frères Bogdanov est clair et du reste assez unanime : leurs résultats ne reposent sur aucune base solide.Enfin, une critique extensive du livre peut être trouvée ici, cependant : http://www2.iap.fr/users/riazuelo/fpc/bog/lvdd/lvdd.php
pascal a dit… Merci pour votre réponse. Elle a un ton qui me plait assez, elle est très claire. Je vais lire attentivement le dossier que vous avez eu l'amabilité de me joindre. Je suis pas pro-Bogdanov, mais je m'intéresse aux "limites de la Connaissance" (Référence à Hervé zwirn). Je pense que la science est à l'orée de découvertes majeures et que ce que disent les Bogdanov n'est pas dénué de sens. Lee Smolin n'a -t-il pas écrit: "rien ne va plus en physique". Les années qui viennent nous réservent certainement des surprises.
Je n'a aucune prétention, je ne dis pas "je pense scientifiquement" mais je suis fasciné par les mystères de la nature, je manifeste mon questionnement. Pour moi comme pour de plus en plus de personnes, je pense que l'univers n'est pas que "le fruit du hasard". Dire le contraire revient aussi à une croyance. Le dogme serait d'affirmer posséder le vérité.
Berneri a dit…"Pour moi comme pour de plus en plus de personnes, je pense que l'univers n'est pas que "le fruit du hasard". Dire le contraire revient aussi à une croyance. Le dogme serait d'affirmer posséder le vérité."
En sciences, quand on fait une hypothèse elle doit être basée sur des hypothèses. Il ne s'agit pas d'être dogmatique, mais au contraire de confronter son savoir à la réalité. En l'espèce, les cosmologistes ne peuvent savoir ce qu'il y a avant le Big Bang, et donc tout ce que disent les Bogdanov, pour en revenir à ces deux-là, n'est que pure spéculation. Si on reste dans le domaine des spéculations, justement, la théorie des cordes telle qu'exposée par Stephen Hawking dans son dernier livre postule que, pratiquement, une infinité d'univers pourrait exister et que donc, dans cette optique, le notre serait effectivement dû au hasard.
À mon humble avis, on ne peut affirmer l'un ou l'autre d'un point de vue scientifique : on ne sait tout simplement pas. Maintenant, si j'applique le rasoir d'Occam (l'explication la plus simple a le plus de chances d'être correcte), j'aurais tendance à pencher pour la seconde hypothèse (sans être affirmatif, cependant).
pascal a dit…Ok. je continue néanmoins ma réflexion dans mon blog, le rasoir d'Occam, il coupe. Et si au-delà de la coupure?... Zirn m'inspire aussi, qu'est ce que la connaissance? y -a t-il des limites, et au delà?
On arrive au paradoxe de l'existence de dieu, que beaucoup on si bien décrit, dont Kant. Nos deux avis semblent contradictoires, mais je réfléchis au votre, il me questionne aussi.
Ravi de vous connaître, j'inscrit votre blog parmi ceux que je suis. On aura peut-être l'ocasion d'échanger?

Liens:
Le visage de Dieu
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2010/09/le-mystere-des-freres-bogdanov.html#.VvLyKtLhDDf (L'affaire Bogdanov)
http://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Bogdanov-Voici-les-premiers-instants-de-l-univers-524783 (LES BOGDANOV EXPLIQUENT Voici les premiers instants de l’univers)
http://www.jp-petit.org/nouv_f/Bogdanoff.html (Bogdanoff contre Riazuelo21 avril 2012: de Jean-Pierre Petit à  Igor et Grichka Je suis prêt à témoigner en votre faveur)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2010/09/le-mystere-des-freres-bogdanov.html (L'affaire Bogdanov)
https://mbasic.facebook.com/notes/patrice-hernu/la-th%C3%A8se-des-bogdanov-serait-philosophiquement-et-politiquement-incorrecte-ou-le/104253359641345/ (Analyse de la thèse des bogdanov par Patrice Hernu)
http://sciences.blogs.liberation.fr/files/daniel_sternheimer-cnrs-bogdanoff.pdf (MISE AU POINT SUR «L’AFFAIRE BOGDANOFF» PAR DANIEL STERNHEIMER, DIRECTEUR DE RECHERCHE AU CNRS)
http://quantumfuture.net/quantum_future/bogdanovs.htm (The Bogdanov Affair)
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/09/le-visage-de-dieu-des-bogdanov-d%C3%A9crypt%C3%A9.html (LE VISAGE DE DIEU DES BOGDANOV DÉCRYPTÉ)
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/10/un-document-accablant-pour-les-bogdanov.html (UN DOCUMENT ACCABLANT POUR LES BOGDANOV)
http://alasource.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/09/26/l-imposture-bogdanov.html (L'imposture Bogdanov)
 http://www.marianne2.fr/REVELATIONS-Le-rapport-du-CNRS-qui-flingue-les-Bogdanoff_a198523.html)Nous étions en train d’écrire cet article quand la bonne nouvelle est tombée ! Le rapport du CNRS sur les thèses des Bogdanov est enfin, et partiellement rendu publique par Marianne ( http://www.marianne2.fr/REVELATIONS-Le-rapport-du-CNRS-qui-flingue-les-Bogdanoff_a198523.html)
https://antifalsace.wordpress.com/2010/10/18/le-visage-de-dieu/ (Le visage de dieu)
http://www2.iap.fr/users/riazuelo/index.php (A. Riazuelo)
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/07/06/les-bogdanov-perdent-un-proces-contre-le-cnrs_4672748_1650684.html?xtmc=bogdanov_11_10_2010&xtcr=1 (les Bogdanov perdent un procès contre le CNRS à qui ils réclamaient 1,2 million d’euros)
http://archive.is/WilNB 'Avant le big bang MANIPULATIONS ET MENSONGES DU BON DOCTEUR RIAZUELO)http://sciences.blogs.liberation.fr/files/rapport_cnrs_bogdanoff.pdf (Rapport des sections 01 et 02 du comité national du CNRS sur 2 thèses -novembre 2003)
http://www.liberation.fr/auteur/1879-sylvestre-huet (Sylvestre Huet, auteur de "libération")
wikipedia.org -Sylvestre Huet

3) L'équation bogdanov:
Un scientifique a pourtant pris au sérieux les hypothèses des Bogdanov, Lubos MOTL, ce qui est exprimé dans le site http://delaportedominique.free.fr/download/PI_Equation.pdf (Presses de la renaissance): 
"Le Professeur  Lubos MOTL, l’un des physiciens les plus réputés de la théorie des cordes et ancien professeur à Harvard s’est penché sur les travaux des frères Bogdanov. Science fiction ou véritable découverte scientifique, le professeur Lubos Motl tranche:
Les Bogdanov auraient-ils percé le secret de l’origine de l’Univers ? Est-ce que deux personnalités de la télévision peuvent prétendre résoudre l’une des questions les plus ardues de la physique moderne ? Telles sont les questions auxquelles répond Lubos Motl et en particulier, il souligne qu’Igor et Grichka Bogdanov ont peut-être découvert que de même qu’il existe un code génétique à l’origine des êtres vivants, il pourrait exister un « code mathématique » à l’origine de l’Univers tout entier. En fin de compte, Igor et Grichka Bogdanov ont peut-être réussi, à force d’acharnement et de passion, à lever un coin du voile qui entoure l’une des énigmes les plus fascinantes de la cosmologie moderne : celle du commencement du temps, de l’espace et de la matière.
Pour la première fois un expert, ancien professeur à l’Université de Harvard répond à cette question : Quel est le contenu des recherches des Bogdanov ? Après avoir lu attentivement leurs travaux, le Pr Motl a fini par conclure que les Bogdanov proposent « rien de moins qu’une théorie alternative à la gravité quantique. » space et de la matière."
"Lubos Motl, jeune professeur de physique théorique, est l’un des chercheurs les plus réputés en théorie des cordes. Il a été admis dans la prestigieuse Société des Chercheurs de Harvard (2001-2004), l’un des cercles de recherche les plus fermés au monde. Il est l’auteur d’un article considéré aujourd’hui comme fondateur de la théorie matricielle des cordes. Très présent sur Internet, son blog « the Reference Frame » est devenu l’un des blogs scientifiques les plus célèbres sur la planète. Il a signé des articles avec les plus grands physiciens théoriciens d’aujourd’hui. (Cumrun Vafa, Andrew Strominger, Robbert Dijkgraaf etc…) parmi lesquels « Higher-order corrections to masscharge relation of extremal black holes” ou encore “Matrix string theory, contact terms and superstring field theory.” 
On peut retrouver l'équation bogadnov dans le site de Motl "The Reference Frame: L' équation Bogdanov": Le secret de l'origine de l'Univers? (The Bogdanov Equation: the Secret of the Origin of the Universe?)


"Existait-il " quelque chose " avant le big bang ? Telle est la question que se sont posée Igor et Grichka Bogdanov. Pour la première fois, un des plus grands spécialistes du sujet, le Pr Lubos Motl, analyse et confirme.En 2002, les frères Bogdanov déclenchent une tempête dans le monde scientifique en publiant six articles sur l'origine de l'Univers. Des articles parus dans les meilleures revues de physique théorique, notamment la prestigieuse Annals of Physics dont les experts ont conclu que les Bogdanov apportaient des solutions nouvelles aux problèmes de l'origine du temps et de l'espace en dessous de l'échelle de Planck, avant le big bang. Dans les laboratoires, les discussions s'enflamment. Les Bogdanov sont-ils de véritables chercheurs ou bien s'agit-il d'un canular ? Un expert, ancien professeur de l'Université de Harvard, a analysé en profondeur leurs travaux. Il nous livre ses conclusions dans cet ouvrage : les Bogdanov proposent rien de moins qu'une théorie alternative à la gravité quantique. De même qu'il existe un code génétique à l'origine des êtres vivants, il pourrait ainsi exister un " code mathématique " à l'origine de l'Univers tout entier."

Liens:
http://www.amazon.fr/L%C3%A9quation-Bogdanov-Lubos-MOTL/dp/2750903866  (L'équation Bogdanov : Le secret de l'origine de l'Univers ?)
Lubos MOTL (Auteur), Grichka BOGDANOV (Introduction), Igor BOGDANOV (Introduction)
Cumrun VafaAndrew Strominger, Robbert Dijkgraaf  Gerard 't Hooft

4) Le code secret de l'univers.


(Le CODE SECRET de l'UNIVERS d'Igor et Grichka BOGDANOV) :  http://www.inclassablesmathematiques.fr/archive/2015/12/13/le-code-secret-de-l-univers-d-igor-et-grichka-bogdanov-5730361.html
Voici ci-dessous le texte que j'aime beaucoup de ce site par Edith Edwige Universitaire retraitée qui donne un bon résumé de ce livre (Le CODE SECRET de l'UNIVERS d'Igor et Grichka BOGDANOV)
"Les jumeaux médiatiques aux visages d'extra-terrestres, l'un docteur en maths l'autre en physique, vous accompagnent avec talent dans ce texte, sur un itinéraire jalonné de villes universitaires renommées, par ordre alphabétique:Bâle, Berlin, Cambridge, Copenhague, Göttingen, Graz, Londres, Münich, Paris, Princeton, St Petersbourg, Zürich, ...Vous y croiserez familièrement des matheux ou physiciens théoriciens prestigieux:Bernoulli, Bohr, Boltzmann, Einstein, Erdös, Euler, Feynmann, Friedmann, Gauss, Gödel, Hadamard, Hardy, Hilbert, Hurwicz, Huyghens, Julia, Klein, Landauer, Leibniz, Lemaître, Mach, Mandelbrot, Maxwell, Neumann, Planck, Polya, Ramanujan, Shannon, Weyl, Wiener, ...Ce livre est trop délicat à résumer, alors je vous donne simplement quelques titres de  chapitres éloquents:
les atomes numériques - la clef de l'infini - le premier fragment du code - le code de l'ordre - le code des fleurs - le code du zéro - la formule magique - des êtres mathématiques derrière la matière - la théorie de l'information - les nombres premiers au fond du ciel - un million de dollars pour la fonction Zeta - ...
Pour le dernier chapitre cité, il s'agit du prix CLAY  décidé en l'an 2000, relatif à la fameuse "hypothèse de Riemann"Il n'est toujours pas attribué ! Etes-vous candidat ?Mais peut-être préférez-vous viser la glorieuse "médaille FIELDS" , par exemple en obtenant des résultats exceptionnels sur l'extension de la mirifique  fonction Zeta aux quaternions ou même - pourquoi pas - aux octaves de CAYLEY ?Comme il vous plaira ! Bonne chance !
La philosophie du livre:" Oui, l'Univers est un message codé, un code cosmique !Le travail du scientifique est de déchiffrer ce code" "Juste une petite restriction: un peu trop de coquilles dans ce livre mais  elles se corrigent aisément ...(KOSMANEK par Edith Edwige Universitaire retraitée- http://kosmosya.xooit.fr/t224-Publications-scientifiques-d-Edith-KOSMANEK.htmLes chatons combatifs)

CHRISTOPHE LABBÉ ET OLIVIA RECASENS commentent dans le point. Le code secret de l'Univers et Big bang. Igor et Grichka Bogdanov en sont convaincus : tout a été programmé.)  http://www.lepoint.fr/societe/le-code-secret-de-l-univers-20-05-2010-1273788_23.php  
Voici l'article "in extenso" pour permettre d'en partager l'intéressant contenu:


"Quand ils ont reçu leur ordre de mission, les deux employés de la compagnie Bell ont fait la moue. On leur demandait de filer au fin fond du New Jersey pour remettre en état une antenne de liaison satellite désaffectée. Et comme si ça ne suffisait pas d'être exilés dans un trou perdu des Etats-Unis, impossible de faire fonctionner cette foutue antenne. Depuis des semaines, Arno Penzias et Robert Wilson écopent d'un énorme bruit parasite. Un souffle électrique qui ne ressemble à rien de connu. Sans le savoir, les deux ingénieurs viennent de capter l'écho du big bang, la fantastique explosion qui a donné naissance à notre Univers. Une découverte qui, quatorze ans plus tard, en 1978, leur vaudra le prix Nobel de physique.
La preuve de l'existence de ce " rayonnement fossile " est le coup de tampon que les astrophysiciens attendaient pour adopter la théorie du big bang. Imaginez. Il y a 13,7 milliards d'années, notre Univers ultrachaud et pas plus grand qu'un atome se serait mis à grossir démesurément et à se refroidir, permettant à la matière de s'organiser jusqu'à faire apparaître la vie. Un scénario qui ne repose sur presque rien - 96 % des ingrédients qui composent l'Univers demeurent mystérieux -, mais qui colle avec les observations des télescopes dans l'infiniment grand et les explorations des accélérateurs de particules dans l'infiniment petit.
En donnant un commencement à notre Univers, le big bang a remis Dieu dans la course. L'Eglise, qui en d'autres temps avait fait brûler Giordano Bruno et condamner Galilée, considère que cette théorie est une " interprétation acceptable de la création biblique ". De quoi faire bondir les scientifiques, qui ne s'encombrent pas d'un créateur pour expliquer de façon cohérente l'origine de l'Univers." Le fait qu'il y ait un commencement n'implique pas forcément l'existence d'une divinité créatrice, avertit Christian Nitschelm, professeur à l'institut d'astronomie de l'Université catholique du Nord, au Chili.La mécanique quantique nous montre qu'à partir de rien il peut parfaitement apparaître quelque chose, le phénomène ayant été vérifié à l'aide de particules élémentaires. L'Univers a ainsi très bien pu naître à partir de ce que les physiciens appellent les fluctuations quantiques du vide. "
Et voilà que dans ce débat débarquent les frères Bogdanov. Les deux jumeaux aux têtes d'extraterrestres sortent, le 26 mai, un livre, " Le visage de Dieu ", dans lequel ils racontent la formidable histoire de l'Univers, version Dan Brown. Leur " Da Vinci Code " à eux est un " code cosmologique ". Une sorte d'ADN recelant toutes les instructions qui ont abouti à la création de notre monde. Pour preuve, selon Igor et Grichka Bogdanov, la quinzaine de lois fondamentales qui orchestrent l'Univers. Des règles tellement précises que, si l'on en change une d'un chouilla, on chamboule tout. Prenez la force de gravitation, qui fait que votre chaise reste collée au sol. Un brin trop forte, planètes et étoiles s'effondrent sur elles-mêmes, un zeste trop faible, la matière n'arrive pas à se cimenter." Impossible d'y voir la main du hasard ! " assurent les deux anciens animateurs de l'émission " Temps X ". Eux y décèlent plutôt un " acharnement suspect de l'Univers à s'organiser vers la vie ". Néocréationnistes, les Bogdanov ? Ils jurent que non. Tout en précisant : " Il y a un immense mystère derrière ces lois que la conception matérialiste de la physique ne peut expliquer. Ce que montrent télescopes et accélérateurs de particules force aujourd'hui à poser la question taboue en science : " Qui a craqué l'allumette du big bang ?" " Un livre qui risque de provoquer des réactions en chaîne chez les cosmologues. Les auteurs ont prévu le bouclier : trois postfaces signées d'éminents scientifiques américains, dont deux Prix Nobel de physique.
EXTRAITS
On a trouvé l'oeuf cosmique !
Smoot avait déposé le dernier mot sur un silence. Lentement il leva la tête pour laisser travailler la phrase. Loin dans la salle, les journalistes semblaient pris d'une légère ivresse. Chacun d'eux était en train de réaliser que ces quelques mots allaient bouleverser le ciel cosmologique de fond en comble : pour la première fois, un satellite nommé Cosmic Background Explorer (Cobe) venait de " photographier " la lumière la plus ancienne jamais émise par l'Univers : âgé de plus de 13 milliards d'années, ce rayonnement archaïque offrait une image saisissante de l'" oeuf cosmique " qui venait à peine de naître. (...) Pris de vertige devant ces images impensables venues du fond de l'espace et du début des temps, ces détails lumineux datant de la création de l'Univers, George Smoot, le " père " de Cobe (...), va lâcher une phrase, un mot que personne n'attendait et qui claque aux oreilles comme un arc électrique dans la salle de presse surchauffée : " Pour les esprits religieux, c'est comme voir le visage de Dieu ! " (...) Un souffle incertain traversa la salle. Puis quelques paroles murmurées de bouche à oreille se firent entendre. A cet instant, tout au fond, une porte s'ouvrit pour se refermer presque aussitôt : deux personnes venaient de quitter la pièce. Smoot remua sur son son siège, vaguement mal à l'aise. (...) Il ne s'agissait que d'une image, une métaphore sans contenu religieux, mais, à cet instant, Smoot pressentait que cette petite phrase lui vaudrait sans doute beaucoup d'ennuis de la part de la communauté scientifique.
Notre Univers est en fuite
Jusqu'alors, l'idée qu'on se faisait de l'Univers était des plus simples, pour ne pas dire naïve. L'Univers ? Il se réduisait à la Voie lactée, voilà tout ! Il ne pouvait exister en tout et pour tout qu'une seule galaxie - la nôtre - et rien d'autre. Or coup de tonnerre : les observations de Hubble et Humason montrent, sans contestation possible, que l'Univers n'est pas fait d'une seule galaxie, mais de millions (peut-être même de milliards) d'autres. Lorsque la découverte est officiellement annoncée, au matin du 1er janvier 1925 (comme en signe de bons voeux), le monde entier est abasourdi. Le cosmos est donc plus grand, bien plus immense que tout ce que l'on croyait jusqu'alors. En cette année 1929, Hubble tient quelque chose d'encore plus bouleversant. (...) Quelque chose d'inouï, auquel personne ne s'attendait. Mais les extraordinaires images spectrales sont sans appel : loin d'être fixes, comme on le pensait, les galaxies se déplacent les unes par rapport aux autres, à des vitesses vertigineuses. Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Ce ne sont pas les galaxies mais l'Univers lui-même, l'Univers tout entier qui est en fuite ! En expansion ! (...) A chaque instant, il se dilate, s'étire vers l'infini.
Le " code Bogdanov "
De même que tous les êtres vivants sont précédés d'une information génétique qui " code " leurs caractères physiques, l'Univers pourrait ainsi être précédé d'une information cosmologique qui, elle aussi, " code " ses caractéristiques et les grandes lois physiques. Comme tous les codes, ce " programme cosmologique primordial " se réduirait à un système d'instructions et de données numériques. (...) Aujourd'hui, 137 millions de siècles après la naissance de l'Univers, la vie est apparue sur un petit monde banal sous la forme de fleurs, de bactéries, de chiens, de paramécies et de rhinocéros, de chênes et d'acariens, d'étoiles de mer et d'êtres humains. Or, malgré cette étonnante diversité, tous ces organismes présentent, au niveau génétique et moléculaire, une remarquable unité de structure et de fonction. Ils portent tous les mêmes acides nucléiques et les mêmes protéines composées des mêmes éléments de base (acides aminés), leurs gènes sont tous des formes de la même molécule d'ADN, le code génétique est le même, les mêmes enzymes interviennent dans des réactions semblables pour tous. (...) Le hasard intervient, bien sûr, mais il existe aussi un mystérieux programme qui contraint et oriente l'évolution vers une complexité croissante.
Un coup monté...
Au fond, la seule question qui compte vraiment, c'est celle-ci : l'Univers est-il apparu par hasard ? Ou s'agit-il, comme aimait à en plaisanter l'astrophysicien Fred Hoyle, d'un " coup monté " ? (...) Il y a aussi peu de chances, comme l'observe le théoricien de la complexité James Gardner, que des systèmes complexes soient apparus par hasard dans l'Univers qu'un Boeing 747 s'assemble spontanément au coeur de la ceinture des astéroïdes à partir des matériaux environnants. Tout semble au contraire avoir été minutieusement préparé, organisé dans le grand théâtre cosmique pour permettre l'apparition, sur la scène de l'Univers, d'une matière ordonnée, puis de la vie, et enfin de la conscience.
Qu'en pense Einstein ?
En 1929, il [Einstein] reçoit un télégramme plutôt inhabituel, signé du rabbin de New York, Herbert S. Goldstein, lui demandant de but en blanc - sur un fond d'inquiétude - s'il croyait en Dieu. L'affaire était sérieuse, car le rabbin avait lui-même été contacté peu de temps auparavant par le cardinal O'Connell, influent prélat de Boston. Très alarmé, l'ecclésiastique menaçait de saisir le Vatican, au motif que la relativité " répandait un doute universel sur Dieu et la Création ". En bref, elle impliquait " l'affreuse apparition de l'athéisme ". En moins de trente mots, soucieux de calmer son interlocuteur, le maître s'empresse alors de renvoyer cette réponse aujourd'hui célèbre : " Je crois au Dieu de Spinoza, révélé dans l'harmonie du monde, mais pas en un Dieu qui se préoccuperait des faits et gestes de chacun. " Il n'en fallait pourtant pas davantage pour que le rabbin Goldstein, aux anges, se mette à répéter à qui voulait l'entendre qu'Einstein, " bien évidemment ", n'était pas athée. Comme ce dernier préférait prudemment garder le silence, il crut même bon d'apporter la touche finale : " La théorie d'Einstein, si elle était poussée jusqu'à sa conclusion logique, pourrait apporter à l'humanité une formule scientifique pour le monothéisme. " Sans doute que le père de la relativité n'en demandait pas tant

Le Vatican et l'origine de l'Univers

La théorie du big bang " est la meilleure solution scientifique pour expliquer la création de l'Univers ". Rond et affable, don José Gabriel Funes, jésuite argentin de 47 ans, dirige la Specola Vaticana, l'observatoire astronomique du Vatican fondé au XVIe siècle à Castel Gandolfo, la résidence d'été des papes. Philosophe, théologien et astronome, le " Monsieur Cosmos " du Vatican tient à préciser qu'il parle en son nom et pas en celui de l'Eglise. Tout en soulignant que le Vatican est " extrêmement attentif aux évolutions de la recherche ". Le Vatican a d'ailleurs ouvert, depuis que la pollution lumineuse a rendu le ciel italien opaque, un second centre de recherche à Tucson, en Arizona, qui collabore avec les meilleurs centres d'astronomie américains.
Ce sont des hommes d'Eglise qui mirent les premiers en cause, à partir du XVe siècle, le système aristotélicien qui fixait la Terre au centre de l'Univers. En 1633, le procès fait à Galilée mit momentanément fin à la perspective d'une laïcisation de la science. Mais c'est un abbé, Georges Lemaître, qui en 1931 pose les bases de la cosmologie moderne et de la théorie du big bang avec ses travaux sur l'atome primitif. Quand en 1951 Pie XII déclare, dans une tentative de concilier la lettre de la Bible aux avancées de la science, que le big bang est le " Fiat lux initial, l'instant où le cosmos est sorti de la main du créateur ", George Lemaître est atterré. Quelques mois plus tard, l'abbé profite d'une audience pontificale pour convaincre le pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés. Le mariage de raison entre science et foi est-il définitif ?" Oui, selon l'astronome en chef du Vatican,à condition que les chercheurs restent dans leur domaine de compétence. Les scientifiques doivent savoir où se termine la science et où commencent la philosophie et la théologie. " 

La bio de l'Univers

0 seconde : le big bang Explosion primordiale. C'était il y a environ 13,7 milliards d'années, âge estimé de notre Univers à 0,2 milliard d'années près. Température infinie, densité infinie, rayon nul. Des premiers instants inaccessibles aux lois de la physique.
A 0,54 10-43 s Temps de Planck. L'Univers entre en expansion.
Entre 10-43 s et 10-35 s Ere de grande unification.
Vers 10-36 s, la température commence à décroître et l'Univers perd en densité.
Entre 10-35 s et 10-33 s  L'Univers accroît sa taille d'un facteur considérable, au moins 10-26, en un temps excessivement court. Etat purement énergétique.
Entre 10-33 s et 10-12 s Quarks et antiquarks commencent à se former.
Entre 10-12 s et 10-6 s Vers 10-12 s, les quatre grandes forces de la nature (gravitation, électronucléaire...) sont totalement différenciées.
10-6 s à 3 min La température chute. A partir des quarks et antiquarks, les protons (futurs noyaux d'hydrogène), neutrons, antiprotons et antineutrons se forment.
De 3 min à 20 min Nucléosynthèse primordiale : protons et neutrons commencent à réagir entre eux pour donner des hélions (noyau de l'atome d'hélium).
De 3 min à 380 000 ans L'Univers est toujours opaque, en expansion, très chaud et dense, mais sa température et sa densité continuent à décroître, alors que son rayon augmente au rythme de l'expansion. Naissance des " protogalaxies ".
380 000 ans Formation des premiers atomes à partir des électrons libres et des noyaux atomiques. L'Univers devient transparent. Un rayonnement diffus plus ou moins homogène est émis à ce moment et sera observé bien longtemps après sous la forme du rayonnement fossile.
1 million à 2 milliards d'années Premières générations d'étoiles. Elles synthétisent des noyaux atomiques de plus en plus lourds. Les galaxies prennent leurs formes actuelles.
Environ 9 milliards d'années La matière éjectée par des étoiles massives plus anciennes donne naissance à notre système solaire. Les planètes se forment, dont la Terre (il y a 4,56 milliards d'années). Après moins de 1 milliard d'années, la vie monocellulaire apparaît.
Environ 13 milliards d'années Premiers organismes multicellulaires. Puis les animaux : mollusques sans coquille, coraux... voient le jour au début du primaire. 100 millions d'années plus tard, les coquillages se développent, les algues s'adaptent à la vie hors de l'eau : ce sont les premières plantes. 200 millions d'années encore, c'est au tour des créatures terrestres : insectes, amphibiens et reptiles.
Environ 13,7 milliards d'années L'ère des mammifères. L'ancêtre de l'homme apparaît (4 millions d'années avant l'homme moderne). Et l'Univers continue son expansion...

5) Le nouveau livre des Bogdanov: 3 mn pour comprendre la grande théorie du big bang.

5-1) Dans on n'est pas couché: 
Par ailleurs, dans on n'est pas couché 31 janvier 2015, Grichka et Igor Bogdanov sont venus faire la promotion de leur livre "3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang" préfacé par John Mather.


Commentaire du livre dans amazone.fr:
"Qu'est-ce que le big bang ? Pourquoi a-t-il eu lieu ? D'où vient l'énergie torrentielle qui s'est brutalement déclenchée dans le néant, il y a 13 milliards et 820 millions d'années ? Qu'y avait-il avant ? 
En 3 minutes, grâce aux fantastiques découvertes des toutes dernières années, vous allez revivre les captivantes aventures des hommes qui ont consacré leur vie à la recherche du mystère originel et comprendre enfin ce qui s’est passé au moment du Big Bang.
Comprendre qu’à chaque fois que vous buvez un verre d’eau, vous avalez des particules de matière formées tout juste trois minutes après le Big Bang. Et plus jamais après !
Comprendre comment on a pu photographier le passé lointain de l’Univers, 380 000 ans à peine après sa naissance.
Comprendre par quel miracle, il y a 13,8 milliards d’années, le cosmos tout entier, avec ses milliards de galaxies, n’était pas plus grand qu’un grain de poussière.
Comprendre enfin ce qu’il y avait avant le Big Bang. Avant la création de la matière."


Igor et Grichka Bogdanov dans on n'est pas couché 19 mars 2016 sont venus faire la promotion de sont venus présenter leur nouveau spectacle "Big Bang"

5-2) Dans esprit d'actu:




Igor et Grichka Bogdanov sont les invités de l'Esprit d'actu pour un entretien passionnant sur la création de l'Univers à l'occasion de la parution de leur dernier livre "3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang" paru aux éditions Le Courrier du Livre. J'ai déja longuement évoqué ce que les Bogdanov expliquent dans cet entretien dans les articles de mon blog  où je donne ma lecture d'un autre de leurs livre: "Au commencement du temps":
"Et s'il vous était donné de remonter le long de la "ligne d'Univers" en plein cœur de Paris ? d'entendre Edith Piaf chanter du premier étage de la tour Eiffel ? de tomber nez à nez avec Albert Einstein ? de voir circuler d'antiques machines à vapeur sur la place du Trocadéro? de croiser La Fontaine, venu déguster avec son ami Boileau le bon lait de la ferme Magu, à quelques pas de là ? Et reconnaîtriez-vous la place du Trocadéro à l'époque où elle était habitée par des hordes d'hommes préhistoriques ? ou, plus loin encore, lorsque les brontosaures foulaient le sol de l'actuel palais de Chaillot ? Cette histoire est sans doute la plus mystérieuse qui soit. Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige dans l'abîme du temps et nous montrent comment les choses ont peut-être commencé. Des années durant, ils ont décomposé les grandes équations de la physique, ils ont tâtonné, exploré, proposé. Ils ont suscité des débats enfiévrés. Mais leurs recherches - l'application de nouveaux instruments mathématiques à l'Univers avant le Big Bang - ont débouché sur une nouvelle façon de faire face à la question de l'origine: avant l'apparition du temps et de l'espace tels que nous les connaissons, sans doute y avait-il "quelque chose" plutôt que rien. Une information de nature mathématique qui "oriente" peut-être l'évolution de l'Univers. Un code cosmologique qui ne peut exister que dans le temps imaginaire. Les observations du satellite Planck, lancé en mai 2009, apporteront sans aucun doute des éléments décisifs. Si, comme le suggèrent déjà certaines mesures du satellite WMAP, la forme de l'espace dans lequel nous vivons est bien sphérique, et si l'on parvient à mieux comprendre cette mystérieuse énergie noire dont Igor et Grichka Bogdanov avaient prédit l'existence dès 1992, leur hypothèse pourrait bien être validée: à l'instant zéro, le temps était imaginaire. Et qui sait si cette singularité initiale ne portait pas en elle l'image d'un ordre profond qui, des premières particules jusqu'aux lointains amas de galaxies, allait orienter le cosmos, le réaliser et, finalement, lui donner un sens."

"Ma lecture de ce livre m'a amené à rédiger un certain nombre d'articles dont ceux qui sont en rapport avec l'entretien des Bogdanov avec Esprit d'actu sont les suivants:
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/04/au-commencement-du-temps-4-3 la.html#.VvRyU9LhDDd   (Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-4-2-le-passe.html (Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-4-1-comment.html (Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-3-11-linstant.html (Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-3-10-linstant.html#.VvRvsdLhDDc (Au commencement du temps 3-10) L'instant zéro...avant le big bang(?))
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-3-9-letincelle.html#.VvRty9LhDDf  (Au commencement du temps 3-9) L'étincelle du Big Bang (10 puiss-43 secondes après le Big Bang))
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-3-8-la.html(Au commencement du temps 3-8) La première seconde de l'Univers après le big bang)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/02/au-commencement-du-temps-3-7.html#.VvTSmNLhDDd  (vers la toute première lumière (- 5 milliards à -13,7 milliards d'années))


http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commencement-du-temps-4-10-partie-2.html#.VvQ5y9LhDDd (Au commencement du temps 4-9 partie 2) L'Univers information deuxième partie)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commencement-du-temps-4-9-premiere.html (Au commencement du temps 4-9 partie 1) L'Univers information première partie)



Cette digression nous permet de revenir au dernier livre des Bogdanov "3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang". Il récapitule bien ce que nous avons vu jusqu'à présent dans cet article. La vidéo ci-dessus concernant l'interwiew d'Igor et Grichka Bogdanov par Saïd Branine  d'Esprit d'actu"  (https://www.youtube.com/watch?v=bVLOikuFoEo) a été intitulée "Dieu et la création de l'Univers". voici un résumé de la vidéo vu à ma façon, où on retrouve bien les sujets des articles de mon blog:

Les Bogdanov: La théorie du big bang nous parle de l'origine de notre Univers et de son histoire. Elle a d'abord été calculée par des scientifiques, puis démontrée par l'expérience. Dès 1929, Hubble constate que les galaxies sont en fuite les unes par rapport aux autres et ainsi, il donne un socle expérimental, observationnel à quelque chose qui avait été vu dans les équations en 1922 par Alexander Friedman.qui était un mathématicien et météorologue russe qui lui-même s'est opposé à Einstein qui pensait que l'univers était fixe. S'il le pensait fixe, c'est qu'il le voyait totalement instable dans ses équations et il a rajouté un terme, qui s'appelle la constante cosmologique, ce qui a fixé l'Univers. Donc tout ceci vole en éclats en 1929, avec cette constatation que l'Univers n'est pas fixe. Puis à partir de là, les idées vont s'accélérer. En 1948, Gamow, qui est un élève de Friedmann va trouver et prouver ce qu'on appelle la synthèse des éléments légers, c'est à dire notamment les noyaux d'éléments légers, le big bang chaud, qui naît à ce moment là. Puis en 1964 Penzas et Wilson observent quelque chose dans le ciel qui est un bruit. Ce bruit, c'est l'écho du big bang qui leur a apporté le prix Nobel en 1978 grâce à cette découverte. Et enfin les satellites astronomiques (comme Planck) vont observer cette lumière, cette première lumière qu'on appelle le rayonnement cosmologique qui témoigne ce qu'était l'Univers quand il était bébé, seulement 380 000 ans après sa naissance explosive. Et le premier à avoir observé cette photographie du "fond diffus cosmologique" Georges Fitzgerald Smoot au pu dire: "pour moi, c'est voir comme le visage de Dieu". Mais il a été fortement critiqué par de nombreux scientifiques.
L'animateur Saïd Branine: Dans votre propre thèse sur la théorie du big bang, vous affirmez qu'il n'y a pas de temps avant le big bang mais plutôt une information pure, cette information pure crée de l'énergie qui elle même crée l'Univers. Alors s'il n'y a pas de temps peut-on parler d'un avant-big bang?
Les Bogdanov: En fait la réponse est intuitive. Qu'est-ce que c'est que le big bang? Le big bang c'est un moment "explosif" qui s'est déroulé l y a 13,820 milliard d'années à partir d'une particule élémentaire un milliard de milliard de fois plus petit que le noyau d'atome d'hydrogène. et qui se produit à partir d'un vide primordial. Et cette explosion engendre en trois minutes la formation de tous les noyaux d'atomes d'hydrogène de tout l'Univers, c'est à dire 98% de la masse de l'Univers. Ils ont été fabriqués dans les trois premières minutes de vie de l'Univers et plus jamais après parce que la température est tombée trop bas, en dessous d'un milliard de degrés. alors que au moment du big bang, 3 mn avant, elle était encore de 100 000 milliard de milliards de milliards de degrés. C'est une température inouïe, mais c'est celle qu'il faut pour fabriquer les noyaux d'atomes d'hydrogène. 
La grande question qui se pose est: mais d'où vient cette énergie et qu'est-ce qu'il y avait avant? Comment se déclenche t-elle? Pourquoi se déclenche t-elle, dans le vide? Les Bogdanov se sont posés ces questions  dans leurs deux thèses, l'une en mathématique, l'autre en physique théorique. Ces thèses, comme on l'a vu dans les chapitres précédents, ont fait beaucoup de bruit dans le monde. Les deux frères n'ont certes pas trouvé de réponse, mais des débuts de réponse. En fait dit un des deux frères, la matière naît au moment du big bang mais le big bang n'est pas l'instant zéro. C'est un moment qui est très bref, mais que les physiciens ont mesuré (10 puissance -43 secondes). Mais ce n'est pas l'instant zéro répète t-il, et l'univers lui-même n'est pas l'échelle zéro, (c'est 10 puissance -33 cm). Donc forcément, si ce n'est pas l'instant zéro, il y a quelque chose avant ce big bang (livre des bogdanov) et cette chose, ce n'est plus de la matière, puisque la matière naît au moment du big bang, c'est quelque chose d'immatériel. Et qu'est-ce qui est immatériel et qui en même temps peut guider l'évolution de la matière, c'est ce qu'on appelle de l'information. Autrement dit, l'Univers avant d'être matière-énergie au moment du big bang, est pure information, et cette information existe à l'instant et à l'échelle zéro de l'Univers.
Puis l'interview porte sur le principe anthropique inventé par Brandon Carter et sur le réglage extraordinairement fin de l'Univers. Ce réglage semble reposer sur un scénario, scénario qui aurait pris naissance avant le big bang et qui s'exprime physiquement au moment du big bang, moment où il passe de l'état numérique ou état informationnel, à un état physique. Et à ce moment là, on voit que la séquence des événements conduit jusqu'à un Univers complexe, dans lequel nous vivons aujourd'hui (complexe parce qu'il y a des êtres vivants et conscients d'eux-mêmes). Dans cet Univers-là, il y en a certainement d'autres, tout cela correspond à un ordre si vertigineusement réglé que rien n'y est laissé au hasard. Autrement dit, le scénario cosmologique repose sur ce réglage d'une extraordinaire précision, qu'on voit dans les grandes constantes, comme la constante de structure fine, qui règle les comportements du rayonnement électromagnétique ou dans la constante de gravitation, dans la constante cosmologique, dans les nombres pur, les nombres Univers, le nombre PI,  qui est extraordinairement bien réglé lui aussi (aucun chiffre n'y apparaît au hasard, Le nombre Pi est réglé lui-aussi). Un autre nombre Univers est le la constante de ChampernowneCe nombre est étonnamment simple à construire: en base 10il est formé de 0, d'une virgule et ensuite de la suite des nombres entiers. Ce qui nous donne 0,1234567891011... C'est un nombre univers dans lequel nous pouvons retrouver notre date de naissance, notre première dissertation, le livre que nous tenons dans la main, la Bible ou les oeuvres complètes de Victor Hugo. Il contient absolument tout ce qui existe dans l'Univers.
Tout cela amène à s'interroger sur les raisons de cet ordre. Le principe anthropique est né de cette idée que l'Univers contient "d'une certaine façon" un projet, l'émergence de la vie, de la conscience et peut-être de l'intelligence et de l'esprit. (voir aussi les autres articles de mon blog catégorie "notre existence a t-elle un sens" 17) Epilogue: Résumé de la démarche où Paul Davies écrit:

Paul Davies à la fin de son célèbre ouvrage "L'esprit de Dieu" a écrit: "Je ne puis croire que notre existence dans cet Univers soit un simple caprice du destin, un accident de l'histoire, un incident fortuit dans le grand drame cosmique. L'espèce physique homo ne représente peut-être rien, mais l'existence de l'esprit dans un organisme sur une planète dans l'Univers est sûrement un fait d'une signification fondamentale. L'Univers a engendré la conscience de soi à travers les êtres humains. Ce ne peut être un détail anodin ou une production marginale de forces absurdes et dépourvues de finalité. Notre présence ici a un sens réel.
L'animateur Saïd Branine: La physique quantique, elle, accorde une large place au hasard, notamment avec le principe d'incertitude de Heisenberg. Comment vous, les frères Bogdanov, vous conciliez cela.
Les Bogdanov: En fait, la question de savoir si c'est de la même incertitude dont on parle aujourd'hui par rapport à celle qui était présente dans le discours et la "tête" des physiciens d'il y a 50 ans ou d'avantage lorsque le principe d'incertitude a été découvert par Heisenberg. Ce principe "désigne toute inégalité mathématique affirmant qu'il existe une limite fondamentale à la précision avec laquelle on peut connaître simultanément deux propriétés physiques d'une même particule ; ces deux variables dites complémentaires peuvent être sa position et sa quantité de mouvement". L'inégalité formelle reliant l'écart type de la positionσx et l'écart type de la quantité de mouvement est σp   \sigma_{x}\sigma_{p} \geq \frac{\hbar}{2} .. , étant la constante de Planck. Le principe d'incertitude implique que lorsqu'on observe une particule élémentaire, par exemple, on peut observer soit sa position, soit sa quantité de mouvement (sa vitesse = masse x vitesse), mais pas les deux en même temps. Une des conséquences, c'est qu'il n'est pas possible de parler de trajectoire pour une particule quantique.
Ce que proposent les Bogdanov, c'est de remplacer cette incertitude par un autre concept, qui vient d'ailleurs des mathématiques, notamment du mathématicien Kurt Gödel, (compagnon d'Einstein dans les années 1930 à Princetown). Ce que dit le théorème de Gödel:
"Nous avons vu que la notion de « démontrabilité » est toujours relative à un système d’axiomes. Cela veut dire qu’une certaine affirmation mathématique peut très bien être démontrable avec un système, mais pas avec un autre ! Ce dont ont voulu s’assurer Hilbert et sa bande au début du XXème siècle, c’est qu’il était possible de construire un système d’axiomes parfait, tel que toutes les propositions mathématiques vraies y soient démontrables. Un tel système serait dit « complet ».
Et c’est précisément cet espoir que Gödel a ruiné : il a démontré que dès que l’on veut faire au minimum de l’arithmétique des nombres entiers, quel que soit le système d’axiomes qu’on utilise, il existera toujours des énoncés vrais mais indémontrables. On dit que ces énoncés sont indécidables.
Cela signifie qu’il n’existe pas de système d’axiomes complet, et c’est pour cela que l’on appelle ce théorème, le théorème d’incomplétude.
Pour reprendre l’analogie avec l’échafaudage, on peut y mettre autant de piliers qu’on veut, il existera toujours des fenêtres de l’immeuble qu’on ne pourra pas atteindre !"
Et c’est précisément cet espoir que Gödel a ruiné : il a démontré que dès que l’on veut faire au minimum de l’arithmétique des nombres entiers, quel que soit le système d’axiomes qu’on utilise, il existera toujours des énoncés vrais mais indémontrables. On dit que ces énoncés sont indécidables.Cela signifie qu’il n’existe pas de système d’axiomes complet, et c’est pour cela que l’on appelle ce théorème, le théorème d’incomplétude.Pour reprendre l’analogie avec l’échafaudage, on peut y mettre autant de piliers qu’on veut, il existera toujours des fenêtres de l’immeuble qu’on ne pourra pas atteindre !"
Les Bogdanov, en utilisant ces résultats peuvent dire: "Gödel a démontré que dans tout système, il y a toujours de l'inconnaissable, il y a toujours de l'incomplétude, c'est à dire que la cause qui a permis à ce système soit d'exister, soit d'évoluer, cette cause, ou ces causes,  peuvent être renvoyées à l'extérieur même de ce système. Et quand on applique cette idée d'incomplétude à l'Univers et au comportement des particules élémentaires. on en est conduit à cette conclusion, c'est qu'il existe dans l'Univers un principe d'incomplétude: nous ne connaissons pas les "déterminants fondamentaux" qui guident le comportement des particules élémentaires. Cela ne veut pas dire que le système est incertain et gouverné par le hasard, cela veut simplement dire que nous ne connaissons pas une certain nombres de "déterminants", de facteurs essentiels qui guident le comportement du système et qui sont à l'extérieur de ce système et pire, qui sont à l'extérieur de l'espace-temps. En fait, il existe des données qui guident le comportement des choses, des événements visibles dans l'espace-temps et cependant ces déterminants sont à l'extérieur de l'espace-temps. Ils surgissent dans l'espace-temps sous la forme de ces phénomènes, phénomènes qui ont évidemment la qualité d'être entourés d'un certain flou. Mais ce flou, c'est ce qu'on appelle flou quantique, il ne relève que d'une connaissance "de notre point de vue"  incomplète de ce système, parce que précisément, le système n'est pas connaissable, dans la mesure où ces déterminants sont à l'extérieur de l'espace-temps. "
L'animateur Saïd BranineDernière question: Dieu revient souvent dans le titre de vos ouvrages, comme Dieu et la science, mais de quel Dieu est-ce que vous parlez? Est-ce un Dieu horloger au sens voltairien du terme ou plutôt un Dieu qui se rapproche du Dieu monothéiste.
Les Bogdanov: Ce serait plutôt un Dieu qui se rapproche de la vision voltairienne. Pourquoi? Parce que c'est la première cause, la cause ultime, et qui se déduit par un raisonnement et l'observation de la nature, du scénario qui est cohérent, et ce scénario cohérent renvoie forcément à quelque chose qui à l'origine, l'est tout autant. Lorsqu'en 1936, Einstein répond à un jeune enfant qui lui pose la question: "Maitre, croyez-vous en Dieu"? "Einstein lui dit: je ne peux pas te répondre tout de suite, mais donnes moi ton adresse, je vais te répondre…"
et une semaine plus tard, l’enfant reçut une réponse.Dans sa réponse, il dit à l'enfant: "Tous ceux qui sont sérieusement impliqués dans la science finiront par comprendre un jour qu'un esprit se manifeste dans les lois de l'Univers, un esprit infiniment supérieur à celui de l'homme". Finalement, on se retrouve renvoyés à cette idée: l'Univers n'est pas né par hasard. A partir du moment où on accepte cette idée, et il faut du courage pour l'accepter, parce que la science nous pousserait plutôt vers la conclusion inverse (l'univers serait chaotique, ou il existerait des Univers parallèles, ce qui n'est pas scientifique), mais quand on accepte cette idée, alors  on est dans l'obligation de concevoir qu'à l'origine il existe quelque chose, quelque chose dont on ne dira pas que c'est Dieu!, mais en tout cas, c'est quelque chose qui est à l'origine de cette émergence profondément ordonnée, profondément organisée. Ce quelque chose correspond à l'idée selon laquelle si on applique le théorème de Gödel, découvert en 1931,  qui nous dit que tout système logique est nécessairement incomplet, et si on l'applique à l'Univers tout entier, et si nous disons: l'Univers est un système logique, alors la conséquence est que ce système logique est nécessairement incomplet. 
Sa cause se trouve  nécessairement à l'extérieur de lui et de plus, elle est d'une nature profondément différente, opposée à lui. Et puisque l'Univers est matériel et temporel, cela signifie que sa cause est immatérielle et intemporelle. Et là on est tout près de ce qu'en métaphysique on appelle l'esprit.      
La difficulté provient du fait qu'on est dans le monde visible de l'espace-temps et qu'on cherche dans cet espace-temps ou dans les système discursif qui nous permet de penser. De façon imagée cela revient au défi qui demande: par neuf points disposés en carrés, comment faire pour les relier par 4 segments sans lever le crayon ? C'est pour cela que la science stricte doit être associée à ce que les Bogdanov nomment l'esprit et l'intuition ou l'inconscient universel en fait partie. La méthode scientifique désigne l'ensemble des canons guidant ou devant guider le processus de production des connaissances scientifiques, qu'il s'agisse d'observations, d'expériences, de raisonnements, ou de calculs théoriquesLa pratique scientifique ou pragmatique est l’ensemble des procédés, y compris techniques, qui permettent de conduire une expérience réglée, destinée à mettre en rapport la théorie et les faits. Le réel n'est pas que ce l'on peut voir, démontrer scientifiquement, qui est reproductible, et ce que disent les Bogdanov, c'est que les théorèmes d'incomplétude de Gödel pourraient faire émerger un nouveau paradigme de connaissances qui nous permettrait de de mieux appréhender la physique quantique qui, si elle marche à merveille et permet d'agir sur le monde de façon de plus en plus sophistiquée, reste incompatible avec la relativité générale, même avec l'approche par la gravité quantique qui ne donne pas encore de solution. Est-on arrivé aux limites de la connaissance humaine comme l'évoque Hervé Zwirn?. 
La voie est donc réouverte à une nouvelle compréhension où la science, la foi et la spiritualité se complètent sans s'exclure dans la violence qu'on constate de nos jours. La dualité onde-corpuscule pourrait sans doute être mieux appréhendée et le débat Bohr-Einstein qu'on estime enfin tranché serait vu sous un angle nouveau?

Voir aussi: sortir du cadre   défi mathématiques
La science est elle reproductible ? Entre théorie des expériences, faits et statistique   (https://fr.wikipedia.org/wiki/Reproductibilit%C3%A9)L'esprit (ou Dieu?) selon les frères Bogdanov: http://cortecs.org/materiel/preuve-de-lexistence-de-dieu-par-les-freres-bogdanov/
http://motls.blogspot.fr/2008/01/kurt-godel-anniversary.html (L'anniversaire de Gödel)
http://motls.blogspot.fr/2007/04/p-vs-np-np-completeness.html (P vs NP & NP-completeness)
http://indecise.hypotheses.org/358 (Physique quantique et Vedanta : une mise en perspective avec le « réel voilé » de B.d’Espagnat)

Liens:
Les articles de mon blog catégorie "au commencement du temps".
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commencement-du-temps-4-10-partie-2.html#.VvQ5y9LhDDd (Au commencement du temps 4-9 partie 2) L'Univers information deuxième partie)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commencement-du-temps-4-9-premiere.html (Au commencement du temps 4-9 partie 1) L'Univers information première partie)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/04/au-commencement-du-temps-4-3 la.html#.VvRyU9LhDDd   (Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-4-2-le-passe.html (Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-4-1-comment.html (Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-3-11-linstant.html (Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-3-10-linstant.html#.VvRvsdLhDDc (Au commencement du temps 3-10) L'instant zéro...avant le big bang(?))
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-3-9-letincelle.html#.VvRty9LhDDf  (Au commencement du temps 3-9) L'étincelle du Big Bang (10 puissance-43 secondes après le Big Bang))
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commencement-du-temps-3-8-la.html(Au commencement du temps 3-8) La première seconde de l'Univers après le big bang)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/02/au-commencement-du-temps-3-7.html#.VvTSmNLhDDd  (vers la toute première lumière (- 5 milliards à -13,7 milliards d'années))

Les articles de mon blog catégorie "notre existence a t-elle un sens?"
Notre existence a t-elle un sens? 17) Epilogue
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/11/16-3-notre-existence-t-elle-un-sens-16.html#.VvVTStLhDDd (16-3) Notre existence a-t-elle un sens 16-3) Conclusion du livre existence a-t-elle un sens")
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/10/16-2-notre-existence-t-elle-un-sens-16.html (Notre existence a-t-elle un sens? 16-2) Conclusion du livre "notre existence a-t-elle un sens" partie 2)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/09/notre-existence-t-elle-un-sens-16-1.html#.VvVU89LhDDd  (Notre existence a t-elle un sens? 16-1) Conclusion du livre "notre existence a-t-elle un sens" partie 1)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/09/notre-existence-t-elle-un-sens-15-une.html (Notre existence a t-elle un sens? 15) Une voie rationnelle vers le monde de l'esprit?)

Autres liens: https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001502/document (FLUCTUATIONS QUANTIQUES DE LA SIGNATURE DE LA METRIQUE A L’ECHELLE DE PLANCK: thèse GRICHKA BOGDANOFF)
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001503v1/document (ETAT TOPOLOGIQUE DE L’ESPACE TEMPS A ECHELLE 0 -Thèse IGOR BOGDANOFF)

http://www.directmatin.fr/culture/2013-06-19/les-freres-bogdanov-revelations-avant-le-big-bang-490518 (Les frères Bogdanov : "Révélations avant le Big Bang")
http://information.tv5monde.com/info/l-univers-ne-commence-pas-avec-le-big-bang-entretien-avec-etienne-klein-3847 (L'univers ne commence pas avec le Big Bang : entretien avec Etienne Klein)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9_Big_Bang (Le pré-big bang)
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-l-univers-avant-le-big-bang-21675.php (L'Univers avant le Big Bang L'application de la théorie des cordes à la cosmologie suggère que le Big Bang ne constitue pas le début de l'Univers, mais l'aboutissement d'un état cosmique antérieur. Gabriele Veneziano)
http://espace-temps.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/10/21/qu-y-avait-il-avant-l-univers-510327.html (Qu'y avait t-il avant l'Univers?)
http://cosmosgate.free.fr/?page=avantbigbang (Avant le big bang Qu'y avait il avant le big bang ? Que faisait Dieu avant de créer le monde ? Ces questions philosophique sont entrain de passer du côté de la science :
A en croire la cosmologie quantique des univers jailliraient de "rien" . D'autre part l'inflation nous fait accepter l'idée d'univers multiples)
http://www.science-foi.org/questions/q24.shtml (Dieu le plus grand scientifique. l'Univers avant le big bang)

http://chronique-libre.com/2011/12/23/221-le-visage-de-dieu/ (Le visage de Dieu)
http://www.astrosurf.com/luxorion/cosmos-bigbang4.htm (Le big bang)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Univers (Histoire de l'Univers)
http://www.physique.univ-paris-diderot.fr/DEPAES/DEPAES_nucleosynthese_parizot_3.pdf (Nucléo-synthèse primordiale)
http://www.cnrs.fr/publications/imagesdelaphysique/couv-PDF/IdP2006/04_Nucleosynthese.pdf (Nucléo-synthèse primordiale)
http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/02/19/01008-20110219ARTFIG00010-dieu-et-la-science.php Dieu et la science: y a-t-il un grand architecte dans l'Univers? Non, répond le célèbre astrophysicien Stephen Hawking)
http://www.astronomes.com/le-big-bang/constante-fondamentale/ (Le réglage des constantes fondamentales)
http://villemin.gerard.free.fr/aScience/PhyNucle/Nconstan.htm (Constantes Ultimes de l'univers)
http://www.astrosurf.com/luxorion/principe-anthropique.htm (Le principe anthropique)
http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Type/Univers.htm (Les nombres Univers)
http://www.drgoulu.com/2010/06/04/nombres-univers/#.VvVf8NLhDDc 5les nombres Univers par Dr Goulu)
https://sciencetonnante.wordpress.com/2010/11/05/tout-est-dans-pi/ (Tout est dans Pi, un nombre Univers)
http://poesieetautres.unblog.fr/2015/03/02/peut-on-savoir-quelles-sont-les-limites-de-la-connaissance-scientifique/ (Peut on savoir quelles sont les limites de la connaissance scientifique?)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8mes_d%27incompl%C3%A9tude_de_G%C3%B6del (Théorèmes d'incomplétude de Gödel)
https://blogs.mediapart.fr/marc-tertre/blog/091112/goedel-le-genie-la-folie-la-vie (Gödel, le génie, la folie, la vie)
http://www.philisto.fr/article-4-la-philosophie-de-kurt-godel.html
https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/01/14/le-theoreme-de-godel/ (Les théorèmes d'incomplétude de Gödel  Peut-on tout démontrer en mathématiques ?)
http://www.jutier.net/contenu/kgodel.htm (Énoncé simplifié du théorème d'incomplétude :Dans toute branche des mathématiques suffisamment complexe (par exemple l'arithmétique), il existe une infinité de faits vrais qu'il est impossible de prouver en utilisant la branche des mathématiques en question. Bien évidement le théorème tel qu'il a été écrit par Gödel est plus précis, de même que la preuve qu'il en a donné. L'idée de cette preuve est néanmoins accessible, et nous en donnons plus loin une esquisse)
http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Logique/Incompl.htm (INCOHÉRENCE & INCOMPLÉTUDE , les deux théorèmes d'incomplétude:
l n'y a aucun moyen de générer toutes les vérités au sujet des nombres.
*    Une affirmation ne peut pas être vraie et fausse en même temps. Comment résoudre ce typeparadoxe?
*    Quelle que soit la méthode, il existera toujours au moins une assertion non prouvée.
*    Pour s'en sortir, il faut sortir du système lui-même, se mettre en méta-position, en vision externe.
*    Quelle que soit la formalisation cohérente d'une arithmétique, il existera des vérités non décidables dans cette arithmétique.
*    Une arithmétique est trop faible pour pouvoir prouver sa propreconsistance.
*    Même en forgeant une arithmétique qui rend décidables les assertions non-décidables d'une autre arithmétique, on retrouvera d'autres assertions non-décidables.
*    L'assertion "cette arithmétique est cohérente" ne peut pas être prouvée, quelle que soit l'arithmétique choisie.

 Avant le big bang: 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Avant_le_Big_Bang (avant le big bang par les bogdanov)
http://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Bogdanov-Voici-les-premiers-instants-de-l-univers-524783 (LES BOGDANOV EXPLIQUENTVOICI LES PREMIERS INSTANTS DE L’UNIVERS)

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronomie-preuves-avant-big-bang-rayonnement-fossile-26213/(Si l’on en croit le grand mathématicien et physicien Roger Penrose, ainsi quel’astrophysicien et cosmologiste Vahe G. Gurzadyan Des preuves d'un avant Big Bang dans le rayonnement fossile ?)

expliquer et comprendre - par Paul Davies)
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-l-univers-avant-le-big-bang-21675.php (L'Univers avant le Big Bang L'application de la théorie des cordes à la cosmologie suggère que le Big Bang ne constitue pas le début de l'Univers, mais l'aboutissement d'un état cosmique antérieur)

http://www.atlantico.fr/decryptage/big-bang-theorie-qui-pourrait-tout-changer-ne-serait-pas-origine-univers-aurelien-barrau-1937264.html (Big Bang, la théorie qui pourrait tout changer : ce ne serait pas l’origine de l’univers)