9 févr. 2011

LA GRANDE HYPOTHESE 2-2): Le destin s'écrit--il aussi? - à Ta Ouz


LA GRANDE HYPOTHESE 2-2): Le destin s'écrit-il aussi? - à Ta Ouz 

Réécrit le 30/03/2018

omnia-veritas.com: albert slosman
Tous les grands mythes de l'humanité et la bible font référence au mythe du déluge. Je le rapproche du mythe de l'Atlantide qui représente beaucoup pour moi. Je l'ai redécouvert en lisant des en lisant des livres d'Albert Slosman dans la collection "Les Portes de l'étrange" chez Robert Lafont
Les livres d'Albert Slosman:
1995 "Moise l'égyptien"
1990 "Le zodiaque de Dendérah"

1983 "L'astronomie selon les égyptiens"
1982 "La Grande Hypothèse
1980 "Le biblion de Pythagore"
1980 "Et Dieu ressuscita Dendérah"
1979 "Le Livre de l'au-delà de la vie"

1979 "La vie extraordinaire de Pythagore"
1978 "Les survivants de l'Atlantide"
1976 "Le Grand cataclysme

Dix livres étaient prévus après Moîse l'Egyptien, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre qu'il avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

 Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter sur le grand cataclysme (article 3) qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible, puis sur ce qu'il advint par la suite jusqu'à nos jours (pour notre temps,article 11) selon Albert Slosman, qui est persuadé que l'âme Atlante n'est pas perdue (voir mon article 4). Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a plus de 12 000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce événement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (2012 conspiration de l'apocalypse)) est significative à cet égard.

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplit devant nous est peut être un des événements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

Cette oeuvre d’Albert Slosman aurait dû être, sous la dénomination générique « L’éternité n’appartient qu’à Dieu ».
A) LA TRILOGIE DES ORIGINES.
1) Le Grand Cataclysme (paru en 1976).
2) Les survivants de l’Atlantide (paru en 1978).
3) Et Dieu ressuscita à Dendérah (paru en 1980).

B) LA TRILOGIE DU PASSE.
1) Moîse l’Egyptien (paru en 1981).
2) Akhenaton, le Divin mortel (non paru).
3) Et Dieu oublia l’Egypte (non paru).

C) LA TRILOGIE DU FUTUR.
1) Jésus le Christ (non paru).
2) L’Apocalypse de la 8ème vision (non paru).
3) L’éternité n’appartient qu’à Dieu (non paru).

D) LA TETRALOGIE DU SAVOIR.
1) l’Astronomie selon les Egyptiens en PDF:
2) Les Mathématiques selon les Egyptiens (non paru).
3) La Médecine selon les Egyptiens (non paru).
4) L’Evangile selon les Egyptiens (non paru).
"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".    Albert Slosman (vu par Eden-saga)

Sommaire de mes messages:
          1)   Le hasard existe t-il?
          3)   Le grand cataclysme.
          4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.
          5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.
          11-a) Ce que j'ai vu et compris
          11-b) Pour notre temps

http://atlantipedia.ie/samples/tag/albert-slosman/:; Atlantipedia: un guide de A à Z à la recherche de l'Atlantide de Platon

http://www.rentrer.fr/archives/2012/11/25/25621179.html:: Le nom hiéroglyphique de l'Atlantide est Ahâ-Men-Ptah (Ainé couché de Dieu). Celui de l'Egypte (qui était une colonie atlante)  Ath-Kâ-Ptah (Deuxième coeur de Dieu).
eshttp://fr.was-this-atlantis.info/cayce.html:: Cayce et l'atlantide, était-t-elle l'atlantide?
http://secretebase.free.fr/complots/zodiac/denderah/denderah.htm (LE SECRET DU TEMPLE D'HATHORLa Porte des Etoiles et le Message des Dieux LE ZODIAQUE DE DENDERAH)
http://www.editions-triades.com/livres/spiritualite/themes-generaux/mythes-et-mysteres-egyptiens-art411.html (Dans ces conférences et livresSteiner aborde ces questions en dévoilant certains arrière-plans occultes de la civilisation égyptienne)
http://secretebase.free.fr/civilisations/autrespeuples/guanches/guanches.htm:: LES GUANCHES Une civilisation aux Canaries et aux Açores. Les archipels des Canaries et des Açores constitueraient les ultimes vestiges d'un continent englouti.



LA GRANDE HYPOTHESE 2-2): Le destin s'écrit-t-il aussi? - à Ta Ouz

"Il y a une grande différence entre une série de causes naturelles qui, de toute éternité, rendent certain un événement futur, et la connaissance fortuite que l'on peut avoir de la certitude d'un fait, sans pour cela, qu'il se rattache à une série infinie de causes naturelles." Cicéron. (Traité du destin, ch. XiV)
1) Résumé des articles précédents:
Nous avons vu dans l'article 1 qu'Albert Slosman commence son oeuvre par le chapitre "le hasard existe-t-il"? L'histoire se passe au Maroc. Il avait 22 ans. Il se trouvait avec un vieux pasteur indigène Africain à la retraite, à plus de 4000m, d'altitude, au niveau de l'équateur, dans ce qui à cette époque, en 1948, était encore le Cameroun AnglaisPour préciser le rôle du hasard qui a eu tant d'importance pour Slosman  et entrer au coeur du mystère, nous avons remonté le fil du temps jusqu'en début 1942 dans l'article 2-1): Le destin s'écrit-t-il aussi? - Avec le Général Von Stülpnagel). 
La deuxième année de l'occupation allemande avait été encore plus sinistre que les précédentes. Slosman venait d'avoir 17 ans. Il vécut mille aventures au cours de cette période au cours desquelles la Croix Rouge Suisse lui permit d'échapper aux arrestations qui le menaçaient. Celle-ci recherchait alors des locaux pour recevoir plus d’un millier d’enfants. Un seul lieu semblait possible, prés du boulevard Henri IV. Mais d’autres organismes de secours s’occupaient aussi de cette recherche et c'est alors qu'il sembla possible d’obtenir que le centre d’accueil soit sur le site de l’Ecole Polytechnique, près du Panthéon. De plus, dans ce dernier site, tous les trophées des guerres passées se trouvaient encore dans ces locaux, à la merci du pillage nazi. Or, le Général Von Stülpenagel, chef d’état-major des armées Allemandes en France, avait jeté son dévolu sur ces locaux. Il devait arriver le lundi suivant. Il apparut que le Maréchal Pétain accepterait de signer une réquisition valable. Ce fut alors par hasard que Slosman accompagna à Vichy Mme Micheli, la présidente de l'antenne de la Croix-Rouge suisse, où Ils obtinrent le feu-vert du Maréchal Pétain. Quand les allemands arrivèrent pour occuper l'École Polytechnique, Slosman se retrouva face au Général von Stülpnagel. Cela aurait pu être terrible, mais finalement au cours de la rencontre, le Général « recula » en disant: « …ne vous retrouvez jamais en défaut avec les ordres du colonnel Oberg, ni avec les miens monsieur… ». 
Polytechnique restait donc "centre d'accueil" de la Croix-Rouge suisse. Et ainsi, avec les enfants, ils restaient maîtres de lieux. L’Ecole Polytechnique était sauvée du martèlement des bottes Allemandes et conservait les trophées de guerre intacts dans ses caves. De plus, et c’était l’essentiel, elle permettait de recevoir et d’expédier encore plus d’enfants en Suisse. Slosman a fait preuve ici d'un grand courage. 

2) Sous les coups du colonel Oberg.

     2-1) la fin des deux généraux cousins
https://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_von_St%C3%BClpnagel#/media/File:Bundesarchiv_Bild_183-H29377,_Paris,_Walther_v._Brauchitsch,_Otto_v._St%C3%BClpnagel.jpg:
 à Paris, Otto von Stülpnagel (à droite), en voiture avec le Generalfeldmarschall von Brauchitsch, commandant en chef de l’Armée de terre, venu lui rendre visite.
fr.wikipedia.org:Carl-Heinrich von Stülpnagel
"Si je n'ai jamais plus revu le Général Von Stulpnagel", dit Slosman, il n’en n’a pas été de même avec le colonnel Oberg, qui fut l’instigateur de sa « punition à la Gestapo de Dole deux années plus tard,ce qui  comme nous allons le voir par la suite! C'est un destin implacable, semble-t-il, qui a imbriqué une multitude de hasards pour parvenir  à cet événement qui a failli faire succomber Slosman sous les coups et les tortures du colonel.


Quant au général, Slosman raconte:"Il eut une fin encore plus horrible. En effet il participa au complot du 20 juillet 1944 contre Hitler (échec de l’opération Walkyrie). Au petit matin, il ordonnait ordonnait l'arrestation de tous les sbires de la Gestapo de Paris  (en particulier Carl Oberg), qu'il faisait incarcérer".  Mais Hélas, le Führer en réchappa. Von Stülpnagel, l'apprenant, partit seul dans sa Mercedes. Il quittait clandestinement l'hôtel Meurice où était son quartier général, pour se rendre à Verdun. Dans le cimetière des héros de la guerre, de 14-18, il se tira une balle dans la tête qui lui enleva l'oeil droit, mais ne le tua pas. Ce fut évanoui sur une tombe que les SS, lancés à sa poursuite, le retrouvèrent. Ils l'emmenèrent à Berlin où, comme les autres conjurés, il fut pendu à un croc de boucher sur la Postdammerplatz. Ainsi finit le Commandant en chef de l'armée allemande en France.!...

Juste avant les événements vécus à l'École polytechnique, c'était le général Otto Von Stülpnagel qui était le chef de la Wehrmacht à Paris. Mais, "prenant conscience que la politique d'exécution d'otages contribue à dresser la population contre les autorités d'occupation (5,6), Otto von Stülpnagel demande à être relevé de ses fonctions début 1942. Le , il envoie au Generalfeldmarschall Wilhelm Keitel, chef du Haut-Commandement militaire allemand à Berlin (l’OKW), un rapport dans lequel il critique sa politique de représailles massives ordonnée le  :
« Quant aux représailles massives, je ne puis plus, du moins pour l’instant et dans les circonstances présentes, m’y résoudre en conscience, ni en accepter la responsabilité directe devant l’histoire en considération de la situation générale et des répercussions de mesures si rigoureuses sur l’ensemble de la population et sur nos rapports avec la France. » Cette réaction équivaut en fait à une démission. Il est remplacé en 
Slosman aurait-t-il eu la même réussite avec son cousin Carl-Heinrich von Stülpnagel
si Otto von Stülpnagel n'était pas parti avant mai 1942 époque à laquelle le centre d'accueil de la Croix-Rouge devait être créé?  C'est en effet Carl-Heinrich qui lui a succédé de 13 février 1942 au 21 juillet 1944, et avec lequel il a eu son face à face. La suite se termine, comme l'affirme Slosman, de façon horrible pour le général. En effet, "il est mêlé à l'attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler. Ce jour-là, vers 12 h 45, une bombe explose au quartier général de la Wolfsschanze en Prusse-Orientale. Pensant que l'attentat a réussi, Stülpnagel, assisté de son lieutenant Caesar von Hofacker, fait arrêter 1 200 SS et leurs officiers, en particulier le SS-Gruppenführer und Generalleutnant der Polizei Carl Oberg (a) et le SS-Standartenführer Helmut Knochen. Il ne réussit cependant pas à convaincre le commandant en chef des armées de l'Ouest, le maréchal von Kluge, de se rallier à la conjuration. Démis de ses fonctions, Stülpnagel est convoqué à Berlin. Il prend la route, et, à Vacherauville, près de Verdun où il avait combattu lors de la Première Guerre mondiale, il demande à son chauffeur de s'arrêter pour prendre l'air et marcher un peu sur les bords de la Meuse. Il se tire alors une balle dans la tête et tombe dans le fleuve. Catastrophé, son chauffeur se précipite, parvient à le sortir de l'eau et à le conduire à l'hôpital militaire allemand de Verdun, où les chirurgiens le sauvent in extremis. Aveugle et diminué, le général y est arrêté et amené à Berlin où, le 30 août 1944, il est jugé au Volksgerichtshof (le tribunal du peuple) et condamné à mort par  ce même tribunal du Peuple (entièrement dévoué au Führer). Le même jour, il est conduit par la main vers un croc de boucher auquel il est pendu à la prison de Plötzensee". C'est bien la triste fin que raconte Slosman.

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Peninsula_Paris#H%C3%B4tel_Majestic Acheté par l'État en 1936, il a été affecté a la direction de l'Armement du ministère de la Guerre.
Von Stülpnagel

2-2) le colonnel Oberg, l’instigateur de la « punition" de Slosman à la Gestapo de Dole.

wikipedia.org: Pierre Laval avec Carl Oberg à Paris en 1943.

"
Le 5 mai 1942 (date qui correspond aux événements dont nous parlons à l'école polytechnique) Oberg est nommé HSSP (f ) pour la France. Il arrive à Paris avec le grade de SS-Brigadeführer, et prend ses fonctions le 12 mai pour s'occuper de la lutte contre les réseaux de la résistance française et il est responsable de la « question juive ». Lui et ses collaborateurs rendent le port de « l'étoile jaune » obligatoire, règlent et ordonnent la déportation d’environ 100 000 personnes dans les camps de la mort."
Le destin a t-il, comme le dit Slosman, infligé à Oberg une mort comme il le méritait? (Après la fin de la guerre, Carl Oberg est jugé et condamné à mort en 1946 par les tribunaux alliés et incarcéré à Munich. Il est de nouveau condamné à mort par les tribunaux français, le  à Paris (procès de Berg?)pour crimes de guerre. Il est incarcéré à la prison de Mulhouse, d'où il fait appel de sa peine qui est commuée en prison à perpétuité par le président de la République René Coty par grâce individuelle ; cette disposition est confirmée en 1958. Condamné à la prison à vie, il est libéré en toute discrétion de la prison de Mulhouse avec Helmut Knochen, le , sur ordre du général de Gaulle. La mansuétude française à son égard s'explique dans le contexte de la politique de réconciliation nationale des gouvernements français successifsi et de réconciliation avec l'Allemagne en vue de la signature du traité de coopération franco-allemand du .Trois ans après sa libération, âgé de soixante-huit ans, Oberg meurt à Flensbourg en Allemagne.)

"Si je n'ai jamais plus revu le Général Von Stülpnagel
", dit Slosman comme on l'a vu, il n’en n’a pas été de même avec le colonnel Oberg, qui fut l’instigateur de sa « punition à la Gestapo de Dole deux années plus tard, ce qui  comme nous allons le voir maintenant! C'est un destin implacable, semble-t-il, qui a imbriqué une multitude de hasards pour parvenir  à cet événement qui a failli faire succomber Slosman sous les coups et les tortures du colonel. Voici un résumé du récit.
"Le restant de cette année 1942, puis 1943 virent une progression intensive des départ, ce qui était naturel vu la cadence des bombardements anglo-américains.sur la France. L'idée d'un débarquement sur les côtes françaises faisait son chemin dans les esprits en France, changeant la stratégie allemande en France, perturbant jusqu'au travail social de la Croix-Rouge suisse. En effet, celle-ci n'était plus totalement personna grata, et les voyages vers le lac Léman se restreignaient de plus en plus. Aussi fallut-il rechercher en France, dès février 1944 des endroits susceptibles de recevoir les enfants qui continuaient d'affluer à Polytechnique.
jeanmichel.guyon.free.fr: Saint-Laurent-du-Jura 1944
Les recherches, continue Slosman, portèrent sur les départements limitrophes de la frontière Suisse avec un quartier général et une maison d'accueil à Saint-Laurent-du-Jura (devenu Saint-Laurent-en-Grandvaux), à 20 km   des Rousses, à 20 km de la frontière franco-suisse et sur la Normandie près d'Avranches. Personne n'aurait pu prédire alors que le débarquement aurait lieu de ce côté de la Manche. C'est là que, nous raconte-t-il, Francis Mazière (ethnologue et archéologue français), vécut une épopée extraordinaire alors qu'il procédait au début de juillet 1944, avec Mme Micheli, à l'évasion des enfants réfugiés en Normandie, pour les ramener vers la capitale dans des autobus parisiens dont les toits étaient couverts d'immenses croix-rouges. Les autobus ont alors été la proie des Spitfire qui pensaient peut-être à des convois allemands camouflés et des Messerscmitt rageurs d'avoir à évacuer des positions stratégiques! 
Slosman, quant à lui, était resté à Saint Laurent du Jura, où la liaison entre les diverses maisons d'accueil était plus facile. Il faisait de fréquents voyages en Suisse, toute proche, pour rapporter ravitaillement et et médicaments de Genève, et ce, le plus officiellement du monde. Mais, avec sa jeunesse sans souci de 19 ans, il ne se préoccupait pas d'un grand danger plus grand encore, qui le menaçait. Le centre de Saint-Laurent était dirigé par un couple français dont l'homme était devenu le chef du maquis de la région et le poste sécurisant qu'il occupait lui servait de couverture idéale. L'homme se sentait d'autant plus à l'aise, qu'il savait que Slosman passait frauduleusement en Suisse  à travers la forêt, non pour cacher quelque chose, mais parce que c'était beaucoup plus rapide que de descendre par la nationale 5  Saint-Laurent-en-Grandvaux km 440 (à partir de la nationale 78?) jusqu'à Genève. En effet, il fallait passer par le col de la Faucille, fortifié par les allemands, avec des queues interminables pour franchir le poste frontière de la Cure. Et surtout, ce directeur profitait de son double poste pour faire du marché noir avec de la viande obtenue par des "réquisitions" opérées sans payer dans les fermes avoisinantes. On ne doit étonné que le jeune Slosman, avec ses 19 ans, et ce que nous savons de son comportement à l'École Polytechnique en 1942, ait trouvé fort déplaisant que ce directeur exerce ce "métier" très lucratif dans une maison d'accueil de la Croix-Rouge suisse. Un très vive altercation l'opposa à lui au cours de laquelle Slosman lui annonça qu'il allait tout révéler à la présidente lors de son prochain passage en Suisse. L'occasion survint, qui amena pour lui un épisode tragique de son existence et une nouvelle rencontre avec le colonel Oberg. Ce fut suite à la visite d'un homme recherché par la Gestapo et qui désirait passer d'urgence de l'autre côté de la frontière. Slosman, laissant un message pour Mme Micheli, l'amena avec l'intention de revenir avec des médicaments qui lui avaient été demandés pour un maquis F. T. P. de la Savoie. Il aidait souvent la Résistance de cette manière. Mais lorsqu'il franchit la zone frontière au Brassus, à 4 km de la Cure, il fut intercepté par une patrouille de SS sur le qui-vive et amené au Fort de Rousses, avant d'être évacué sur la quartier général de la Gestapo, à la sous-préfecture de Dôle. C'est là que se situe le premier épisode tragique. Slosman aurait, malgré sa jeunesse et le fait qu'il était sans souci, dû sentir le danger, car les allemands étaient sur le qui-vive (voir août 1944) : "Vers la fin du conflit ce sont les journées de la fin du mois d’août 1944 qui ensanglantèrent, enflammèrent et endeuillèrent la commune. Alors que les maquis tentaient depuis le début du mois de libérer le secteur et de couper la retraite des unités d’occupation, le 21 août, deux colonnes allemandes en provenance de Gex et de Morez se dirigèrent vers les Rousses pour y faire jonction. Dix-sept maisons furent incendiées. Le village fut soumis au pillage pendant une semaine et 13 rousselands parmi lesquels le curé Chalumeau et le docteur Creisson furent exécutés".
Cette fameuse nuit, raconte Slosman, les Rousses-en-bas
 furent incendiées par les SS, et une centaine d'otages arrêtés et emprisonnés au Fort des Rousses à la suite d'un attentat ayant coûté la vie à deux motards allemands. voici ce qu'il dit de cet épisode dramatique des 21/22 août 1944: "Au moment de mon arrivée au fort, le maire, le curé, le dentiste et d'autres membres du conseil municipal s'étaient portés garants pour la libération des otages, ils furent pendus au tremplin de saut de cette ville, qui est restée une station de ski réputée du Jura.Transféré ce même matin à la Gestapo de Dôle sur les ordres du colonel Oberg (le voilà de nouveau), pour y être plus sérieusement interrogé, j'y fus retenu six jours". Comme on peut s'en douter, le directeur du centre de Saint Laurent, que Slosman avait pu faire prévenir, ne fit rien pour avertir Mme Micheli. Une bonne âme l'avait fait et il fut libéré. La présidente avait été voir le général Von Stülpnagel et lui avait fait une sorte de chantage: si Slosman n'était pas libéré immédiatement et transporté de la Cure jusqu'à la frontière où une ambulance suisse l'attendrait, tous les convois d'enfants en partance d'Allemagne seraient stoppés alors que les Allemands avaient tant besoin besoin de cette aide. 
C'est ainsi que Slosman a dû passer 4 mois dans une clinique de Lausanne pour se remettre de cet "interrogatoire" qu'il qualifie de plus de pénible dû (il le sut par la suite) aux ordre téléphoniques d'Oberg. Après la libération, Slosman ne voulait plus utiliser ses faux papiers, aussi il décida de rentrer en France clandestinement pour revenir à Paris et reprendre son ancienne identité. Mais il fut de nouveau arrêté, mais cette fois par les services français du Deuxième Bureau stationnés dans le Jura. Il fut accusé de désertion, car ils trouvèrent une fiche émanant d'un "commandant" de maquis le qualifiant de "déserteur devant l'ennemi". En fait il s'agissait de l'ex-directeur du centre de Saint-Laurent avec qui il avait eu son altercation un peu plus tôt. Il était devenu le chef de son maquis. Slosman écrit: "Autant par peur de moi que par représailles du rapport sur lui à la présidente, il avait trouvé ce moyen pour me mettre hors de combat. L'avait-il fait avant avant de savoir que les allemands m'avaient torturé, ou bien après? C'est en fait le seul point sur lequel je m'interroge encore aujourd'hui, car je n'ai jamais plus eu de ses nouvelles. Cependant, cette fois-là, l'eus vraiment mon premier malheur, car Mme Micheli n'était plus là pour porter témoignage. Elle avait fait une forte dépression et se trouvait dans une clinique spécialisée, où le calme le plus complet lui était imposé". 
Que faire alors? Slosman ne s'est pas défendu de cette accusation de désertion, bien qu'il n'ait jamais porté un uniforme et qu'il n'ait jamais été mobilisable. On peut imaginer son calvaire à la prison de Dijon en l'attente de passer en cour martiale. A la suite de ce jugement il s'expatria au Cameroun où la justice militaire se montra bien être "la force des armées": "je reçus, écrit-il, un an plus tard, à Douala, où je me trouvais, et sans que j'aie fait aucune réclamation, un magnifique livret militaire me gratifiant de 18 mois de lutte active comme "engagé volontaire dans l'armée française." Le livret était accompagné de d'un mandat totalisant 18 mois de solde comme engagé volontaire ce qui était fort impressionnant pour l'époque, de la prime de démobilisation et plusieurs autres primes. 
liens:
http://www.maquisdelain.org/docs/trombinoscope.pdf: Trombinoscope du maquis de l'ain

3) Slosman, du Cameroun à Ta-Ouz.
     3-1) Au Cameroun.Il vécut là aussi de nombreuses aventures, qu'il aurait dû raconter dans son autobiographie, malheureusement non parue. Elles tiennent plutôt dit-il du genre mélo historique des Tambours de bronze de Jean Lartéguy; où il faudrait remplacer ex-Indochine par Afrique noire. C'est dans ce contexte que le héros malheureux, "moi " en l'occurrence" dit Slosman, perd sa femme dans des conditions dramatiques. En effet il avait épousé la petite Madeleine de l'Ecole Polytechnique que nous avions rencontrée dans l'article 2-1 et ils étaient partis tous les deux, ivres de vivre cette aventure Camerounaise. Quel dommage que ses mémoires n'aient pas été écrits! C'est pendant cette période, que Slosman se lia d'amitié avec ce vieux pasteur  camerounais à la retraite que nous avons découvert dans mon article 1:."le hasard existe t-il?" Ses aventures avaient passionné le vieux pasteur qui lui fit reconnaître la secte des sorciers du Fako. Ces derniers lui apprirent les prémices de ce qui servit par la suite à Slosman en Egypte et dont on retrouve des traces dans sa Grande Hypothèse. C'est au Cameroun qu'il apprit le procès du maréchal Pétain où il ne put rien faire pour témoigner sur l'épisode de l'École Polytechnique, madame Micheli étant morte entre-temps et lui-même ne voulant plus parler de lui.
     3-2) 1956, Slosman dans un camp secret au service des américains. D'accident...et ses suites... en accident!
Il faut sauter plusieurs années pour parvenir à un camp secret où il travaillait pour les Américains sur une base de montage de radar. Il s'y occupait simplement des questions de sécurité civile: protection des ouvriers, sécurité-incendie etc. Il était responsable de service avec le grade de capitaine et venait d'avoir 31 ans, ce qui nous amène en 1956. C'est alors qu'un accident imprévisible se produisit. Alors qu'il réceptionnait des personnalités militaires importantes sur l'aéroport de la base, les pales de l'hélicoptère se détachèrent à 50 m du sol et l'hélicoptère, un lourd Sikorski et non une petite Alouette, explosa en touchent le sol. Comme beaucoup, Slosman fut grièvement brûlé et avala en abondance les produits d'extension toxiques dont le tétrachlorure de carbone qui inondaient le lieu de la catastrophe. Ce fut l'intérieur du corps qui conserva les plus graves séquelles dont il souffre encore plus de 20 ans après. D'hôpital en hôpital, il aboutit à Paris, au service des tuberculeux de Bichât, établissement encore des plus archaïques, et dans lequel il n'y avait aucune salle pour accueillir les grands brûlés. Ce n'était qu'un "civil", mais comme il fallait des conditions d'hygiène et d'asepsie totales, le seul endroit où il put être reçu était situé près de la salle des où se trouvaient 30 malades pulmonaires, un petit espace vitré possédant deux lits, surnommé à juste titre "l'aquarium". Cela devait être un enfer. Il était enfermé seul, enserré dans de multiples bandelettes tel une momie, avec une fièvre perpétuelle et des piqûres en tout genres dont la morphine. Il fallait le soulager, étant censé être à l'article de la mort. C'est alors (encore un hasard?) qu'il servit de cobaye à haute dose pour l'emploi de la cortisone, cette pommade encore naturelle annoncée comme reconstituant les chairs (on était en 1956 et en France, l'autorisation de mise sur le marché de la cortisone, sous la forme de la prednisone date de 1955). Aujourd'hui, elle est produite en synthèse sans les désagréments qu'elle possédait à l'état naturel. Deux jours après, Slosman était déclaré mort sans rémission à 2 heures du matin et au petit matin, quant on vint le chercher, l'interne de service, normalement affecté au Val-de-Grâce, mais qui effectuait un stage à Bichât eut la curiosité de soulever le drap qui recouvrait ce "civil" qui avait travaillé pour l'armée américaine (un nouveau hasard? Il se rendit compte que le corps n'avait pas encore atteint la raideur cadavérique et que le poignet était toujours tiède avec un pouls presque normal. Effet de la cortisone sur les drogues? Nul ne connaîtra la cause de la défaillance cardiaque, ni même s'il y en a eu une. Alors dura un premier séjour de 11 mois qui permit à Slosman de sortir de cette impasse dangereuse avant d'être envoyé pour une cure de désintoxication à Divonne-les-bains sur la frontière suisse, où il retrouva une vie plus normale en passant, en lieu et place de la drogue à l'influence du parfum, administré par pilules. .D'abord 6 par jour, il finit, au bout de 4 mois à n'en prendre qu'une. Il repartit alors pour Bichât ou il récupéra la même "chambre aquarium" pour 15 mois, car tout son organisme était à refaire, ce qui prit beaucoup de temps...
stripes.com: UNIVAC computer 1956
Après sa sortie, il fallut retrouver une activité, mais le monde avait bien changé. Le général De Gaulle avait renvoyé les troupes de l'O.T.A.N ainsi que les bases américaines, qui l'employaient. Comme il voulait ne pas quitter la France, il demanda à être recyclé dans un domaine qu'il avait approché sur la base américaine avant son accident. Ce camp fut le premier à recevoir un computer, un de ces premiers ordinateurs alors alors que la machine était encore expérimentale. Étant chef de la sécurité, Slosman avait eu l'autorisation de suivre "la marche effarante, en 1955, de cet ordinateur, qui, en langage binaire, effectuait 10 000 opérations/seconde, grâce tout un appareillage fait de fils électriques et d'ampoules, dans un ensembles cliquetant de 8 à 10 mètres cubes." Ce fut donc vers ce domaine qu'il se dirigea sans hésiter. Seulement, il lui fallait un doctorat pour parfaire ses études et obtenir un poste de professeur à Genève. Mais aucune université française n'enseignait encore l'informatique. C'est alors qu'une réminiscence remonta en lui: il faut remonter à 1942 et à Mme Micheli chez qui il allait souvent, dans l'appartement coquettement meublé, rue Bonaparte. Dans l'importante bibliothèque, la plupart des livres étaient traduits d'auteurs grecs et traitaient de la philosophie et de la religionC'est là que Slosman dévorait à l'époque tout ce qui concernait Pythagore, avant de se plonger dans l'Égypte. C'est ainsi qu'il se rappela, 12 ans plus tard, la fameuse citation gravée par Pythagore lui-même sur le fronton de l'Ecole philosophique de Crotone "Dieu a tiré la Terre du Néant comme il a tiré le un du zéro pour créer la multitude". Or dans le système binaire du langage de programmation utilisé à cette époque, le langage machine, seuls le un et le zéro représentaient le courant qui passe ou qui ne passe pas. Cela lui inspira sa thèse pour laquelle avec ces deux nombres, 0 et 1, on pouvait faire n'importe calcul et très rapidement. C'est une évidence maintenant, mais dans les années 1950, c'était plutôt une idée révolutionnaire. Pour parfaire l'écriture dit-il, "je me rendis en Egypte pour la première fois, afin de connaître les lieux où Pythagore avait été initié, et en quoi ce pays avait pu tant l'inspirer! Je m'en suis longuement expliqué dans La Vie extraordinaire de Pythagore."

Commençant une nouvelle route dans l'informatique, Slosman aurait pu se réinsérer dans une condition normale, car aucune séquelle de son accident antérieur ne se voyait extérieurement, mais moralement, il s'attendait à tout moment à un bouleversement du cours de son destin dû à un nouveau hasard. Et... ce qui devait arriver survint un samedi après-midi, alors qu'il revenait de Genève. Il était seul en voiture, sur la route de Bonneville, doublant un camion qui allait vite en tenant le milieu de la chaussée. Il accéléra l'allure et en le doublant, il commit l'erreur de klaxonner rageusement afin qu'il se remette sur sa droite. En effet, le chauffeur du camion dormait au volant et le Klaxon le réveilla. La suite fut terrible.  Au lieu de braquer à droite, le chauffeur du camion tourna le volant à gauche en percuta Slosman de plein fouet, l'envoyant dans le fossé, 5 mètres en contrebas... Il eut la colonne vertébrale brisée net entre la quatrième et la cinquième cervicale. Ce n'est que cinq mois plus tard que les gendarmes purent lui faire signer une plainte en l'informant que l'alcootest n'avait rien donné et que le conducteur avait reconnu s'être endormi au volant. S'il n'avait pas été réveillé, c'est lui qui se serait retrouvé dans le fossé. Le permis de conduire lui fut retiré, avec une forte amende pour son patron et un procès, car il y aurait dû y avoir deux chauffeurs, mais cela ne rendait pas l'usage du côté gauche à Slosman, ni les trois années perdues...Je comprends pourquoi il a titré ce chapitre "le destin s'écrit-il aussi". Les détails de ce qui se passa sont terribles. Les pompiers posèrent une planche sans le remuer. Il était paralysé sans être tout à fait mort! L'hémiplégie complète fut évidente, même si le coeur battait quelque peu. Les cils ne battaient même plus. On lui fit quatre trous dans le crâne, sans l'endormir puisqu'il ne sentait rien... Un mois de ce traitement devait permettre de lui mettre ensuite un plâtre ... provisoire en attendant, s'il n'était pas mort à ce moment-là, d'étudier la façon de mettre un plâtre définitif jusqu'à la taille. Ce ne fut qu'au bout de 4 mois qu'il ouvrit les yeux un beau matin, remua le bras droit et déclara à l'infirmière médusée, qui faillit s'évanouir: "J'ai faim!"

[liens informatique:: http://www.computerhistory.org/timeline/1933/:: Chronologie de l'histoire de l'informatique
http://lesingnieurseninformamtique.unblog.fr/2016/03/01/levolution-de-linformatique-1950-2010/:: l’évolution de l’Informatique 1950-2010

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l%27informatique:: Chronologie de l'informatique]

     3-2 A Ta_Ouz - 1973.
Quand les médecins réalisèrent que Slosman avait définitivement repris contact avec la vie courante, il était trop tard pour remettre la colonne vertébrale dans son état primitif. Le plâtre "provisoire" avait permis de aux 4ème et 5ème  vertèbres de se souder l'une à l'autre; mais en pinçant la moelle épinière, cela empêchait tout le côté gauche de retrouver son élasticité. Il restait alité à l'hôpital avec un énorme plâtre descendant jusqu'à la taille, avec seul le bras droit libre! Alors, quoi faire à part manger? Par chance, le bras droit étant libre, il restait la possibilité d'écrire, ce qu'il fit... assidûment!  Tout d'abord en détaillant sa vie sous l'occupation, ce qui prit plusieurs mois, pour remplir quelques centaines de feuillets. C'est un ensemble de deux manuscrits dont il avait remis la copie à Martin Leu, reporter au journal "La Suisse"... Puis, en parlant à ses amis de ses études sur Pythagore et de sa récente découverte de l'Egypte, survint petit à petit l'idée de d'écrire une fresque sur l'histoire des religions égyptiennes et de leurs dieux. Il noircissait page après page sans en voir la fin. Le semaines, puis les mois, passèrent. C'était uniquement en vue de cette écriture qu'il conservait l'usage de son bras droit ainsi que toutes ses facultés mentales, avec le besoin de compiler toutes les connaissances qu'il avait acquises durant sa vie jusqu'à ce jour. Comme il se disait qu'aucun travail semblable n'avait  jamais été effectué, il pensait qu'il lui incombait de le faire et il avait toutes les coordonnées pour réussir cette entreprise qui lui était imposée par les événements. Il effectuait des voyages en Egypte chaque fois que l'occasion se présentait. 
Il se doutait que la hiéroglyphique n'était pas traduite aussi clairement le laissaient entendre les égyptologues. En compulsant au Caire, au collège jésuite de la Sainte Famille, les divers "dictionnaires" franco-hiéroglyphiques" des pionniers décrypteurs des textes sacrés, il avait eu confirmation du "flou" de la compréhension des papyrus pharaoniques. C'est ce que qu'on retrouve très bien expliqué dans le site tradition-science.com:: 
"L’histoire telle qu’elle est décrite dans les chapitres précédents est loin d’être celle racontée depuis des décennies dans l’enseignement officiel et va progressivement nous amener à développer des chapitres bien particuliers. Le niveau intellectuel et l’entendement joints à une vie extraordinairement difficile font d’Albert Slosman un homme d’exception, d’une grande rigueur morale et intellectuelle. Ses facultés ont dressé sa volonté vers un travail que personne avant lui n’avait osé ni même imaginer entreprendre. Rappelons que ses recherches ont progressivement évolués vers un monothéisme originel qu’il n’imaginait pas au départ. Mariette, en 1842, publiait un mémoire sur la mère d’Apis, où il pensait qu’en dépit des apparences les Egyptiens avaient cru au Dieu unique…on lui conseilla de rester dans l’histoire et la chronologie… En 2001, paraît le livre de François-Xavier Héry et Thierry Enel ( dont le titre révélateur aurait dû, il me semble, attirer l’attention, voir engendrer une polémique au sein des milieux scientifiques concernés " Et si Dieu était né en Egypte…La Bible nous le révèle " (113). La démarche basée sur la sémantique et tout particulièrement sur l’approche du mot Amen a de quoi surprendre, prouvant une fois de plus que nombre de voies peuvent mener à la même vérité !
Comme Slosman ils ont pressenti une tout autre réalité, et les partisans du monothéisme égyptiens existent toujours ( 61 page 47 )  Il écrit: "J’avais d’ailleurs eu confirmation du flou de la compréhension des papyrus pharaoniques en compulsant au Caire, au collège jésuite de la Sainte Famille, les divers dictionnaires franco-hiéroglyphiques des pionniers, décrypteurs des textes sacrés. Or, aucun de ceux-ci ne donnait une signification identique pour un même idéogramme. Souvent, ils étaient en opposition totale. Et j’imaginais alors de compulser moi-même les écrits traitant du sujet qui me passionnait et dont j’avais eu une splendide ouverture en visitant Dendérah, à huit cent kilomètres au sud du Caire : celui de l’astronomie et des combinaisons mathématiques en découlant. Mais au fur et à mesure que ce travail avançait, je m’apercevais qu’il m’emmenait fort loin du but poursuivi, puisque à l’origine il n’y avait sur les bords du Nil qu’une religion monothéiste et un schisme idolâtre émanant du frère cadet d’Osiris : Seth. Je me passionnais dans cette recherche, me faisant parvenir plusieurs livres à l’hôpital, dont le Manuel d’Archéologie Egyptienne en dix volumes de J. Vandieret l’Histoire ancienne de l’Afrique du Nord de Stéphane Gsell. Ces ouvrages furent une révélation, car ils me confirmèrent dans le fait que les ancêtres des premiers pharaons venaient d’ailleurs, et vraisemblablement de l’Atlantique, c’est-à-dire de l'occident..."
http://secretebase.free.fr/planetes/terre/poles/poles.htm
Cette idée lui était venue inconsciemment par des rappels de dialogues émanant de son séjour au Cameroun (voir l'article 1: le hasard existe-t-il?): "Le Dieu de l'origine y habitait pour surveiller ses créatures vivant à l'endroit où seul restait aujourd'hui l'océan, en non dans les pays de l'Est où le soleil se lève (maintenant). C'est ainsi qu'il devint nécessaire pour Slosman de se rendre au Maroc pour visiter des lieux dont les noms ressemblaient étrangement à ceux qu'on trouvait en usage dans "le livre dit des morts (le livre pour sortir du jour)" (qu'il a appelé "le livre de l'au-delà de la vie"): la Douat, Ta Mana (Tamanar) et tant d'autres. Fut-ce une nouvelle "coïncidence", "hasard" ou nouvelle prédestination? On était en 1973 A. Slosman n'avait pas encore fait le rapprochement entre l'Amenta du livre dit "des morts" et ce pays englouti lorsqu'il parvint au Maroc pour sa convalescence après en avoir terminé avec son plâtre et un court séjour à Bichât pour voir s'il n'y avait aucun moyen de rééduquer les membres de son côté gauche qui traînaient dans leurs réactions à répondre à ses voeux pour leurs plus petits mouvements. Il eut alors de passer sa convalescence au... Maroc. Tout en se rechargeant physiquement au magnifique soleil de ce pays, et en participant à des séminaires informatiques, il effectua les recherches nécessaires à la grandiose entreprise qu'il s'était fixée. Tout s'enchaîna alors, comme si le destin voulait lui faire signe de poursuivre dans cette voie. Des géologues marocains l'entraînèrent dans le Sahara, au sud d'Erfoud pour voir ce qu'ils disaient être le lieu géodésique de l'ancien pôle nord, ce qui prouvait d'après ce qu'en dit Slosman qu'à un certain moment, il y aurait eu un basculement de la Terre, ce que qu'il n'est pas le seul à penser. Pour ces géologues, La texture géologique des tells est symptomatique de glaciers éclatés sus l'effet de la chaleur subite (pour la géologie "orthodoxe" les traces glaciaires datent du paléozoïque inférieur, mais n'y a t-il pas de traces récentes comme le signalent les géologues locaux? C'est dans la même région, à Ta Ouz, que des Berbères, qui l'avaient pris en amitié, lui firent faire la découverte la plus impressionnante: ils lui expliquèrent que ce lieu Saint était un site funéraire, celui où était mort un "géant", fils du Dieu unique, avec tous ses soldats qui l'avaient défendu contre un géant frère de sang, mais traître au Père, et qui l'avaient assassiné à coups de lance. 
Dans les textes hiéroglyphiques, Ta Mana signifie "le lieu du Couchant" (par extension "le lieu des bienheureux") et Ta Ouz veut dire le "lieu d'OUZIR" donc le lieu consacré à Osiris. Nous le découvrirons dans l'article 4) "l'âme Atlanre n'est pas perdue) après être passé par l'article 3) "Le grand Cataclysme".

liens:: http://www.tradition-science.com/Slosman-et-velikovsky-les-precurseurs.htm:: SLOSMAN ET VELIKOVSKY : Précurseurs et visionnaires
http://www.guillaume-delaage.com/latlantide-et-le-cycle-de-leternel-retour-i/:: L'Atlantide, le cycle de l'éternel retour
http://www.tradition-science.com/:: Traditions, Révélations, Sciences au début du 3ème millénaires
https://www.persee.fr/doc/jds_0021-8103_1922_num_20_5_5305:: L'égyptologie française pendant un siècle. 1822-1922. Premier article Édouard Naville
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Auguste_Ferdinand_Mariette:: Auguste Mariette est, avec Jean-François Champollion, l'un des deux pères fondateurs de l'égyptologie (1).
https://www.ladepeche.fr/article/2000/11/26/87133-on-a-decouvert-le-message-cache-de-la-bible.html:: Les Hébreux étaient des Egyptiens adorateurs du dieu Aton. C'est ce qu'ont découvert deux chercheurs français. Une hypothèse pressentie, au siècle dernier, par Champollion. On se rapproche de Slosman!
http://www.berberemultimedia.fr/bibliotheque/ouvrages_2005/Gsell_Histoire4_1920.pdf:: histoire ancienne de l'afrique du nord tome IV par Gsell
http://scans.library.utoronto.ca/pdf/7/16/histoireancienn01gsel/histoireancienn01gsel.pdf:: histoire ancienne de l'afrique du nord tome I par Gsell
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55512k.image:: l'histoire ancienne de l'afrique du nord tome II l'état carthaginoix par Gsell
http://www.amazighworld.org/uploadedfiles/0807201216560674.pdf:: l'histoire ancienne de l'afrique du nord tome V les royaumes indigènes par Gsell
http://pdf-livres.blogspot.fr/2013/06/telecharger-histoire-ancienne-de.html:: l'histoire ancienne de l'afrique du nord à téléchager les 7 tomes par Gsell
http://www.hermetics.org/pdf/sacred/BookOfDead.pdf:: THE BOOK OF THE DEAD The Papyrus of Ani by E. A. WALLIS BUDGE [1895]

4) Epilogue 
Ici Slosman était tombé tout à fait par hasard et providentiellement en plein lieu historique. Il se trouvait à peu prés au poste frontière entre l'Algérie et le Maroc. C'était un endroit considéré comme peu sûr à cette époque. Depuis, il est même dans une zone interdite, le Polisario y faisant souvent des incursions.
C’est alors que l’idée germa qu’il n’y avait au fond qu’un seul Dieu en Egypte, et qu’il devait écrire « une histoire du monothéisme » avec pour seul point fixe la survivance des créatures de Dieu. Ses amis Berbères le fortifièrent dans dans cette opinion, car ils se racontaient, de génération en génération, leur origine "divine": Ils venaient d'un ailleurs idyllique qui se perdait dans la nuit des temps. Ils croyaient en ce Dieu juste et bon qui les commandait, mais qui les a punis pour leur désobéissance. Slosman révisa alors l'ordre et le contenu des livres qu'il avait projeté d'écrire. Mais comment s'y prendre pour coordonner les morceaux et comprendre cette ténébreuse hiéroglyphique? Ce fut au cours d'un voyage en Egypte où il obtint les papyrus dits de Rhind (dont l'auteur serait Ahmès) et sa formation informatique lui permit de voir tout de suite les importantes lacunes et les gouffres d'incompréhension qu'à son avis, contenaient les dictionnaires en usage. Cela aurait dû être détaillé dans "Les mathématiques selon les Égyptiens", ouvrage qui n'a malheureusement pas été publié à cause de sa disparition prématurée. De retour en France, il fut introduit au grand centre des pères jésuites de France à Chantilly malheureusement fermé depuis 1998. Slosman put y poursuivre sa convalescence encore inachevée, même perturbée par les efforts qu'il avait déployé au Maroc en travaillant dans la plus importante bibliothèque privée d'Europe qui contenait près de 500 000 volumes religieux, philosophiques, scientifiques et... archéologiques! Le contenu de la bibliothèque a été transféré de Chantilly à la Part-Dieu à Lyon "Le transfert de la bibliothèque jésuite des Fontaines à la bibliothèque municipale de Lyon, il y a trois ans (en 2000), a été un événement marquant, non seulement pour les deux établissements, mais pour l’ensemble du monde des bibliothèques et de la recherche. Le déménagement de 500 000 documents d’un lieu à un autre est déjà en soi exceptionnel, mais ce phénomène est encore accentué par les caractéristiques de chacun des protagonistes : au départ, une bibliothèque privée, détenue par un ordre religieux, la Compagnie de Jésus, destinée aux chercheurs ; à l’arrivée, une bibliothèque publique, gérée par une collectivité locale et ouverte à un public diversifié."

A chantilly, Slosman put avancer au maximum dans ses recherches concernant le monothéisme originel. Quelques pères s'étaient pris d'intérêt pour ses recherches, bien que bien souvent ils ne fussent pas d'accord avec le sens qu'il donnait à certains éléments vitaux touchant la chrétienté. En effet, il était en train d’écrire un histoire du monothéisme en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L’Eternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moïse, d’Abraham, mais aussi celui d’Osiris. Et ce Dieu-un avait déjà été l’unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie! "Tel était le résultat de mes travaux" écrit Albert Slosman.
Mes prochains articles sont consacrés au deux premiers chapitres de cette oeuvre: LA GRANDE HYPOTHESE 3): "Le grand cataclysme." et LA GRANDE HYPOTHESE 4) -"L'âme Atlante n'est pas perdue!"

l'oeuvre d’Albert Slosman aurait dû être, sous la dénomination générique « L’éternité n’appartient qu’à Dieu ».
A) LA TRILOGIE DES ORIGINES.
1) Le Grand Cataclysme (paru en 1976).

2) Les survivants de l’Atlantide (paru en 1978).
3) Et Dieu ressuscita à Dendérah (paru en 1980).

B) LA TRILOGIE DU PASSE.
1) Moîse l’Egyptien (paru en 1981).
2) Akhenaton, le Divin mortel (non paru).
3) Et Dieu oublia l’Egypte (non paru).

C) LA TRILOGIE DU FUTUR.
1) Jésus le Christ (non paru).
2) L’Apocalypse de la 8ème vision (non paru).
3) L’éternité n’appartient qu’à Dieu (non paru).

D) LA TETRALOGIE DU SAVOIR.
1) l’Astronomie selon les Egyptiens en PDF:
2) Les Mathématiques selon les Egyptiens (non paru).
3) La Médecine selon les Egyptiens (non paru).
4) L’Evangile selon les Egyptiens (non paru).

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